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CHAPITRE PREMIER

Définition de quelques termes typographiques.

DANS les chapitres qui vont suivre, il sera souvent question des termes typographiques — des mots techniques qui se rapportent aux caractères typographiques. — Leur emploi ne serait pas compris s'il n'était défini.

La lettre typographique.

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Elle est constituée surtout par un parallélipipède en métal formé par un alliage de 60 à 80 parties de plomb Fig.20.— Vue et de 1 5 à 3o parties de régule ou debour''^ antimoine et 10 à i5 parties d'étain*.

Plus les caractères sont petits, moins on fait entrer de plomb dans Talliage. Sur une des faces

* Les pièces accessoires, telles que les espaces (fig. 20), les cadrais, les filets, les garnitures sont faites dans des proportions de métal différentes et ne comportent pas d'étain.

étroites du parallélipipède se trouve la lettre en relief. Ces lettres sont fondues dans des moules mécaniques très ingénieusement montés dans une machine fonctionnant au moyen d'un moteur, dont il est inutile ici de faire Thistorique. La lettre ainsi coulée présente les particularités suivantes : Dans sa longueur absolue elle est désignée sous

Œildeh ■ * lettre '-

.Talus

Fig. 21 et 22. — La lettre ; ses dénominations. c. Cran. — ^, Pied. — «,a, Approches.

le nom de hauteur en papier et mesure 62 points et demi ou 23 millimètres et demi ; la partie où la lettre est en saillie se nomme œil^ le bout opposé du parallélipipède se nomme pied. Cette tige porte un cran au-dessus de la lettre ; il commence à 16 millimètres et demi de Tœil, et comprend une largeur de 2 millimètres et demi. Ce cran sert à reconnaître la position de la lettre lorsqu'on la retire du cassetin et doit toujours se trouver en dessous lors de la composition. Du côté du pied est un autre cran, moins profond que le précédent et qui provient de la coupure de l'excédent de

métal en fusion pendant le coulage ; il n'a aucune utilité (fig. 5).

Le talus de la lettre est formé par le prolongement de l'œil jusqu'au plan du parallélipipède; les parties débordantes de ce plan, dans le sens horizontal de la lettre, sont appelées approches ; c'est en effet par les approches que les lettres sont réunies les unes aux autres (fig. 22) .

On donne le nom de force de corps à la partie du support de la lettre prise dans le sens vertical, le cran se trouvant du côté opposé ; ainsi la hauteur des lettres : q, u, e, 1, prises sur le rectangle est appelée force de corps (fig. 22).

Les parties débordantes des lettres longues, en bas ou en haut, sont désignées sous le nom de queues comme on peut le voir sur la figure 22.

Les obits et les empattements ^

On peut remarquer dans les caractères typographiques utilisés couramment, que la plupart des lettres se terminent en haut et en bas par un trait qui déborde la lettre a droite ou à gauche ; ces traits sont à peine visibles sur les lettres aux déliés très fins, sur les lettres grasses ou égyptiennes.

* Selon Littré, on peut écrire indifféremment empâtement et empattement. Cependant ce nom dérive de patte et non de pâte. En effet, il est plus logique de penser que le fût des lettres, les traits verticaux se terminent par une base plus large, une patte, un pied et non de considérer leur terminaison supérieure ou inférieure comme une tache, une pâte, un épaississement de trait en un mot.

ils sont en saillie et très apparents. On les nomme obit et empattement [fig. 23, 245*25).

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. empattement Pig. 33. — Obit et empattements sur la lettre typographique.

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Fig. 24. — Obits et empattements sur la lettre imprUnée, a, Gbits. — b. Empattements*

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Fig. 25. — Obits et empattements carrés sur la lettre imprimée. a\ Obits — b\ Empattements.

Les obits sont les traits de la partie haute de la lettre, les empattements ceux de la partie inférieure ; les lettres minuscules a, C, e, g, 0, n'en ont pas.

On ne voit apparaître ces signes, dans la lettre des inscriptions latines, qu'à partir de Tépoque

A LEMP

Fig. 36. — Lettres antérieures au i" siècle, sans apicea.

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