‹ La télégraphie sans filChapitre 49 sur 221 · Éclateurs tournants. — Dans un · texte numérisé non relu

Éclateurs tournants. — Dans un

deuxième type d’éclateurs, les deux points entre lesquels jaillit l’étincelle sont mobiles l’un par rapport à l’autre. Le type le plus employé comporte un disque tournant rapidement autour de son axe et dont la jante est munie de pointes disposées suivant les rayons, à égale distance les unes des autres, ou des saillies encastrées dans le disque, près de son bord, et dépassant de part et d’autres. Ou bien l'éclateur est à deux étincelles, qui éclatent entre deux des pointes et deux pôles fixes, au moment où les pointes passent en regard du pôle fixe. Ou bien 1l est à une étincelle, éclatant entre les pointes et un pôle fixe.

Nous donnerons. dans le cours de cet ouvrage, de nombreux exemples d'éclateurs tournants.

La figure IV, pl. Il représente un éclateur tournant à grande puissance du type Marconi. Il est à pointes rayonnantes, à deux étincelles. Les pôles fixes sont des disques plats, dont le plan est perpendiculaire à celui du disque, et qui tournent lentement autour de leur axe pour répartir l'usure.

Sur la figure XXIV, pl. XIII, on voit un éclateur tournant à

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deux étincelles Fessenden, installé à Arlington. Les électrodes fixes sont refroidies par un courant d’eau.

La figure XXII, pl. XIL, représente un éclateur tournant à une étincelle du modèle Postes et Télégraphes, 10 kilowatts.

Sur la figure 167, page 172, on voit le schéma d’un éclateur Marconi à 300 kilowatts, avec saillies encastrées sur le disque, près de sa périphérie et, débordant de part et d'autre de son plan. L’étincelle éclate entre ces saillies et deux électrodes lisses, constituées par des disques dont les plans sont perpendiculaires au plan du disque principal, qui tournent autour de leux axe, et sont munies d'’ailettes pour éviter l’échauffement. La figure V,-pl. IF, représente l’ensemble de cet appareil.

Nous avons vu que les éclateurs tournants peuvent être employés en combinaison, soit avec des alternateurs, soit des machines à courant continu haute tension. Dans le premier cas, ils sont généralement calés sur l'arbre de l'alternateur, et contiennent un nombre de pointes égales au double du nombre de paires de pôles de l’alternateur, de telle facon qu'une étincelle éclate par demi-période du courant alternatif. Leur position sur l'arbre doit être réglable, pour qu'on puisse les placer de telle façon que l'étincelle éclate au moment du maximum de la différence de potentiel de charge. Employés en combinaison avec du courant continu, les éclateurs tournants sont généralement entraînés par des moteurs indépendants des génératrices à haute tension.

Les éclateurs tournants présentent, par rapport aux types fixes, Les avantages suivants :

1° La rotation du disque provoque une ventilation énergique et par conséquent assure le refroidissement de l'appareil ;

2° L'étincelle étant très rapidement coupée dès que les pointes s'éloignent des pointes fixes, il ne peut se former d’are à l’éclateur ;

3° Les pointes (ou les saillies) passant à intervalles réguliers, l'étincelle éclate à intervalles réguliers. Ainsi se trouve réalisée une des conditions nécessaires pour la production des sons musIiCAUx.

2° EÉclateurs à impulsion.

101. Nous verrons dans un chapitre suivant que les éclateurs dits à impulsion doivent éteindre les étincelles très rapidement, aussitôt après l'éclatement, après quelques oscillations au plus.

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