‹ La Technique Législative en Matière de Codification CivileChapitre 285 sur 375 · Kohler, op. cit., p · texte numérisé non relu

Kohler, op. cit., p

GHüber, 0p.Vcit pis.

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mand ; le législateur suisse s’est contenté de réglementer les principales situations juridiques et d'abandonner les autres à l’évolution de la science . Cela lui a permis de consacrer un grand nombre d'institutions nouvelles tout en conservant une étendue limitée.

Tel'est ce que nous avions à dire au sujet du Code civil suisse ; par le caractère général accordé à ses formules, par les larges pouvoirs conférés au juge, il présente un ensemble tout original. Il continue le développement du Code civil français tout en le dépassant de beaucoup ?. é

279. Il résulte de nos études comparées que la formule de la loi perd de plus en plus son caractère de formule juridique proprement dite pour devenir une direction générale, destinée à guider le juge dans l’appréciation des situations concrètes de la vie. Celui-ci acquiert, dès lors, de grands pouvoirs pour aider à l’évolution de la loi. C’est ce que nous verrons dans la section qui suivra.

Quelle que soit l'importance de cette évolution, nous avons vu qu’elle intervenait surtout en matière de droit d’affaires ; elle résulte de la multiplicité des rapports juridiques et de la nécessité d’individualiser la règle suivant les cas. Le codificateur lui-même ne peut le faire sans augmenter démesurément l’étendue de son travail ; même en l’augmentant, il n’arriverait pas à prévoir les modifications nouvelles de la vie. Aussi doit-il se contenter de poser des règles générales, à caractère suffi-

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