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donne le maximum de la self-induction du circuit. On peut être amené à réduire la self de la machine, par exemple au moyen d'enroulements compensateurs;

2 Il y a lieu de tenir compte, dans la détermination de l'épaisseur des tôles d'induit, du fait que la machine est parcourue par du courant pulsatoire de période;

3 Il y a lieu, soit de prévoir les machines de telle sorte qu'elles puissent résister aux surtensions notables qui se produisent pendant la charge, soit d'insérer dans le circuit de charge des sels capables d’absorber une portion suffisante de la tension (Blondel) ;

4° Il est prudent de protéger par des dispositifs amortisseurs le circuit de charge contre les ondes de haute fréquence produites dans les enroulements pendant la décharge des condensateurs.

95. Dans le fonctionnement que nous venons d'exposer, les machines à courant continu sont soumises à une différence de potentiel alternative qui se superpose à la force électromotrice constante des machines.

On peut éviter au matériel cette fatigue supplémentaire, dans les cas où elle est dangereuse, en mettant aux bornes de la machine

Fig: 57. un condensateur magasin C, de

grande capacité (A. Blondel).

Le montage est alors le suivant. Cette solution a en outre

l'avantage de faciliter les réglages, en supprimant l'influence de

la self-induction de la machine. Les seules selfs à considérer

dans le calcul des constantes du circuit de charge sont celles

L, L, qui sont placées entre le condensateur-magasin C, et le condensateur à charger C.

Les caractéristiques du système à force électromotrice constante à haute tension en combinaison avec un éclateur tournant sont les suivantes : Le fonctionnement optimum correspond à une durée de charge égale à la demi-période de l’oscillation de charge. Le rendement de la charge est alors, en pratique, souvent supérieur à 0,9. Des variations même importantes de la fréquence d’étincelles autour de la valeur optima n'influent que très peu sur le rendement. La vitesse de la machine n’a aucune influence sur le fonctionnement. L’éclateur est complètement indépendant de la machine. L'émission est toujours parfaitement musicale. La mise en série de plusieurs machines est une opé-

‘qui répartit uniformément l'élévation de température et l'usure

ration très simple qui permet de faire varier à volonté la puissance de l'installation.

Nous décrirons plus loin quelques installations de ce genre (& 228)

IT. — Crreurr osciLLANT.

96. Le circuit oscillant comprend l’éclateur E, le condensateur C et la self-induction L (fig. 31).

97. Éclateurs. — Les éclateurs peuvent être divisés en deux catégories, la première comprenant tous ceux qui sont destinés à produire des étincelles de faibles résistances: et par conséquent relativement longues, ainsi que nous l'avons vu $ 81; la deuxième étant formée des éclateurs dits à impulsion, et destinés à produire des étincelles de très grandes résistances. L’étincelle éclate généralement entre éclectrodes en cuivre rouge.

1° Æclateurs pour étincelles de faible resistance.

98. Sous sa forme la plus simple, un éclateur de cette sorte est formé de deux boules métalliques en regard (sphères en cuivre ou en laiton de quelques centimètres de diamètre).

S 1l s'agit de grandes puissances, certaines précautions sont utiles. [Il faut éviter l’échauffement de l’ensemble de l'appareil, et l'échauffement local aux points où éclate l’étincelle : éviter la formation d’arcs: il peut être intéressant d’atténuer le bruit produit par les étincelles.

Les éclateurs sont de deux sortes. Ou bien les deux points entre lesquels éclate l’étincelle sont fxes l’un par rapport à l’autre.

99. Éclateurs fixes. — Pour éviter l’'échauffement, on fait souvent jaillir l’étincelle entre deux cylindres massifs, ou deux

tores. L'étincelle se déplace alors tout le long de l'éclateur, ce

On fait quelquefois jaillir l’étincelle dans les gaz comprimés, ce qui diminue la résistance pour une même différence de potentiel d’éclatement. Avec l'air, il se forme alors des composés nitreux qui ne sont pas évacués puisque l’éclateur est en vase clos et détériorent l'appareil. On absorbe les gaz nitreux par de la chaux vive ou de la potasse, ou bien on remplace l'air par un gaz inerte (acide carbonique, azote). Éclateur Fessenden, fig. 58.

Si l’on emploie de grandes longueurs d'étincelles, il est bon de les fractionner pour diminuer la résistance. Éclateur Stone, fig. 59. ,

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Le bruit de l’étincelle est beaucoup atténué si l’on enferme l’éclatenr dans une boîte à parois épaisses, imperméables à l'air.

Un des moyens employés pour éviter la formation d'arcs à

Fig. 58. — Éclateur Fessenden. Fig. 59. — Éclateur multiple J, S. Stone.

l'éclateur est de souffler l’étincelle. Ce moyen est employé par exemple à la Tour Eiffel (voir $ 230) où l’éclateur est formé d’un tube et d’un plateau placés en regard (fig. 60). L'étincelle

éclate entre le plateau et le bord du tube. Elle

{\ ; CE LE PCR | |! est soufflée par un courant d'air dirigé comme E l'indiquent les flèches.

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