‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 85 sur 153 · II · texte numérisé non relu

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570 LA TECHMQCE DES œOLAXTS ALTERNATIFS

On pourrait admettre que les Oilx de dispersion ont une intensité directement proportionnelle à celle des courants, mais il faudrait pour cela que la réluctance des circuits magnétiques de ces divers flux reste constante, ce qui n'est pas, à cause de la saturation des parties de fer qui séparent les trous ou rainures.

Pour tenir compte des différents flux de dispersion, il n'y a qu'à considérer le moteur à champ toumaint comme un transformateur présentant de fortes fuites magnétiques et à appliquer rhypothèse de Texcitation transportée à Faîde d*un diagramme circulaire § 139 et suivants}.

FiG. 205.

De la totalité duflux *,,dû au courant primaire /j ifig. :^05), une partie seulement r,|4>, traverse les circuits du rotor. Les courants du rotor produisent un champ *2- La résultante de ces deux flux est OA perpendiculaire au vecteur de A, et, par %uite, aussi au vecteur du flux ^o- Une partie seulement t;>4>o du flux *2 produit par le rotor agit sur le stator et, se combinant avec le flux *,, donne naissance à un champ résultant OD = *e. C'est ce champ inducteur que Ton peut considérer

MOTEURS ASYNCHRONES POLYPHASÉS 371

pratiquement comme constant, toutes les fois que la résistance du primaire peut être admise comme négligeable. Le vecteur de la tension U^ agissant aux bornes du stator est per* pendiculaire au vecteur OD du champ inducteur 4>c.

L'extrémité du vecleur *,, proportionnel k /,, se déplace le long d'une circonférence ayant son centre surOD.

L'application de cette propriété du transformateur présentant des fuites à un moteur à champ tournant résulte de ce fait que dans un moteur, pour une charge déterminée, les divers flux, lorsqu'ils tournent tous à la même vitesse angulaire o), conservent sans changement leurs positions respectives dans l'espace, ainsi qu'on Ta déjà démontré paragraphe 171. Ainsi qu'on l'a déjà fait remarquer (t. I, § 98, page 286), les causes qui donnent lieu à une augmentation de Tintensité du courant énergétique dans un rotor et dans le secondaire d'un transformateur sont différentes ; mais cela, pour les raisons déjà données, n'empêche pas qu'il y ait analogie complète dans le fonctionnement d'un moteur et d'un transformateur.

Si de l'extrémité du vecteur ^j on mène une perpendiculaire à OD, elle est parallèle au vecteur de la tension et le segment /« donne la valeur du courant énergétique à une échelle égale à celle qui est prise pour déterminer /, avec <I>|. On peut déduire de cette propriété des conséquences très importantes.

Avant d'examiner ces conséquences, il faut remarquer, comme base de cette étude, que dans le mémoire original de M. Heyland* et dans la théorie du diagramme circulaire faite par d'autres auteurs, au lieu de recourir à la circonférence indiquée, on utilise la circonférence passant par les points E, F, Q. Les résultats obtenus sont identiques, parce que les segments sont proportionnels.

En réalité, le point E se trouve placé à une distance telle de 0 que, pour l'échelle à laquelle on détermine les flux, on détermine aussi le /lî(x commun aux deux enroulements

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