Speyer, op. cit., p
4. V. cependant Barthélemy, op. cit., p. 76-77; v. aussi Belgique, discours Président Brunet, session 1925, cité par Speyer, p. 115, note 1.
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- La vie se complique ; pour subvenir aux nombreuses nécessités de toutes sortes qu’elle présente, les partis se réorganisent et demandent une discipline plus sévère à leurs membres ; de là, une diminution de l'autorité du facteur législatif ; cette autorité fléchit. Cela a comme conséquense immédiate Pabstention du Parlement de la plupart des techniciens et des compétences : ils s’écartent de la politique puisqu’elle les amoindrit. Leur place est occupée par des politiciens de profession ; résultats immédiats. mauvaise rédaction de nos lois.
Aussi toute réforme de nos Parlements, quelque supérieure qu’elle soit, ne pourrait aboutir sans le relèvement de la valeur individuelle de leurs membres. Il faut que. les députés, les partis surtout, se rappellent les paroles de Condorcet : « Ce n’est pas à mon zèle seul, c’est à mes lumières qu’elle (la Nation) s’est confiée, et l’indépendance absolue de mes opinions est un de mes devoirs envers elle.» C’est seulement ainsi que le Parlement recouvrira l’autorité dont il a besoin.
Et nous dirons, pour terminer cette section, que la principale cause de la mauvaise rédaction de nos lois est la diminution des valeurs de ceux qui les rédigent. Nous avons dit qu’elle ne peut suffire à expliquer tous les vices de la loi ; mais élle les justifie pour beaucoup ; aussi, si on veut avoir de bonnes lois, « il faut rendre leur prestige aux députés, afin de trouver parmi eux les meilleurs Esprits de la Nation: ».