‹ La Technique Législative en Matière de Codification CivileChapitre 223 sur 375 · Ray, op. cit., p. 198; Ginoulhiac, op. cit., p · texte numérisé non relu

Ray, op. cit., p. 198; Ginoulhiac, op. cit., p

4. Des lois civiles dans leur ordre naturel, 1690-1697; Ray, Essai sur la structure logique du Code civil francais, voit dans l’ouvrage de Domat, « comme la préface du Code civil Napoléon » (p. 197); v. aussi A. Sorel, /ntroduction au Livre du Centenaire, t. 1, 1904, p. XX.

5. Dans l’ « introduction » de son livre, v. Albert Sorel, Introduciion au Livre du Centenaire, t. I, p. XVII; v. aussi Ray, Essai sur la structure logique du: Code civil francais, 1927 : relevant le caractère fragmentaire du plan des Pandectes, et les matériaux dissemblables qui le composent, l’auteur déclare que : «les recueils romains ont eu moins d'influence directe que l’exposé systématique du droit romain par Domat » (p. 197):

6. V. notamment Esmein, Précis élémentaire de l'histoire du droit francais, 1789-1814 : « La doctrine, la littérature juridique avait... pu dégager un droit commun coutumier dont l’expression se trouvait au xvu® siècle dans les œuvres de Pothier, Bourjon et bien d’autres » (Albert Sorel, op. cit., p. XX); Bertrand, op. cit., p. 27; Ray, Essai sur la structure logique du Code civil francais, 1927, p. 15.

fond. Certes, de nombreux éléments y avaient contribué : un souffle nouveau philosophique et social avait élargi ses vues ; un style plus simple, plus net, allait en faciliter lexpression ; les grandes ordonnances des xvII* et XVII* siècles lui avaient même indiqué le modèle du Code à suivre. Ce qui avait cependant puissamment contribue à le former, ce qui lui avait donné sa frappe originale, c’étaient les travaux des jurisconsultes des derniers siècles ; praticiens avertis autant que doctrinaires *, tout en le cristallisant en des notions juridiques nouvelles, ils lui avaient donné une forme et un contenu nettement pratiques. |

L’étude de la science juridique allemande présente un tout autre caractère’. L'apparition brusque du droit romain avait empêché le développement normal d’une coutume nationale allemande; aussi entraîna-t-elle une véritable scission entre la science des juristes et les conceptions juridiques de la masse.

Alors que les anciens auteurs français étaient des praticiens habitués au langage de la vie courante, il en fut tout autrement en Allemagne : étude des Pandectes y avait créé une classe de théoriciens tout imbus des principes romains, mais ignorant complètement la réalité pratique de la vie ; de là, la création d’un droit à principes théoriques, à contours abstraits, scientifiquement organisé, mais étranger à la vie et à l’âme du peuple allemand.

Certes, le réveil juridique national de la moitié du xvIr siècle avait créé, à côté des Pandectistes, une nouvelle école de droit : celle des germanistes, Couring, Leibnitz, les promoteurs de la nouvelle école, deman-

1. Müller, compte-rendu de l’art. du Deutsche Juristen Zeitung, Centenaire du Code civil, Bull. Soc. Et. lég., 1904; Lévy-Ullmann, discours sur le Code civil, Université de Lille, 17 mai 1904, Rev. de l’enseign. 1904, p. 131.

2. Le Code civil allemand est « la synthèse de tout le mouvement juridique de la scienee allemande depuis un siècle » (Saleilles, Code civil allemand, t. 1, 1904, Introduction, p. X); l'Avant-Commission avait d’ailleurs demandé dans ses résolutions du 15 avril 1874 (admises par le Bundesrath le 22 juin 1874) que le B. G. B. « comprenne et résume en quelque sorte le droit civil correspondant à l'ét.t actuel de l'Allemagne et aux exigences de la doctrine moderne » (Hôlder, Kommentar des B. G. B., t. I, p. 6).

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