‹ La Technique Législative en Matière de Codification CivileChapitre 354 sur 375 · Ray, 0p. cit · texte numérisé non relu

Ray, 0p. cit

EP e

Quant aux qualités littéraires du texte, — nonobstant les rares faiblesses qu’on y rencontre ! et les obscurités qu’on à si souvent exagérées ?, — elles dépassent tout ce qui à été écrit jusqu’à lui ; la clarté, la simplicité, la noblesse de son langage ont été souvent notées .

Quoique plus complet que le Code civil français, il est relativement beaucoup plus court‘ ; il garde toute sa clarté.

Cela s'explique par son langage simple et concis’, par la faible étendue de ses articles‘, par l’exclusion des équivoques, enfin, par « une série d'expressions fortes, issues du peuple, transmises dans le droit et incitant à la fantaisie? ».

Par la faible étendue de ses articles, par sa simplicité, enfin par la force de l’expression, il acquiert une clarté et une netteté qui n’ont jamais été surpassées®. Elles s’obtiennent dans chacun des textes par la valeur propre qui leur a été accordée, par la préférence donnée « aux expressions indigènes ? ».

1. Joseph Kohler, Eugène Hüûber und das Schweizer Zivil Gesetzbuch Rheinische Zeitschrift für Zivil und Prozessrecht, 5, 1913, p. 3.

“2. V. Robert Guex, op. cil.

“3, V. notamment Rabel, 0p. cit., p. 310; Teissier, À propos du Code civil suisse, édit. de M. Lupold,. Rev. gén. du droit, 1908 : l’auteur constate que « le texte allemand de la loi, indépendamment de sa haute valeur juridique, a été apprécié comme une œuvre capitale au point de vue de la langue; on peut faire le même éloge des rédactions française et italienne dont le style nerveux et concis ne cède en rien à l’original allemand. Les trois langues en vigueur en Suisse, ont rivalisé d'efforts pour trouver chacune le mot propre à rendre la même idée » (p. 288); v. même sens Professeur Dr Gmür qui déclare : « on peut dire du texte allemand que sa brièveté, sa clarté et tie eee font de lui, en quelque sorte un chef-d'œuvre littéraire » (Kom- IneRtOnezUM ZA Band Bern, 1913;%p- 21"

4. Puisqu'il contient moins de 1.000 articles « dont presque aucun n’a plus de trois alinéas » (Robert Guex, Le droit civil en Suisse, 1869-1919. Livre du Cinquantenaire, t. Il, p. 55.

5. Ibid.; Huber, Exposé de motifs, t. 1, 1904 : « En dehors des énumé rations dans le droit des tutelles, pour les actes nécessitant le consentement de l’autorité tutélaire, jamais plus de trois alinéas par article », et l’auteur ajoute : «les alinéas composés en général d’une seule phrase... Les subdivisions sont rares et nulle part l’article n’a été divisé en paragraphes », p. 13, v. aussi p. 17; Message du 28 mai 1904, p. 10; Joseph Kohler, op. cit., p. ?; Professeur Dr Gmür, op. cit., p. 19.

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