‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 132 sur 153 · Distribution au moyen d'un réseau souterrain · texte numérisé non relu

Distribution au moyen d'un réseau souterrain

— Les phénomènes produits par rinduclance et par la capacité qui, dans le cas de longues lignes aériennes, ont pour effet de

modifier dans un sens ou dans l'autre les grandeurs en jeu, agissent également dans le cas d'une distribution effectuée par un réseau de câbles souterrains. Ce réseau souterrain constitue pour ainsi dire le prolongement ou l'expansion des barres omnibus du tableau de distribution de la station centrale, lorsque cette dernière est installée à côté de la zone à alimenter, ou bien il constitue le prolongement d'une longue ligne aérienne lorsque la station centrale est très éloignée. Dans un cas comme dans l'autre, le réseau souterrain est relié à des transformateurs qui présentent une certaine inductance et qui, en outre, lorsqu'ils sont de grande puissance, ont une capacité qui n'est pas négligeable.

L'inductance que présentent les câbles est toujours faible ; elle est négligeable dans le cas où l'on utilise des câbles concentriques, quoiqu'elle ne soit pas nulle, au moins en ce qui concerne le conducteur central ; cette inductance est aussi assez faible dans les câbles à conducteurs toronnés qui, maintenant, pour les canalisations triphasées, sont d'un emploi général. En effet, dans ces câbles, les conducteurs se trouvent assez rapprochés, et l'on a vu dans le paragraphe 2 il que de cet écartement dépend la valeur de la force électromotrice due à la self-induction et que, plus rapprochés sont les conducteurs, plus faible est le flux (produit par l'unité du courant) qui coupe ces conducteurs. Mais, comme on l'a déjà dit, la présence des transformateurs auxquels, dans les calculs, on peut substituer des impédances équivalentes, ajoute aux canalisations souterraines une inductance qui doit être calculée dans chaque cas particulier.

Dans les câbles concentriques, la capacité, au contraire, est assez élevée. Elle a pour valeur

^ 0,0242 ,^ fi. I 6 = E . 10"® farad

par kilomètre, expression dans laquelle R représente le rayon intérieur du conducteur extérieur, r le rayon du conducteur

-central et s la constante diélectriqne, qui est d'environ 2,4 pour le papier imprégna de substances résineuses ; cette constante est de 2,7 pour le jute imprégné de résines, de 2,34 pour le caoutchouc pur, de 3 pour le caoutchouc vulcanisé et de 4,2 pour la gutta-perchà.

Pour les câbles ordinaires à plusieurs conducteurs toronnés, la capacité a encore une certaine valeur, mais elle est plus faible que pour les câbles concentriques. Elle est approxi-

mativement de - à ^ de la valeur de la capacité que Ton constate o o

-entre le conducteur extérieur et Teuveloppe de plomb (le conducteur central non compris) dans les câbles concentriques formés de conducteurs ayant la même section et isolés avec le même diélectrique.

On a parlé brièvement des clFcls produits par la capacité des lignes souterraines dans le paragraphe 142 du tome I. Les calculs relatifs aux actions produites par ces phénom^^nes doivent être effectués pour chaque cas particulier, car les longueurs des câbles constituant un grand réseau de distribution et les <>mplacenients des transformateurs sont très différents. Dans <;es conditions, on renverra le lecteur pour cette étude à l'ouvrage déjà cité de M. Gisbert Kapp sur les transformateurs, <lans lequel on trouvera des applications numériques relatives à quelques cas pratiques intéressanis pouvant servir de type pour Tétude de cas analogues.

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