‹ La TchécoslovaquieChapitre 24 sur 29 · I. — La presse · texte numérisé non relu

I. — La presse

On a vu plus haut (p. 44) quels sont les traits les plus caractéristiques de la presse tchécoslovaque. Il reste ici à marquer la place que tiennent dans la vie de la République les publications périodiques, et à faire connaître très sommairement les principales d'entre elles.

On comptait dans la République tchécoslovaque, en 1920, plus de 1.700 publications périodiques, dont les trois quarts en tchèque ou en slovaque, et les neuf dixièmes du reste en allemand. Dans ce total, les journaux proprement dits entraient pour à peu près les deux cinquièmes ; il en paraît donc près de 650 sur le territoire de la République. Prague a à elle seule une vingtaine de quotidiens importants, dont la plupart ont une édition le matin et une autre le soir. A Kosice, ville d'une cinquantaine de mille d'habitants, il s'en publie une dizaine, autant à Bratislava, qui marche vers les 100.000. Cette abondance de feuilles, qui tout d'abord surprend, s'explique pourtant de façon très naturelle. On a, en Tchécoslovaquie, la passion de la pohtique ; les nuances d'opinion et les partis sont nombreux, et tout chef de groupe qui se respecte veut avoir son organe. Chacune des nationalités du pays, et il y en a trois, même, avant la séparation de la Silésie orientale, il y en avait quatre, a comme de juste sa presse en sa langue, et dans chacune sont représentées toutes les couleurs de l'arc-en-ciel politique. Une partie commerciale développée, des annonces abondantes, comme dans la presse d'Allemagne ou d'Au-

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