‹ La technique du livre. Typographie, illustration, reliure, hygièneChapitre 40 sur 53 · C. — Dans les bibliothèques populaires · texte numérisé non relu

C. — Dans les bibliothèques populaires

Les cabinets de lecture particuliers ne sont soumis à aucune mesure préventive autre que celles édictées par les règlements de l'hygiène publique.

Il n'en est pas de même pour les bibliothèques populaires relevant des municipalités.

En ce qui touche le local et le mobilier.

i*" Tout local de bibliothèque devrait comprendre :

a) Une salle de lecture ne renfermant que des ouvrages qui sont communiqués sur place.

b) Une salle (n^ 2) qui serait consacrée au dépôt des ouvrages qui se communiquent au dehors.

c) Une salle (n** 3) exposée au Sud-Est, ou mieux en plein Sud, contiendrait des travées ou armoires grillagées. Ces travées ou armoires seraient divisées en trois séries. La première partie réservée aux ouvrages qui seraient mis en observation et

immobilisés pendant un minimum de deux mois ; la deuxième partie comprendrait les ouvrages, rendus par des personnes malades, qui doivent être exposés à la lumière solaire pendant un temps déterminé ou subir une désinfection complète. La troisième partie serait réservée aux ouvrages à détruire ; on devrait procéder à cette opération au moins tous les trois mois.

Enfin, si Ton voulait désinfecter au formol, etc., il faudrait un local où seraient placés les appareils à désinfecter et les substances nécessaires à cette opération.

Pour l'exposition des livres à la lumière solaire, on se servira avec avantage d'un plateau en bois blanc de i mètre de long sur 0^,60 à o'",8o centimètres de large, avec des rebords sur le pourtour de o^'jOS à o°',o6 centimètres de haut. Ce plateau sera monté sur châssis ou sur un bâti à roulettes pour en faciliter le déplacement. Les livres jaseront posés à plat, maintenus ouverts, leurs feuillets retournés de temps à autre. L'exposition aux rayons du soleil, les fenêtres ouvertes, variera selon la saison et l'état du livre, mais devra toujours dépasser vingt-quatre heures.

2° Les catalogues imprimés, manuscrits en registre ou sur fiches, mis à la disposition du public, devraient exister en plusieurs exemplaires, et au bout d'un certain temps d'usage, être complètement détruits et remplacés par de nouveaux exemplaires.

3*" Les ouvrages les plus généralement demandés devraient exister en cinq ou six exemplaires et être sacrifiés au bout d'un an d'usage, surtout ceux de la série du prêt à domicile.

Ainsi qu'il a été dit plus haut, tout livre rentré du prêt serait placé dans l'armoire ou la travée n"" 2 et isolé pendant quelque temps, et les ouvrages prêtés à des personnes malades seraient exposés à la lumière solaire, ou désinfectés.

Tous les ouvrages de la catégorie du prêt devenus suspects devraient être brûlés. La désinfection de luxe (aux vapeurs de formol) pourrait être appliquée à certains ouvrages, mais avec beaucoup de prudence, pour éviter la détérioration des reliures et du papier.

Une fois par an, on devrait procéder à l'enlèvement général des poussières, par un système à air raréfié.

Voilà les principales précautions à prendre en ce qui concerne les livres. Insister davantage paraîtrait puéril en l'état actuel de la question, car on ne peut que donner des principes d'hygiène applicables par tout le monde. C'est une aflFaire d'ordre et de méthode, et la préservation des livres, ainsi comprise, n'entraîne que des dépenses minimes et peut donner d'excellents résultats^

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