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Var — Va
Si l’on se sert de l'instrument comme d’un appareil étalonné pour la mesure des amortissements, il faut faire attention à un certain nombre de points qui, si l’on n’y prenait garde, pourraient fausser complètement les résultats qu’on obtient à l’aide des formules indiquées au début. Tels sont :
a. L'allure des oscillations dans le circuit excitateur dont on cherche l'amortissement;
b. Un degré de couplage convenable ;
ce. Un dispositif d'ensemble à l'abri de toute critique.
a. Ou bien les vibrations dans l’oscillateur sont amorlies, ou bien elles sont entretenues, c’est-à-dire que leur maximum a toujours la même valeur. S'il s’agit du premier cas, il faut rechercher si le décrément logarithmique est petit vis-à-vis de 27 et si l'allure du courant y possède un caractère sinusoïdal. Dans ce cas, l’amortissement des oscillations dans le circuit de résonance est la somme des décréments des deux circuits. Mais si l'oscillation primaire s’amortit très rapidement, il faut observer que les phénomènes dans l’oscillateur et le résonateur ne se produisent pas en même temps, comme on l’a admis dans ce qui précède, mais l’un après l'autre En effet, au début de l'excitation par le primaire, le cours des oscillations dans le circuit de mesure est dû à la superposition des actions des deux circuits, mais dès que l’étincelle est éteinte, le résonateur vibre avec l'amortissement qui lut est propre. Si donc la première partie du phénomène ne Joue aucun rôle vis-à-vis de la seconde, l'amortissement effectif du circuit de mesure ne dépend que de ses propres pertes, et par conséquent 1l est permis d’employer les formules initiales qui supposent nul l'amortissement primaire. Les valeurs ainsi obtenues seront d'autant plus exactes que les vibrations dans l’oscillateur décroissent plus vite. Le phénomène le plus pur sera obtenu avec une excitation par choc parfaite, où l’oscillateur est le siège d’un grand nombre de demi-oscillations.
On arrive à cette forme avec les oscillations de deuxième espèce d’un arc, dont l'amplitude est égale au courant continu d’alimenlaUon, ou seulement un peu plus grande : on accroît de plus en plus, par des moyens appropriés, le temps Répgenl lequel l’éclateur n'est parcouru par aucun courant, de sorte qu’on ne peut plus parler d’une période déterminée pour le circuit primaire. Des trains d'ondes amorties correspondant à chacun de ces chocs se succèdent dans le circuit de mesure : leur longueur d’onde et leur amortissement sont déterminés uniquement par les propriétés du secondaire. Pour un grand nombre de chocs à la seconde, un faible amortissement du résonateur et des ondes longues, il peut encore se produire ce phénomène : avant qu'un train d'ondes soit complètement éteint, une nouvelle excitation peut avoir lieu. Dans ce cas, les équations données n’ont plus de valeur : il faut donc toujours étudier les phénomènes électriques qui se passent dans le circuit de mesure, afin de savoir s’il y a ou non recouvrement des trains d'ondes. Pour déterminer dans ce but le nombre x de vibrations au bout desquelles, pour un décrément donné 5, l'amplitude est tombée à y pour 100 de sa valeur initiale, on emploie la relation
Log,
GP ll.
do
S1, au lieu des amplitudes, on considère les énergies, on obtient la relation correspondante
Si 5 est le nombre de chocs à la seconde, le temps disponible pour chaque décharge est
qu'il faut comparer à la durée de la décharge
À cm
Cl — À ———.
Pour que l'usage des équations ci-dessus se trouve légitimé, il
faut qu'on ait toujours DT.
Enfin, un dernier procédé qu'on peut employer consiste à avoir dans le primaire des courants alternatifs purs, d'amplitude uniforme, comme ceux que fournit un alternateur à haute fréquence ou un générateur à arc produisant des oscillations de première espèce. Dans ce cas, il faut égaler à zéro l’amortissement du primaire et la valeur à laquelle s’élève l'amplitude dans le secondaire est déterminé exclusivement par l’amortissement du circuit de mesure.
b. On a déjà signalé l'influence d’un couplage convenable sur les résultats des mesures d'amortissement : on est à l’abri de toute objection lorsque la somme des décréments ne change pas quand on resserre le couplage. Dans chaque cas, avant de commencer la mesure, il faut voir si le dispositif employé donne lieu à des ondes d’accouplement, et dans quelle mesure. Il faut alors faire varier l'induction mutuelle des deux circuits jusqu’à ce que ces phénomènes parasites aient complètement disparu. Dans la méthode d’excitation par choc, cela a lieu quand le courant dans le résonateur acquiert sa valeur maxima. Il est cependant bon de ne pas s'approcher trop de ce cas limite.
c. Une troisième précaution à prendre est de faire toujours attention à ce que le dispositif d'ensemble soit également à l’abni de toute critique : il faut pour cela éviter avec soin toute induction nuisible, électrostatique ou électromagnétique, dans les conducteurs voisins, ainsi que tout phénomène de dérivation.
9. Mesure de l’amortissement d'un circuit de réception muni d’un détecteur intégrant (Part d'amortissement due aux détecteurs). — Les causes d'amortissement dans les circuits de réception sont les pertes dans les bobines, les condensateurs et les connexions, ainsi que dans les détecteurs dont on se sert. La somme des amorlissements de l’oscillateur et du résonateur se déduit de la courbe de résonance par la formule
+ r EE / : ?
À Ap— 4
où &- est la déviation maxima observée au galvanomètre et corres-
pondant à une longueur d’onde À,, et où N et X” sont les longueurs d'onde déduites de la courbe de résonance pour une déviation «. Si l’on répète cette mesure en intercalant dans le circuit de r'écep- Lion une résistance sans self w, l’amortissement total des deux circuits augmente de AS et l’on obtient ainsi
AS, A y TE de —— re Creer —— de 3; de Ts
Do —
Si l’on connaît la résistance æ en haute fréquence, ainsi que la capacité du condensateur, ou peut s’épargner d'établir la deuxième courbe de résonance, en calculant directement AS par