LE PROBLÈME DE LA TRANSMISSION DES IMAGES SANS FIL
isolant (fig. 191). Si le point est conducteur, le relais fonctionne, ferme le circuit à basse tension d’un dispositif producteur d'ondes par la méthode de la décharge du condensateur dans un circuit à étincelles, les décharges se succédant tant que le contact B ne rencontre pas d'éléments isolants. Dès qu'un point iso-
lant arrive en B, le Ë relais cesse de fonctionner, et l'émission d'ondes s’arrête.
À la réception, les oscillations engendrées dans l'antenne en induisent d’autres dans un circuit à détecteur et électro-aimant., Les mouvements de l’armature du relais provoquent l'ouverture et la fermeture d’une petite fenêtre I percée dans une chambre noire J, qui contient un cylindre identique à celui du poste de départ, et animé des mêmes mouvements. Sur ce cylindre est enroulé la pellicule ou le papier photographique destiné à recevoir l’image. Un faisceau lumineux est dirigé sur le point I. À chaque émission d'ondes, correspondant à un point blanc de la gravure à reproduire, la fenêtre se ferme,.et le point correspondant n’est pas impressionné. Dès qu'un point non conducteur au départ (correspondant à un point coloré du dessin) se trouve en face du style B (fig. 189), l'émission d'ondes cesse, l’électroaimant à l’arrivée n’agit plus, la fenêtre s'ouvre, et le point du cylindre récepteur est impressionné. Les deux cylindres, transmetteur et récepteur, étant identiques et animés des mêmes mouvements, la gravure est exactement reproduite.
Fig. 191.
Les divers procédés que nous venons d'indiquer, et d'autres dont le principe est semblable, ont besoin d’être mis au point. En pratique, on n'est pas encore arrivé à transmettre des images sans fil d’une facon absolument satisfaisante; mais l'exposé que nous avons fait de la question montre que la solution est possible, et probablement très prochaine.