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permet cette conclusion: la mort qui a lieu dans les premiers jours de cette maladie est occasionnée bien moins par une insuffisance aiguë du cœur que surtout par un empoisonnement aigu des centres cérébro-spinaux par la toxine scarlatineuse, — toxémie, — et par la paralysie de ces centres qui en est la suite. Cette manière de voir s’est confirmée pendant une épidémie de scarlatine qui sévit à Lemberg en 1909 et 1910. Nowicki dans 59 cas d’autopsies de cette scarlatine a fait 15 fois l’examen microscopique du muscle cardiaque ; 1l n'a pas trouvé une seule fois des modifications qui peuvent indiquer une inflammation du muscle; mais il a constaté une dégénération albumeuse (hyaline) très caractérisée. De plus, la différence de température était basse dans cette scarlatine aussitôt que l’éruption à la peau pâlissait, se fondait ou disparaissait. Que cette basse différence de température ne dépende pas uniquement du caractère de la maladie, c’est-à-dire de l'abondance de l’éruption, cela est démontré par des cas nombreux de différence normale de température chez des morbilleux et par quelques-uns chez des varioleux.
Influenza. — Notamment dans les cas compliqués de pneumonie, il a été constaté très souvent une différence anormale de température (dans plus de trente cas); elle atteignit 1° c., rarement 1,5° et dans un seul cas 2° c., immédiatement avant la mort.
Une telle différence de température fut souvent l’unique symptôme qui me mit sur la voie pour diagnostiquer une insuffisance occulte du muscle cardiaque, sur tout d’une nature fonctionnelle. Grâce à la différence de
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température, j'ai constaté que l’influenza provoque peutêtre plus souvent que d’autres maladies infectieuses des complications du côté du cœur. Dans la règle, l’influenza attaque le muscle cardiaque.
Diphtérie chez les enfants. — La différence de température donne des observations très intéressantes. Sur les 90 cas observés, 6o sont dûs à l'épidémie qui régna à Luck et dans les environs pendant les années 1005 et 1906. Cette épidémie présenta de fréquentes complications : insuffisance aiguë du muscle cardiaque, paralysie des nerfs, inflammation rénale post diphtéritique. Dans quatre cas, au stade de convalescence, la mort se produisit subitement, dans la 2° et la 3° semaine de la maladie.
La différence anormale de température dans la diphtérie surpassa 1° c. et atteignit 1,7° ; elle se manifesta en grande partie à la fin de la première ou au milieu de la 2° semaine. Elle indiquait une insufisance aiguë du cœur, manifeste ou cachée. Les renseignements sur le décours ultérieur de la maladie dans le stade de convas lescence font défaut.
Les cas les plus intéressants furent ceux dans lesquels la différence anormale de température se montre en même temps que le fort du développement des membranes dans le pharynx; par conséquent, au milieu ou à la fin de la première semaine. Dans ces cas, les complications signalées ci-dessus se développèrent dans la seconde et jusque dans la troisième semaine de la maladie.
Par conséquent la constatation de la différence anormale de température permit de prévoir également les
complications subséquentes. On peut donc alors appeler l'attention des parents de l’enfant sur le danger menaçcant, et prendre les mesures préventives nécessaires ; parmi celles-ci il y aurait à mettre en première ligne le soin de garder le malade dans la position couchée au lit. Les complications observées se montrèrent en leur temps sans qu’il y eut à tenir compte de l’emploi du sérum antidiphtérique ; que cet emploi eût eu lieu ou non, qu'il eût été appliqué au début ou trop tard, et finalement que les unités immunisantes aient été de 2.000 où de 5.000.
Le Croup. — Les observations sont moins nombreuses que pour la diphtérie du pharynx. La prise des mensurations est difficile ; l’agitation des enfants donne des inexactitudes de mesure dans l’aisselle. Cette difficulté tecnhique explique peut-être les variations de chiffres dans la différence de température aux différents stades.
Jasin'ski a observé une irrégularité de la différence de température dans dix-neuf cas de croup.
Au stade de l’asphyxie la différence de température était normale ou basse (0,2° à o,1°) malgré les symptémes d’une insuffisance aiguë du muscle cardiaque ; au contraire, après la fin de ce stade, elle montait souvent très haut. La différence minime de température dans ces cas relève de l’empoisonnement des centres encéphaliques par l'acide carbonique (dans trois cas d’empoisonnement par des gaz de charbon, l’auteur a observé également une différence abaissée de température). Cela
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