CHAPITRE Ix
la tapisserie qu’il ne se plit a4 mettre en lumiére. Son successeur Hercule Ie" (1471-1505) ne montra pas moins dardeur, mais les guerres qui désolérent l’'Italie, a la fin du xv° et au commencement du xvie siecle, portérent un coup mortel a la manufacture de Ferrare, ainsi dailleurs qu’a tous les autres ateliers de la Péninsule : vers 1490, on ne comptait plus qu’un seul tapissier a la cour des d’Este, et encore se proposait-il de s’expatrier, lorsque la cité, instruite de sa résolution, lui offrit un subside pour le retenir!.
L’intérét témoigneé a la tapisserie par la République de Sienne mérite une mention toute spéciale. En 1438, Rinaldo di Gualtieri Boteram, qui devait jouer un réle si considérable a la cour des d’Este et des Gonzague, sollicita du Magistrat un léger subside, moyennant lequel il offrit d’instruire dans sa profession deux éléves ou plus. L’accueil fait 4 sa requéte l’encouragea, deux ans plus tard, a solliciter le renouvellement du contrat conclu avec la République. Les motifs qu’il fait valoir sont des plus caractéristiques : il a déja exécuté plusieurs tentures, ainsi que des garnitures de meubles; en ce moment méme il travaille 4 une piéce fort belle, Tous ses ouvrages portent, dans le haut, une marque destinée 4 en faire connaitre la provenance et 4 montrer que la citéde Sienne est en possession d’unsi « bello et honorato mistero ». Le Magistrat, séduit, accorda, pour une période de six ans, une indemnité annuelle de vingt florins d’or, 4 condition que l’artiste occuperait