‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 51 sur 153 · Eleklroiechnisc Zethchrift. 1001, p. liKi:î · texte numérisé non relu

Eleklroiechnisc Zethchrift. 1001, p. liKi:î

La méthode de M. Potier est très rationnelle et très simple et, comme Texporience a prouvé qu'elle donne des résultats très voisins de la réalité, on peut l'employer en toute sécurité. Lorsqu'on remploie pour déterminer la caractéristique de la tension pour des facteurs de puissance assez éloignés de Tunité (cos ç = 0,6 à 0,9), Terreur que Ton commet reste dans les limites de 5 à 6 ^/q. Puisque, avec des charges fortement inductives, la chute de tension peut atteindre jusqu'à 30 ^/o, cette méthode permet de se rendre compte avec une exactitude suffisante du fonctionnement d'un alternateur déterminé, étant donné que les conditions de fonctionnement se vérifient pour cet alternateur.

Avec une charge peu inductive (cos 9 =0,95 à 1), Terreur commise devient plus considérable, atteint parfois 15 ^/q et devient, par conséquent, en valeur absolue, bien supérieure à la chute de tension môme que Ton cherche à prédéterminer. Par erreur, il faut entendre la différence entre la valeur calculée de la tension et celle que Ton obtient expérimentalement sur Talternateur dans des conditions identiques, en exprimant ensuite cette tension en tant pour cent de la tension réelle.

Quoi qu'il en soit, la méthode de M. Potier est la seule qui permette actuellement d'obtenir des résultats valables dans des conditions de saturation du fer de Talternateur, conditions qui se réalisent presque toujours uniquement pour les charges inductives. Avec des charges non inductives, les alternateurs fonctionnent au contraire dans des conditions telles que le fer est assez loin de son point de saturation, et alors la méthode de M. Bchn-Eschenburg donne des résultats satisfaisants. Mais cette méthode, qui va être décrite, donne des résultats moins précis que la précédente, dès que Tintensité du courant d'excitation devient telle que Ton approche du point de saturation du fer.

112. Méthodd de M. Behn-Eschenburg. — On admet dans cette méthode que la réaction d'induit (dépendant d'un

ALTIiR-NATEURS

coefficient de self-induction apparente à déterminer expérimentalement et variant avec le degré d'excitation des inducteurs) augmente simplement comme l'intensité du courant dans rinduit, mais ne dépend pas du retard 9 et reste, par conséquent, inaltérée même pour 9 = 90"*.

On peut alors ia déterminer au moyen de la courbe de court circuit qui, comme on le voit, est presque une droite, au moins tant que Teffet des fuites magnétiques est peu accentué, le fer restant au-dessous de son point de saturation.

On a vu dans le paragraphe 103 qu'en court circuiton a :

\ H* -f r.,2La

Eç

Ha

Ra étant la résistance apparente ou impédance moyenne, parce que, dans un alternateur où les pôles occupent continuellement des positions différentes par rapport aux bobines induites, on ne peut avoir un coefficient de self-induction L constant,

rûo 200 500

IntêUditè (Ju courant c/èjcn/a/ion Fio. 142.

d'autant plus que Tinduction dans le fer de l'induit varie pendant la durée de la période. Mais les différences ne sont pas si considérables qu'on pourrait le supposer de prime abord,

principalemont avec les alternateurs polyphasés, lorsqu'une partie au moins de Tinducteur n'est pas feuilletée, comme c'est du reste le cas dans la pratique actuelle.

Sur le diagramme (fîg. 142) qui se rapporte à un grand alternateur polyphasé Brown-Boveri, on a marqué les valeurs

de lia = -j- ^correspondant aux diverses intensités du courant

'ce

d'excitation et à chacune de ces intensités correspond une valeur déterminée de /?«.

113. La possibilité de représenter la réaction d'induit au moyen d'un seul coefficient empirique de self-induction a sa raison d'être à cause d'une propriété qui va être sommairement exposée.

On fait fonctionner un alternateur en court circuit et on ne tient pas compte de sa résistance intérieure ; dans ces condilions, lorsque l'excitation est amenée au ) I k point où rinlensité du courant prend

If sa valeur normale, si E est la force élec-

I tromotrice qui correspond à ce degré

wLl i^ i d'excitation, cette intensité est comple-

ts i tement équilibrée par la réactance ap-

j \ . parente mLI {fig. 143). Mais, en réalité,

— * — * ^ elle est équilibrée par une partie AB

de la self-induction correspondant aux

FiG. 143. ^ . . ,,,.,.

fuites magnétiques de Imduit et par une partie BO de Taffaiblissement du champ principal, affaiblissement dû au courant de l'induit.

Si l'alternateur fonctionne sur un circuit extérieur non iuduclif, la tension U aux bornes est bien en concordance de phase avec l'intensiti' /; mais la force électromotrice reste (Iccalce d'un angle 9 par rapport à la tension (/ à cause de rinductance que présente l'enroulement {fig. 144). Quant à l'action démagnétisante du courant de l'induit, il faut remarquer qu'elle est maximum pour le cas qui vient d'être considéré (s = 90** j et qu'elle est nulle lorsque le courant dans

Kio. 144.

ALTERNATEURS 22^

rinduit ne produit pas de flux, c'est-à-dire si l'on est en prr^senced*un enroulement complètement dc^pourvu de self-induction (5=0°).

Alors, sans erreur sensible, on peut admettre que l'effet démagnétisant de Tinduit est proportionnel à / sin 5.

Si l'excitation est poussée au point d'obtenir la même intensité / et si l'on admet que l'effet de la self-induction correspondant aux fuites magnétiques soit encore représentée par AB (ce qui n'est exact qu'avec une large approximation, parce que Teffet dépend de la position relative des bobines induites et des bobines inductrices, de même que de Finduction), l'effet démagnétisant peut élre représenté par BC, corde qui sous-tend un angle o d'une circonférence de rayon BC représentant toujours l'effet démagnétisant maximum. Il en résulte que la force électromotrice que produit l'excitation est E = OC. Mais, comme C'C est perpendiculaire à OC, il en résulte que pratiquement OC = OC. En d'autres termes, on ne commet pas d'erreur appréciable en disant que la force électromotrice produite est OC, obtenue en combinant la tension U = OA

avec une force électromotrice de selfinduclion unique et fictive, donnée par AC. C'est sur ce raisonnement qu'est fondée la méthode de M. Behn-Eschenburg.

Lorsque le circuit extérieur présente de la ^elf-induction, l'intensité / du courant est décalée en re-

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