La puissance d'un moteur à champ tournant est
puissance qui devient nulle lorsque m =-- 0, cas du moteur à
368 LV TKCHNIOUE DES COUR VNTS ALTERNATIFS
Tarrôt, ou lorsque o)' = oj, cas du synchronisme. La valeur maximum est obtenue pour une vitesse angulaire
qui annule
dP
La puissance P varie lorsque w' diminue, en supposant que <I>, reste fixe; mais il suffit d'une légère variation de w' pour que la valeur de P varie considérablement.
Lorsque 0/ > w, alors P a une valeur négative, c'est-k-dire que le moteur absorbe de Ténergie mécanique au lieu d'en produire; son rôle est inversé et il fonctionne comme génératrice asynchrone (voir § 194).
174. Constance du flux d'excitation. — Dans tout ce qui précède, on a supposé que le flux principal *I>, était constant, sans se préoccuper des moyens pour maintenir sa valeur invariable. Toutes les formules données précédemment sont applicables même si ^^ est variable. Il y a lieu seulement de faire observer que, si Ton voulait obtenir un flux <I», constant dans un moteur à champ tournant, il suffirait d'alimenter le stator avec un courant (Tintensité constante. Au contraire, dans la pratique, le stator est toujours alimenté à tension constante ^i, dans ce cas, le flux ^l\ varie suivant la charge. Avec un courant d'alimentation à tension constante, le flux d'excitation ^^ résultant de <I>| et <I>2 reste, au contraire, constant, comme cela se produit dans un transformateur alimenté de la môme manière, mais à la condition toutefois que la résistance de Tenroulement primaire soit négligeable.
L'analogie du fonctionnement d'un moteur polyphasé et d'un transformateur résulte des considérations suivantes:
On a déjà vu que la position relative des champs est constante pour toutes les valeurs de l'intensité du courant secondaire et, par conséquent, du couple moteur.
MOTEURS asynghronp:s POI.YPHASÉS 369
Cette position relative reste donc toujours la môme si, en arrêtant le moteur, on intercale des résistances dans les circuits induits jusqu^ù ce que le courant secondaire ait la même valeur. Dans ces conditions, le moteur fonctionne simplement comme un transformateur ; Ton peut alors lui appliquer le diagramme (^^. 175), qui tient compte des fuites magnétiques, fuites qui présentent, dans un moteur, une grande importance à cause de la présence d*un entrefer.
Dans un moteur bipolaire k champ tournant, les vecteurs des flux forment entre eux des angles égaux à ceux des vecteurs représentant les flux alternatifs correspondants du diagramme des transformateurs à courant alternatif simple.
175. Influence des fuites magnétiques. — La théorie des moteurs à champ tournant qui vient d'être exposée dans les paragraphes précédents doit nécessairement être complétée par Tétude de Tinfluence exercée par les fuites magnétiques. Il est indispensable de donner préalablement quelques détails relatifs aux flux en présence.
Si Ton néglige la résistance des circuits du stator et s'il est alimenté h tension constante, on peut admettre que le champ résultant d'excitation *l\ reste constant comme dans un transformateur. Mais ce
champ produit par le courant ,.„--'^' ^--^--^^^^
d'excitation n'est pas totale- y^ al'' • I
ment utilisé pour produire les / /' ^^-^r:.— i^""-^^^ /
phénomènes dinduction, à / /' //y^ /""'^
cause du flux de dispersion / '^^-J/Y /^ J
(fuites magnétiques) qui se / / /"^-' Z' ^V
ferme directement à travers [ [ L /
le fer séparant les trous ou Fki. 204.
rainures qui reçoivent les conducteurs de Tenroulement, flux qui ne coupe pas les circuits du rotor [fig. 201'). Ces derniers coupent seulement le flux inducteur résultant <I>r. Le môme raisonnement s'applique également au rotor par rapport au stator.