NN
Fio. 223.
Les deux glissements étant 5 et 5 — 200, les lignes pointillécs correspondantes [jig, 223) déterminent sur la circonférence intérieure deux points dont les ordonnées donnent la valeur
des couples respectifs C^ et Q des deux moteurs; leur diflFéronce donne celle du couple résultant Cr.
rvtor I txibxr^
Fi.i. '22 i.
Mais il faut remarquer que ce résultat s'obtient seulement dans le cas où les deux moteurs tht^oriques pourraient être considérés comme montés en parallèle sur la ligne, ainsi que le montre la figure 224, et, comme on le vsait, il n'en est pas ainsi.
199, Mais, si la comparaison théorique faite entre un moteur à courant alternatif simple et deux moteurs polyphasés accouplés par un joint rigide permet de mieux comprendre Tallure des phénomènes, elle n a aucun intérêt pratique, les phénomènes qui se produisent étant en réalité très différents.
Kn effet, il n'y a qu'un seul stator et l'analogie ne peut être exacte qu'à la condition que Ton supposera deux champs tournants existant simultanément, comme on l'a suppose dans la figure 205, page 318, du tome I, reproduite ici [fig. 225).
Les enroulements sont alors couplés deux à deux en tension, l'intensitt* des courants qui les parcourent est admise égale pour tous et, par conséquent, les flux ^^ sont égaux quelle que soit la charge.
Fi...
La formule trouvée (Voir paragraphe précédent) et donnant la valeur de Cr peut encore être appliquée, pourvu que Ton considère <l>j variable.
Il n'est pas facile de se rendre compte de Taction exercée par le courant du rotor sur les champs respectifs. En effet, ce courant est de nature très complexe, car, pour chaque charge déterminée, il est formé par la superposition de deux courants, un ayant une fréquence o) — w' et dû au champ qui tourne en avant et l'autre, de fréquence w + w', produit par le champ qui tourne en arrière. Les réactions produites par ces courants sur les champs respectifs sont par conséquent différentes et il s'ensuit que la tension alternative nécessaire pour qu'un courant de môme intensité s'établisse dans les deux enroulements est forcément différente.
C'est d'après cette interprétation des phénomènes que M. Heubach^ a montré la possibilité d'utiliser le diagramme d'Heyland, établi pour un moteur polyphasé, pour en déduire un diagramme ^'appliquant au même moteur considéré comme étant k courant alternatif simple ; mais ce procédé est trop compliqué pour les applications ordinaires. Pratiquement, il suffit de modifier convenablement le diagramme d'Heyland, en opérant comme on va l'indiquer dans le paragraphe suivant, pour obtenir le diagramme s'appliquant à un moteur à courant alternatif simple.
200. Diagramme approximatif d'Heyland pour un moteur à courant alternatif simple. — 11 convient tout d'abord de remarquer que les différentes actions qui s'exercent entre les courants et les champs magnétiques se réduisent à celle qui se produit entre un champ tournant en avant et les courants du rotor qu'il produit, comme si ce champ était seul, ainsi qu'à l'action exercée par le champ tournant en arrière sur les courants auxquels il donne naissance, champ considéré toujours comme existant seul. Les autres actions, c'est-à-dire