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A. — PRODUCTION DES OSCILLATIONS DANS LES CIRCUITS A ÉTINCELLES

Si un condensateur de capacité GC est chargé a fois par seconde à la tension E,, l'énergie vibratoire utilisable est

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On peut, d’après cela, accroître cette grandeur de trois manières :

a. En élevant le potentiel explosif, c’est-à-dire en écartant les électrodes où en montant plusieurs éclateurs en série:

b. En augmentant la capacité C du condensateur ;

c. En augmentant le nombre de décharges par seconde, ce qui, en dernière analyse, revient à accroître la fréquence ou la tension au primaire.

Si tout d’abord on cherche, par ces procédés, à augmenter l'énergie vibratoire dans l'antenne avec le montage Marconi, il se produit par à côté des phénomènes qui empêchent d'atteindre au résultat voulu.

Ainsi, si l’on allonge l'étincelle, on augmente en même temps l’amortissement nuisible, on se heurte à de nombreuses difficultés d'isolement et l’on diminue pour les stations la possibilité de l'accord. Si l’on cherche à augmenter la capacité en mullipliant le nombre de fils montés en parallèle, on est très limité dans cette voie avant d’avoir pu réaliser un progrès considérable. Si l’on accroît le nombre de décharges, on est limité par le temps nécessaire pour que l’étincelle redevienne inactive et l’on ne peut élever cette limite qu’à l’aide de dispositions particulières.

L'introduction du circuit oscillant de Braun, qui alimente l’anlenne en agissant comme un accumulateur d'énergie, à permis d'accroître l'énergie rayonnée. Mais l’accouplement de l’oscillateur ouvert et de l’oscillateur fermé a un inconvénient. Si le couplage est trop serré, d’abord il y a deux ondes qui prennent naissance, et l’on ne peut en utiliser qu'une pour agir sur les récepteurs : ensuite les échanges périodiques d'énergie entre l'antenne et le circuit oscillant sont des causes d'amortissement.

Dans l’autre cas, où le couplage est lâche, l'antenne’ ne vibre qu'avec une onde unique, mais l'énergie utilisée est moindre. La figure 89 a donne le schéma de la variation du courant dans le primaire et le secondaire, et la figure 90 représente un oscillogramme du phénomène. A un maximum de battement dans le secondaire correspond un minimum dans le primaire; le maximum du courant dans le circuit excitateur correspond à une valeur nulle dans l’antenne. Ces phénomènes de battements sont d'autant plus accentués que les amplitudes dans les deux systèmes sont plus voisines et que les diflérences entre les ondes de couplage qui

prennent naissance sont plus faibles. La première condition implique que la capacité et l'amortissement des deux systèmes soient appropriés les uns aux autres; la seconde suppose que l'induction mutuelle entre les circuits a une valeur déterminée.

Ces considérations ont conduit, d’après les recherches de Wien,

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UNE Courants dans le primaire et le secondaire avec :

a. Le montage de Braun, b. L'excitation par chocs de Wien.

au système réalisé par la Société Telefunken et par d’autres sous le nom de système à étincelles éteintes musicales : dans ce disposilif, grâce à un éclateur particulier et à un choix convenable des

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grandeurs électriques du circuit oscillant ainsi que du couplage, les oscillations dans le circuit d'énergie disparaissent au moment où, au bout de la première demi-période de battement, toute l'énergie a été transmise à l'antenne. Cette antenne vibre donc avec une longueur d’onde unique, qui est celle de son oscillation propre (fig. 89 b). On emploie alors un alternateur à fréquence élevée : il se produit, par suite, une succession rapide et régulière

Train d'ondes dans le secondaire, x = 26 pour 100,

des groupes d’oscillations, ce qui, à la réception, doune lieu à un son dans le téléphone.

Pour déterminer exactement ces conditions critiques, il faut entreprendre sucessivement les mesures suivantes :

a. Évaluation de la capacité pour laquelle le transformateur est en résonance sur la période du primaire ;

b. Accord de l’antenne et du circuit de choc sur une même longueur d'onde, l’éclateur à étincelles éteintes étant en court circuit. Âvec des antennes à grand amortissement qui nécessitent un circuit intermédiaire, ce dernier doit être également réglé ;

c. Excitation de l’antenne par le circuit de choc et réglage du nombre d’éclateurs, de l’excitation de l'alternateur et du couplage

jusqu’à ce qu'on obtienne l’excitation par choe pure. Ceci se recon-

naît :

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3. Au son de l’étincelle, dont on établit la pureté à l’aide d’un cireuit apériodique (contrôleur de son);

B. À ce que, le nombre de décharges à la seconde étant fixe, l’'ampèremètre de l’antenne indique un maximum pour un cerlain accouplement; |

y. En établissant la courbe de résonance des oscillations de l’antenne avec un ondemètre : cela permét de voir si lon a dans l’an- Lenne une onde unique et si sa longueur d’onde ainsi mesurée coincide avec celle de l'oscillation propre qu’on a déterminé auparavant;

5. À l’aide de photographies prises avec un oscillographe à effluves.

Dans toutes ces recherches on fera les observations suivantes :

Si l’on s’efforce, en donnant à la Lension aux bornes du transformateur une valeur convenable, de maintenir constant le nombre des décharges qui se produisent dans une demi-période, un réglage parfait de la résonance de l'inducteur n’est pas absolument nécessaire. En outre, pour avoir une excitation par choc pure, il est essentiel que l'extinction de l’éclateur se fasse bien. Plus elle est bonne, plus on peut prendre un couplage serré. En effet, le temps qui s'écoule jusqu'au premier minimum de battement dans le cireuit de choc dépend de la grandeur de la période de battement; mais celle-ci dépend à son tour de l’accouplement des deux systèmes. Done, si l’extinction à l’éclateur devient meilleure, le temps nécessaire pour que l'amplitude des oscillations tombe à zéro peut être rendu plus court. Si, par suite d’un accord trop peu aigu, on n’atteint pas ce zéro, il peut se faire que, la désionisation ne se produisant pas assez énergiquement, le courant ne soil pas interrompu dans le circuit excitateur exactement au bout du premier demibattement. Il en résulte que, plus l’action d’extinction de l’éclateur employé est faible, plus l'accord des circuits doit être aigu et plus le couplage doit être lâche. Si, au contraire, l'éclateur s'éteint très bien, le désaccord relatif des systèmes peut être assez notable, le couplage étant serré, sans que le phénomène de choc disparaisse. On reconnaît que le désaccord et le couplage influent lun sur l’autre à ce fait que, si l’une de ces grandeurs n’est pas réglée à la valeur convenable, on peut, en faisant varier l’autre, retrouver dans la plupart des cas, l'excitation par choc pure. Ce phénomène est d'autant plus sensible que le couplage peut être pris plus serré et

que la distance des électrodes de l’éclateur est plus faible. Le cas limite est représenté par une excitation par choc parfaite, qu'on emploie dans le système d'émission à sons multiples : dans ce Système on s'arrange, à l’aide d’éclateurs particuliers et de circuits de choc de dimensions électriques convenables, de manière que le courant primaire cesse au bout d’une demi-période d’oscillation, les deux circuits étant fortement couplés. L'exposition de ce qui se passe dans les arcs nous donnera plus loin l’occasion de nous rendre encore mieux compte de ces phénomènes.

Î. Mesure du rendement d’un poste d'émission à étincelles. — [a mesure s'effectue à l’aide du montage de la figure 91. On remplace

UIg. 91.

l'antenne, qui possède une certaine capacilé C, et une certaine self totale L, par un circuit oscillant équivalent dont la résistance ohmique produit le même amortissement que celle qu’on calcule à partir du décrément logarithmique de l’antenne.

Le transformateur fonctionnant en résonance avec la période de l'alternateur et les étincelles étant régulières, le rendement du dispositif total se déduit des indications des instruments de mesure

par la formule Es lo CENT 2%

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