Eleklrotechnische Zeilschrifl, 1899, p. 31i
celles produites par les premiers courants sur le second champ et celles produites par les seconds courants sur le premier champ, s'annulent complètement, parce que leurs valeurs momentanées passent successivement par toutes les valeurs possibles, positives et négatives. En réalité, laction résultante due à un champ tournant et au courant du rotor est une intégrale différente de zéro seulement dans le cas où le champ et le courant ont des valeurs pouvant être représentées à laide de vecteurs tournants faisant entre eux un angle déterminé et animés d'une même vitesse angulaire. C'est justement ce qui se produit pour un moteur polyphasé et, dans ce cas, les deux vecteurs ont une vitesse angulaire correspondant au glissements
Il faut égalementre marquer que, dans un moteur à courant alternatif simple bien construit, le flux du rotor produit par les courants dus au champ tournant en arrière est presque en opposition de phase avec ce champ et cela parce que, avec
un très fort décalage, 200 — s, il suffit d'un très faible champ résultant pour donner naissance aux courants du rotor. Ce point est parfaitement 4^ mis en évidence par le triangle des flux.
S'il ne se produisait pas de fuites^
chaque flux particulier 4>2 propre au
rotor i/ig, 226) (<l>o' pour le champ
FiG. 226. tournant en avant et *./ pour le champ
tournant en arrière), se composant
avec le flux principal ^^ qui est constant pour,les deux moteurs,
produirait dans l'entrefer un champ résultant *r.
En réalité, par suite des fuites magnétiques, le champ dans l'entrefer est variable ; ce que l'on peut admettre comme constant, à cause de la résistance négligeable à ce point de vue du circuit primaire, c'est le flux résultant OD' du primaire
1. Consulter à ce sujet le mémoire déjà cité du professeur Galileo Ferraris : D un metodo per la trattazione dei vettori rotanti od allernativi.
[fig, 227). Mais, par analogie avec la formule
tangS = -^-^
indiquée au paragraphe 171, on a respeclivemenl dans le cas actuel, pour le moteur n** 1 dont le champ tourne en avant :
tangB =-;r^y
et pour le moteur n** 2 dont le champ tourne en arrière, tang 8- ^ m:^ ('),
expressions dans lesquelles L^^et r, sont des quantités dépendant de la self-induction et de la résistance du rotor. Par suite de la très faible valeur de s, la grandeur de 3' sera analogue à celle que Ton trouve pour un moteur polyphasé ordinaire,
tandis que l" sera presque égal à -•
Le triangle OD'^i {fig. 228) sera, par conséquent, fortement
1. L'angle 3, compris entre le vecteur du flux *, et celui du flux résultant dans lentrerer, est le mèmj que celui Tormé par les vecteurs du courant /o et de la force électromotrice E., que produit le flux principal 4>| ; c'est donc le décalage en retard de l'intensité dans le secondaire par rapport à la force électro motrice qui lui donne naissance ; il est par conséquent exprimé par la formule habituelle.
réduit et Ton aura sensiblement
OD" = (*^ - OD') G, Pour un moteur polyphasé ordinaire, on a, en réalité (Voir
Ay. 205),
OD =r DQ< . a = (OQ' — OD) <t.
Dans le cas d'un moteur où le glissement a pour valeur 200 — 5, la circonférence devient une droite et, à la limite, le vecteur <I>i coïncide avec OQ'.
Dans ces conditions, si le moteur à courant alternatif simple consomme à vide, comme courant magnétisant, un courant
d'intensité /^ {/îff. 229) et
lu ^ ^---*, tant que le circuit secon-
! daire, supposé ouvert, ne î réagit pas, chacun des deux champs tournants consomme la moitié de ce cou-
jih ji
rant, c'est-à-dire ^ /q. Lorsque, au contraire, le moteur est en charge, la valeur du courant magnétisant du champ qui tourne en avant peut être encore
admise comme égale à - /q, mais celle du courant magnétisant
absorbé par le moteur qui tourne en arrière diminue peu à peu et devient /''. 11 en résulte que la valeur du courant magnétisant absorbé par le moteur en charge est
Mais, comme on l'a vu,
V = h . ^j ~ [Iq — Iji.)(j; on a donc aussi
MOTEURS ASYNCHRONES A COURANT ALTERNATIF SIMPLE 4il
expression de laquelle on déduit rapidement
f PL i + 2g Jo "" 2 + 2cf'
Si (T = 0, c'est-à-dire si le moteur n'avait pas de dispersion, on aurait
Pour CT = 0,1, on a, au contraire,
Dans le premier cas, le flux secondaire produit par le champ qui tourne en arrière compenserait exactement le champ inducteur ; dans le second cas, qui est celui qui se présente toujours dans la pratique, la compensation n'est, au contraire, que partielle, mais presque complète dans les moteurs bien établis. C*est pour cela que certains auteurs, comme M. Behrend \ comparent l'action du second champ h une augmentation de la dispersion inhérente au premier.
201. Kn considéranl le moment où le courant alternatif qui alimente le moteur atteint l'intensité maximum^ moment qui correspond à celui où les deux vecteurs composanls ont la même direction, on peut dire que, de l'intensité /q du courant à vide OD [fig. 230), seul le segment ON est le courant magnétisant, l'action produite par l'autre partie ND étant compensée par celle des courants secondaires dans le rotor qui ont une fréquence correspondante au glissement 200 — s.
En faisant j^, = cr, la circonférence ayant son centre sur
OQ' et passant par les points N et Q' donnerait le lieu de l'intensité du courant primaire pour un moteur polyphasé ordinaire. Au contraire, pour un moteur à courant alternatif