EUGENE
25 Décembre 1836
— Dieu soit loué!... mon frère est vivant!... s'écria Richard en frappant les mains l'une contre l'autre ; ceci est une preuve qu'il se souvient de moi...; mais pourquoi m'a-t-il abandonné quand j'avais besoin de lui?... Pourquoi n'est-il pas venu me voir lorsque fêtais en prison?... Hélas?... des années doivent encore s'écouler avant que je le presse sur mon cœur; mais je ne dois rien lui reprocher avant d'entendre sa justification ; il a revu ce coteau et a choisi un jour sacré pour accomplir ce qu'il jugeait sans doute être un devoir sacré... C'est le jour de la naissance du Seigneur qu'il est venu revoir les lieux de sa jeunesse ! Eugène, je t'en remercie! c'est pour moi l'assurance que tu seras exact au rendez-vous le 10 juillet 1843.
Du moment où Richard eut vu le souvenir de son frère
ainsi gravé sur Pécorce de l'arbre, son esprit se calma et il lut relativement heureux.
Ses habitudes, cependant, devinrent de plus en plus réservées, et il s'aventura rarement dans la puissante Babvlone qui s'était montrée si fatale à son bonheur.
Un jour, à peu près vers le milieu du mois de mars 1833, Richard fut surpris de voir s'arrêter devant sa porte un phaéton attelé de deux chevaux ; il regarda par la fenêtre pour voir qui avait pu penser à lui rendre une visite; et, quelques minutes après, il fut agréablement surpris de voir descendre de la voiture, Armstrong, l'écrivain libéral, dont il avait fait la connaissance à Nevvgate.
Richard se précipita au devant de lui.
— Vous voyez que j'ai fini par vous dénicher, mon jeune ami, dit Armstrong; j'ai mal calculé la date de votre mise en liberté, et un jour, il y a déjà quelques semaines, je suis allé dans G-iltspur Street pour vous féliciter de votre sortie de prison ; j'ai fini par où j'aurais du commencer, j'ai été trouver le guichetier, et je lui ai demandé si vous deviez sortir bientôt, c'est alors qu'il m'a répondu que vous étiez parti.
— J'aurais dû vous écrire, dit Richard, car vous avez été assez bon pour me laisser votre adresse, mais mon esprit a été tellement affaibli par la solitude.
— Quelle solitude !..•. interrompit Armstrong en souriant; je viens pour vous enlever ; voulez-vous me permettre de disposer des dix jours prochain en votre lieu et place.
— Comment l'entendez-vous, mon bon ami ? demanda Markham.
— Je veux dire que vous passerez ce temps-là avec moi, chez un de mes amis qui habite Richmond; la retraite et la solitude ne vous conviennent pas et ne vous débarrasseront jamais du souvenir de vos chagrins passés.
— Mais vous savez que je ne puis plus aller dans le monde, observa Richard.
— Voilà qui est absurde, Markham ; je ne veux écouter aucune excuse, il faut vous mettre à ma disposition, repartit le vieillard d'une voix douce mais décidée.
— Mais à qui voulez-vous me présenter? demanda Markham.
— A un réfugié italien qui vient d'arriver dans ce pays avec sa famille, mais qui depuis longtemps m'a fait l'honneur de m'accorder son amitié... Je dois vous dire que j'ai beaucoup voyagé, et que l'Italie a toujours excité mes plus vives sympathies. C'est à Montoni, capitale du Grand-Duché de Casteîcîcala, que j'ai rencontré la première ibis le Comte Altéroni; ses opinions extrêmement libérales s'accordent avec les miennes, et elles ont été la cause première de notre amitié. Il y a dix ans, il a été obligé de quitter son pays, et il est venu chercher un refuge en Angleterre ; son unique enfant, une charmante fille du nom d'Isabelle, a reçu ainsi une éducation tout anglaise et parle très-couramment notre langue. 11 y a deux ans, il a pu rentrer dans sa patrie, mais de nouveaux événements l'ont forcé à retourner en exil. Il y a un mois qu'il est arrivé en Angleterre et qu'il occupe un petit cottage à
Richmond; il est fort commode et dans une situation ravissante. Sa fortune est assez considérable sans être énorme ; cependant il vit dans une retraite relative. D'autres raisons, sans doute, lui font éviter le bruit et le monde que les gens de son rang recherchent d'ordinaire. Aussi, quand vous lui adresserez la parole, il faut bien vous garder d'employer les mots de Mylord et de Votre Seigneurie; souvenez-vous aussi que sa (ille désire être appelée tout simplement mademoiselle Isabelle ou bien encore la Signora Isabella.
— Comment oserais-je me présentera un homme de si haut rang, à sa femme et sa fille, en pensant que, depuis quelques jours seulement, je suis sorti de prison? demanda Richard avec amertume.
— Le Comte n'a pas entendu parler de votre malheur, et il est peu probable qu'il l'apprenne jamais, répondit Armstrong. Hier il m'a prié de venir passer quelques jours avec lui ; je lui ai dit par hasard que j'avais à rendre visite à un ami ; — c'était de vous que je voulais parler, de vous à qui je porte le plus grand intérêt ; — je lui ai fait alors un tel portrait de mon ami Markham, qu'il m'a exprimé le désir de le connaître. Vous voyez donc que je ne suis pas indiscret en vous . conduisant dans cette maison ; quant à la frayeur que vous éprouvez que votre histoire n'arrive à être connue, ce n'est pas une raison, et c'est un point qu'il vous faut tout aussi bien risquer aujourd'hui que plus tard. En ce monde, un homme doit toujours être préparé à des revers de cette espèce, et je suis sûr que je ne puis me tromper sur votre compte, Markham, quand j'exprime l'opinion que vous saurez prendre votre revanche et
prouver votre innocence d'une manière qui désarmera tout mauvais vouloir et vaincra tout préjugé. Prenez un air aussi gai que possible, et, croyez-moi, vous serez le bienvenu chez le Comte Altéroni.
Rassuré par ces observations et enhardi par la généreuse amitié que lui témoignait l'écrivain, Markham reprit un air plus souriant, et il se sentit plus à l'aise qu'il ne l'avait encore été depuis son arrestation.
La présence d'une personne qui prenait intérêt à son bien-être, la perspective de se trouver avec des gens aimables, le plaisir de changer de place, se réunirent pour relever son esprit et lui rendre de nouvelles espérances, et il commençait à se dire qu'il n'était pas aussi abandonné par le monde qu'il se l'était imaginé.
Il était à peine quatre heures et demie, quand le phaéton dans lequel se trouvaient Markham et son ami entra dans un petit bois traversé par une avenue qui conduisait à la porte principale d'une charmante maison de campagne, près de Richmond.
L'habitation n'était pas très-vaste, mais son apparence
extérieure attestait d'avance tout le confort de l'intérieur.
Un domestique en livrée très-simple parut sur la porte
au moment où le phaéton s'arrêta, et le Comte lui-même
vint au devant de ses hôtes jusque dans le vestibule.
Le gentilhomme serra les mains d'Armstrong de la façon
la plus cordiale, et quand Richard lui fut présenté, il le
reçut avec une affabilité et une courtoisie qui montraient à
quel point l'exilé italien faisait cas des amis d'Armstrong.
Les visiteurs furent introduits dans le salon où la Corn-
lesse et sa fille se tenaient eu compagnie de deux autres personnes.
Le Comte Altérerai avait à peu près quarante ans; ses cheveux et ses favoris, qui jadis avaient été noirs, étaient préfÈraluréaiênl teintés de gris; mais ses moustaches étaient d'un noir de jais ; son visage était un peu olivâtre, sa taille haute, bien prise et musculaire quoique élancée; ses traits exprimaient une grande dignité, on pourrait même dire la conscience de sa supériorité, ce qui n'empêchait pas la distinction et la noblesse de ses manières de produire une agréable impression : tous ceux qui l'approchaient étaient charmés de son affabilité et de la douceur de sa voix.
La Comtesse pouvait avoir deux ans de moins que. son mari ; les traits de son visage et la couleur de son teint accusaient une fille du Nord : en réalité, c'était une Allemande de haute naissance; elle parlait l'italien, le français et l'anglais avec autant de facilité que sa propre langue.
Mais" que dirons-nous d'Isabelle?
Dire qu'elle était belle serait insuffisant; elle était éblouissante de toutes les grâces que l'innocence ajoute avec prodigalité à la beauté des traits.
Elle était âgée de seize ans, et ses yeux noirs brillaient de tout le feu de cet âge, où les sentiers les plus rudes de la vie semblent encore semés de fleurs. Sa bouche était petite, mais ses lèvres étaient pleines et elles révélaient en s'entr'ouvrant, lorsqu'elle souriait, une rangée de dents parfaitement blanches et régulières. Ses cheveux étaient noirs comme l'aile du corbeau et toujours arrangés d'une façon simple et naturelle, ses sourcils semblaient tracés par
un pinceau, et ses grands yeux noirs reflétaient comme un miroir son âme pure et candide. Quand elle baissait les yeux, ses longs cils faisaient l'effet d'un voile tiré sur ses pensées; son teint était celui d'une brune, mais un sang pur et vermeil brillait sur ses lèvres purpurines, autour de ses narines roses, et couvrait son beau front d'incarnat lorsque quelque passion était excitée chez elle. Ses formes de sylphide étaient d'une harmonie parfaite; sa taille était si délicate, ses mains si mignonnes, ses pieds si petits, qu'on voyait facilement qu'elle était issue d'un sangpatricien. Son caractère et ses charmes physiques étaient de nature à impressionner tous ceux qui la voyaient : ayant terminé son éducation en Angleterre, elle unissait à la vivacité de la nature de son climat natal la moralité solide des mœurs anglaises, et, comme elle n'était ni légère, ni frivole, elle était entièrement dégagée de toute affectation ridicule; elle avait une grâce naturelle : l'art ne lui ajoutait rien. Ses manières commandaient le respect, et son maintien seul réprimait toute idée d'impertinence ou tout regard incon- \enant; avec un caractère naturellement enjoué, elle s'occupait de choses sérieuses, et son esprit, fortifié par des connaissances utiles, était encore embelli par toutes les perfections de la femme.
Les deux personnages qui se trouvaient dans le salon quand Armstrong et Richard arrivèrent, étaient de jeunes dandies, tous deux membres de l'aristocratie : c'était là leur seule recommandation.
Ce n'est cependant pas à cause de cela qu'ils avaient obtenu leurs entrées dans la maison duOomle; mais parce
qu'ils étaient un peu parents du général anglais qui avait pris parti pour les Italiens contre les Français pendant les guerres de l'Empire, et avait rendu de grands services à la famille du Comte.
Quant à leur extérieur, il nous suffira de dire qu'ils étaient mis à la dernière mode.
L'un avait presque l'air d'une femme ; il n'avait ni moustaches, ni la plus petite apparence de barbe.
L'autre avait assez bonne mine ; il portait des moustaches et un uniforme militaire de petite tenue.
Le jeune homme efféminé fut présenté à Armstrong et à .Markham sous le nom de Sir Cherry Bounce, et son compagnon sous celui de l'Honorable Smilax Dapper, Capitaine, à vingt ans, dans le 10e régiment de Hussards de Sa Majesté.
Dans l'intervalle qui s'écoula entre l'arrivée des nouveaux hôtes et l'heure du dîner, eut lieu une conversation qui pourra donner une idée des différents habitants de cette maison hospitalière.
— Vous habitez un des plus agréables quartiers de Londres, M. Markham, dit le Comte; je connais parfaitement la situation de votre hôtel et de vos jardins, d'après la description que mon ami Armstrong m'en a faite ; la maison est tout à côté d'un coteau au sommet duquel sont deux arbres...
— Ah! vaimenl, s'écria Cherry ; l'autre jou je suis allé pa là pou la pemièhe fois de ma vie, et je me souviens tes bien qu'il y a une maison située tout pès du coteau, comme l'a dit le Comte, au sommet duquel il y a deux abes.
— C'est ma maison, dit Richard ; elle paraît bien vieille et d'un style lourd, mais...
— Oh ! non pas, c'est le plus joli petit endoit que j'aie jamais vu; je ne l'ai vu que cette fois-là, mais j'ai été fappé de la belle appahencè du coteau et des deux abes, ajouta Cherry.
— Ces deux arbres ont été plantés il y a longtemps par mon frère et par moi, dit Markham, dont les traits s'assombrirent à ce souvenir, et encore aujourd'hui ils sont un lieu désigné pour un rendez- vous étrange...
— En vérité? demanda le Comte.
Richard vit qu'Isabelle s'intéressait à ce qu'il disait, et il résolut de satisfaire la curiosité qu'il avait excitée.
— Il y a à peine sept ans qu'eut lieu cet événement ; mon frère aîné avait eu quelque discussion avec mon père, et il venait de prendre la résolution de quitter la maison et de choisir lui-même une carrière qui, il l'espérait, devait le conduire à la fortune. Lui et moi, nous nous séparâmes sur ce coteau, sous ces mêmes arbres, après être convenus que dans douze ans nous devions nous rencontrer au même endroit, et comparer alors nos fortunes respectives et nos positions dans le monde. C'est le 10 juillet 1843 que nous devons nous retrouver.
— Et pendant les sept années qui se sont écoulées, n'avez-vous reçu aucune nouvelle de votre frère? demanda Isabelle.
— Pas directement, répondit Markham ; tout ce que je sais, c'est que le jour de Noël 1836 il était vivant, car il est,
venu sur le coteau pendant mon absence de la maison et il a gravé son nom sur l'arbre qu'il avait planté lui-même.
— Que je devienne muet, si ce n'est pas la chose la plus romanesque que j'aie jamais entendue, s'écria le Capitaine Dapper en caressant sa moustache.
— Vou devihez ékireww double de ce héci su l'album de mademoiselle Isabelle, observa Cherry.
— Je le ferais moi-même si j'étais aussi bon poëte que vous, répondit le Capitaine.
— Vous avez fait Yaute jon d'excellents vés su le gand sepent de mé, dit l'eltéminé Baron, et je ne sais pas pour/uoi vous ne touvehiez pas un excellent sujet dans ces deux abes...
— Oui, mais mademoiselle Isabelle ne me les a pas laissé transcrire sur son album, observa le Capitaine, et c'est très-mal de sa part.
— Bella dit que vous avez voulu retoucher un de ses papillons et que vous l'avez abîmé, s'écria le Comte en riant.
— Et maintenant tout le monde koit que c'est une énome ghenouille, dit Cherry.
— Oh ! maintenant vous allez trop loin, fit le Capitaine en tirant sa moustache, j'en appelle à la Signora elle-même, le papillon était-il vraiment si mauvais !
— En considérant que c'était votre premier essai, dit la jeune fille, cela n'était pas encore trop mal, et je dois dire que je préfère le papillon aux vers sur le grand serpent.
— Que je meure ! cria le hussard, si les vers étaient si mauvais ; mais nous nous en rapporterons à M. Markham,
non pas que je veuille contredire mademoiselle Isabelle, j'aimerais mieux avoir mes moustaches grillées que de le faire, mais...
— Les v es ! les oés ! s'écria Cherry. .
— J'ai grand'peur que mon goût ne mérite pas une telle confiance, dit Markham, et je crois qu'il vaut mieux ne pas en appeler de la décision de miss Isabelle.
~ Mon cher môsieu, nous voulons vote opinion : ces vês ont été composés à la hâte et ils ne sont peut et pas aussi bons ni aussi châtiés qu'ils auhaient pu Vête, observa Cherry.
— Je veux être battu, si j'ai mis plus d'une demi-heure à les composer !
— Voyons, comment cela commence-t-il, continua le Baron de dix-neuf ans. Oh ! je me souviens, le commencement est simple, mais expressif :
Le sépent s'allonge ente les deux pôles,
Il gandit toujou, il touble la meh,
Et les épélans, les hahengs, les soles,
Heuculent devant ce poisson A'hié.
Les pus gands vaisseaux, sitôt qu'il les touche,
S'abîment dans l'eau, henvésés du coup,
Ses nageoies sont le jeu de sa bouche,
il fait mille lieues comme hieu du tout.
— Que je meure ! interrompit le Capitaine, si j'ai jamais entendu réciter ainsi des vers : écoutez-moi, M. Markham, voilà comment cela commence :
Le serpent s'allonge entre les deux pôles, Il grandit toujours, il trouble la mer, Et les cperlans, les harengs, les soles, Reculent devant ce poisson d'hier ; Les plus grands vaisseaux, sitôt qu'il les touche, S'abîment dans l'eau, renversés du coup; Ses nageoires sont le jeu de sa bouche ; Il fait mille lieues comme rieu du tout.
— Non ! ce n'est pas ceha ! s'écria Cherry.
— Que je sois battu alors, si je dis un mot de plus, repartit le Capitaine de hussards, qui paraissait disposé à s'emporter.
— Je suis convaincu, mademoiselle Isabelle, que vous avez eu tort de ne pas mettre ces vers dans votre album, dît Armstrong avec un sourire de douce raillerie ; mais je sais que mon jeune ami a un goût plus raffiné sur la poésie qu'il ne veut en avoir l'air pour le moment.
— En vérité, dit la belle enfant, je serais heureuse d'entendre M. Markham nous dire son opinion sur la poésie, car je confesse que j'ai moi-même de singulières idées à cet égard. Il est bien difficile de définir convenablement ce que c'est que la poésie, car, de même que les visiteurs fantastiques que des craintes superstitieuses ont quelquefois évoqués sur la terre, la poésie fascine les sens, mais elle évite l'étreinte de celui qui la contemple, et se tient devant lui visible, puissante, mais impalpable.
— Je pense comme vous, mademoiselle, dit Markham, enchanté d'entendre, parmi les frivolités de la conversation,
une remarque qui dénotait un sens parfait et un jugement
profond, il est impossible de mieux définir par n'importe
quel artifice de mots la singularité et la subilité de la
poésie, qui s'élève au-dessus de la parole et défie toute
description.
— Oui, dit Isabelle, le peintre ne peut rendre l'arc-enciel, ni la brillante goutte de rosée sur la toile; le sculpteur ne peut donner une âme à sa statue ; il me semble également impossible de donner une idée exacte de la poésie.
— Nous la sentons mieux que nous ne pouvons la définir.
— Que je sois pendu si je n'avais pas toujours cru que tout ce qui rimait, tout ce qui avait des lignes d'une même longueur, était de la poésie, fit observer le Capitaine.
— Ma fille peut vous expliquer ce mystère, dit la Comtesse en contemplant Isabelle avec l'orgueil et l'enthousiasme maternels.
Isabelle rougit; elle regrettait d'avoir développé son opinion, car elle eût été désolée d'être considérée comme une personne vaine et avide de louanges.
Markham comprit parfaitement la nature de ses pensées et amena adroitement la conversation sur la poésie de son pays natal ; de là il passa aux principaux caractères de la vie italienne.
On vint ensuite annoncer le dîner, et Richard eut le bonheur de conduire la charmante fille du Comte à la salle à manger, et d'être placé à côté d'elle pendant le repas.
DU MAIILE