Elektrolechniscke Zeilschrifl, t. XVI, p
372 LA TECHNIQUE DES COrRANTS ALTERNATIFS
(voir fig. 175) et que ce point E se trouve sur une circonférence dont le centre se trouve sur OD, ainsi qu'on Ta déjà démontré paragraphe 140. De m^me, le points se trouve sur une circonférence de diamètre OD. Le segment ED, qui donne la valeur du flux de dispersion dustator, est proportionnel à /,, et le segment DQ, étant daas un rapport déterminé avec OD, flux résultant constant dans le stator, peut être pris comme mesure de ce flux. Il s'ensuit qu'en ne tenant pas compte de Téchelle, on peut prendre pour celte étude aussi bien le point 0 et la circonférence DCQ' que le point D et la circonférence FEQ.
176. On verra un peu plus loin (§184) quels sont les éléments nécessaires pour déterminer le segment OD et la circonférence DCQ'. Pour le moment on peut les supposer connus. Le segment CD, proportionnel à <ï>o, peut donner la valeur de rintensilé du courant dans le rotor, et le segment CQ' permet de mesurer la valeur du flux résultant dans le rotor, flux duquel dépend la valeur du couple moteur. En fait, le segment correspondant de CQ' est QRdans l'autre circonférence; puisque ce segment est constamment proportionnel à OA, vecteur du flux résultant dans le rotor, le segment CQ' peut représenter le flux résultant à une échelle déterminée. Enfin cos 9 est le facteur de puissance du circuit dans le stator.
D'après la théorie du transformateur, exposée précédemment, Ton sait que
en prenant le dénominateur égal à a, on a aussi
OD iz. a . DQ',
ff représentant le coefficient de dispersion complexe.
Cette dispersion augmente avec la largeur de Tentrefer et avec le nombre de pôles el, pour un moteur donné, il est
MOTEURS ASYNCHRONES POLYPHASÉS 373
inversement proportionnel à Tare polaire. On peut donc établir, ainsi du reste que Texpérience le confirme ^
expression dans laquelle A est l'entrefer exprimé en centimèties, /la circonférence du stator divisée par le nombre de pôles, également exprimée en centimètres, et k un coefficient numérique qui est fonction de la forme et des dimensions des trous ou rainures dans lesquels sont logés les conducteurs et aussi d'autres particularités qui peuvent échapper à Texamen. Dans le cas où le stator a des trous à demi fermés et le rotor des trous complètement fermés, ce qui est le cas le plus fréquent, le coefficient /t varie entre 10 et 15, suivant que le moteur est de grande ou de faible puissance.
Ces considérations mettent en évidence que, pour les petits moteurs, l'augmentation du nombre de pôles, afin de réduire leur vitesse angulaire, a une limite qui est rapidement atteinte. Pour pouvoir utiliser un plus grand nombre de pôles, il suffit de diminuer / si Ton ne veut pas modifier le diamètre de la machine; si, au contraire, on ne veut pas modifier/, il faut augmenter le diamètre de la machine et par conséquent aussi, pour des raisons mécaniques, la largeur de Tentrefer.
177. Formule exacte du couple moteur dans les moteurs industriels à champ tournant. — On a vu, paragraphe 172, que la formule du couple moteur d'un moteur à champ tournant,
adoptée par la plupart des auteurs (en admettant toujours que la résistance du primaire est négligeable et qu'il n'y a point de fuites magnétiques), implique tacitement que le stator soit alimenté par un courant constant pour que <I>, soit également