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a ta e d'apprentissage et son évolution
La taxe d'apprentissage, apparue pour la D hiEs
fois dans la loi de finances du 18 juillet 1925, n’était pas
une improvisation, une idée nouvelle hâtivement consacrée par un texte législatif.
C'est, au contraire, bien avant la guerre —— le 20 décembré 1912 — que, dans un rapport présenté à à la Chambre des Députés, M. Constant Verlot émit l’idée de créer une taxe pour pallier à la crise de l'apprentissage. Celle-ci commençait à se faire sentir dès cette époque, par suite de l’inertie de l'initiative privée.
Un apprenti coûte cher, son travail n'est pas produc: tif, et même si l'apprenti — cela arrivait — versait à $on
patron une certaine redevance, 6e patron n’était nullement
pressé d’encombrer ses locaux d’ouvriers ignorants et malhabiles ; et parmi les chefs d'entreprise ou les petits jpatrons acceptant de former des apprentis, combien, peu scrupuleux, exploitaient l’inexpérience des jeunes gens à eux confiés, les chargeant de besognes sans intérêt, et ne leur apprenant rien |! D’autre part, “quel avantage présente
pour un ou des particuliers, le souci de créer et de faire
fonctionner des établissements, des écoles, où l’on formerait des ouvriers qualifiés? Et où trouver les fonds nécessaires P Il y avait bien, au xrx° siècle, des institutions d’enseisnement technique et d'apprentissage, mais presque toutes étaient entre les mains de congrégations religieuses qui, en 1904, se virent privées du droit d'enseignement.
L'initiative privée étant en défaut, il fallait bien que l'Etat essayât de venir au secours de l'apprentissage, sous
peine de voir péricliter l’industrie, ou de confier tous les
emplois importants à des étrangers.
Telle était la situation en 1912, quand M. Constant Verlot lança, à la tribune de la Chambre, l’idée d’une taxe