‹ La technique du livre. Typographie, illustration, reliure, hygièneChapitre 35 sur 53 · DES LIVRES SCOLAIRES · texte numérisé non relu

DES LIVRES SCOLAIRES

si la lumière s'abaisse ou devient moins intense : ce sont là les réformes générales.

L'unité de format est à peu près obtenue, elle varie entre ces trois : in-i8 raisin, in-i8 carré, ou in- 12 Jésus. Ce sont ceux qui sont généralement employés, comme les plus maniables pour les jeunes écoliers, à l'exception des atlas, des lexiques et des dictionnaires dont le format augmente. Mais où la réforme devient difficile, c'est dans l'impression en caractères typographiques partant des types de 24 points pour les enfants et descendant graduellement dans les autres classes.

oc Avec le tirage colossal des livres classiques, et surtout de ceux employés dans les écoles primaires, le prix de revient se réduit à peu près exactement au coût du papier employé ; les dépenses fixes, constituées par les droits d'auteur et la composition, sont presque négligeables, si bien que les livres se vendent à peu près au poids. On utilise le plus complètement possible la surface du papier en réduisant au minimum les marges, les interlignes, et surtout la surface occupée par chaque lettre. Il nous incombe de trouver le moyen de concilier une impression suffisamment visible avec les nécessités de l'industrie des éditeurs. En d'autres termes, étant donnée la surface d'une feuille de papier et le nombre des lettres qu'on y veut entasser, nous devons nous poser le problème d'obtenir, pour la page, le maximum de lisibilité. Nous ne croyons pas devoir entrer ici dans les

détails minutieux de l'étude à laquelle nous nous sommes livrés sur ce sujet, mais parmi les résultats de nos recherches, il en est un dont noué trouverons l'application et que nous énoncerons ainsi : Toutes choses égales d'ailleurs, la lisibilité d'un texte imprimé ne dépend pas de la hauteur des lettres, mais de leur largeur \ »

Ainsi donc, si un texte est d'autant plus lisible que les caractères sont moins hauts, aux déliés un peu plus gras, on doit, dans la série des ouvrages à mettre entre les mains des enfants, adopter une progression descendante uniforme, c'est-à-dire dans tout l'ensemble du livre. Partant, pour la classe la plus basse, où la lecture est l'exercice de début, on prendra des caractères de- 24 points; pour la classe suivante, on adoptera les corps de i3 ou 12 points, puis le 1 1 ou le 10, le 9 et le 8, et dans les livres les plus compacts des classes supérieures, les caractères de 7 points pour le texte, mais sans descendre au-dessous du 5 pour les notes de bas de page.

C'est dans la reliure du livre scolaire que la réforme a été la plus sensible. Tous les éditeurs paraissent avoir adopté la reliure en pleine toile qui, convenablement préparée, offre, avec une apparence d'élégance, de grandes garanties de propreté et de résistance : on ne peut que les en féliciter.

* Javal. Op. cit. y p. 190.

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