‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 104 sur 124 · Pour éviter de barbouiller le registre , il faut écrire · texte numérisé non relu

Pour éviter de barbouiller le registre , il faut écrire

montans étant constamment égaux entre eux , Tun fait nécessairement connaître i*autrc. On n*a donc porté en dehors qn^une seule fois a« journal le montant de chaque article : ainsi la dernière colonne du journal indique également le total des débits oa le total des crédits d% tous les articles qui y sont inscrits.

ABRIS G^B. 3o3

sur im morceau de papier le montant des affaires du journal, et celui du débit et du crédit de chacune des six premières colonnes lorsqu^on les additionne , et il ne faut transporte]: ce« montans à la place qu'ails doirent occuper , qu'*après s^être assuré que le total des débits réunis de ces colonnes est égal à celui de leurs crédits , ainsi qu'*à celui des débits ou des crédits des diyers articles écrits au joumaL Le total des débits réunis des colonnes étant égal à celui de leurs crédits aussi réunis , il faut les placer alors seulement chacun en son lieu , sur une même ligne y et les renfermer entre deux doubles traits. (Voy^z le modèle.)

557. En cas d'erreur, il suffirait de vérifier rapidement si le montant du débit et du crédit de chaque article , est exactement porté dans la colonne dont il dépend , et de vérifier de nouveau les add^itions de chaque Colonne et le» sommes inscrites au journal ; ce qui ne peut être que rafifaîre d'un instant pour chaque folio.

Telle est la manière d'arrêter les débits et les crédits de$ colonnes , et de les faire balancer entre eux et avec le montant des divers articles du journal y soit à la fin de chaque folio y soit y si on le voulait ^ à la fin de chaque mois y où à toute autre époque/

Manière de continuer les écritures , après açoir arrêté et dè^ terminé la totalité des débits et des crédits de la période précédente ou duJhUo j^écédent^

558. On commence le second folio par le transport du montant des articles du journal, et du montant du débit et du cré-< dît de chacune des six premières colonnes du folio précédent ; ensuite on y écrit les opérations selon les principes' déjà posés (53o). A la fin de ce second folio , on additionne , comme on. vient de l'indiquer précédemment (555) , le débit et le crédit de chaque colonne et les divers articles du journal j on écrit chaque montant en son lÎQu \ quand on s^est assuré Ç[u^U c^

3o4 NOUVELLE M^THOBC ^

exact (556) , ou le transporte aa commencement du folîo sui- Tant y et ainsi de suite.

Par ce moyen , on roit le montant des affaires d^un, de deux^ trois ^ quatre, cinq ou six folios y etc., arec leur balance générale y jusqu^à celui où Ton veut enfin arrêter tous les comptes et faire la balance générale de tous les lirres.

Minière de solder les six premières colonnes et tous les comptes (jii elles renferment,

559. On solde ces différentes colonnes par balance , comme on solderait d^autres comptes selon la métbode ordinaire (264).

Manière de solder la colonne des marchandises générales y celle de caisse y des billets à recevoir y des billets, à payer ^ et des profits et pertes*

560. On solde la colonne de marchandises générales exactement comme le compte de marchandises générales : il faut passer les mêmes articles au journal (272).

56 1. Obseryez seulement que les sommes dont la balance est débitée ou créditée sur la page gauche du nouveau registre , doiyent être portées au débit et au crédit de la sixième colonne.

Dans le modèle placé avant la page 291 , la septième colonne a été destinée à tenir lieu du cpmpte de balance } en pa-« reil cas , il faut porter dans cette septième colonne les débits et crédits du compte de balance. Mais y article (554)» il a été dit que cette septième colonne pouvait être affectée à tout autï*e vsage.

562. Lorsque la dernière colonne est employée pour tout autre compte que celtd de balance , il faut alors ouvrir ce der— nier sur le livre des comptes courans, et y porter les débits et crédits de balance , après les avoir portés dans la colonne de divers y ainsi que les débits et crédits des autres comptes particuliers , comme cela est prescrit article (552).

563. La colonne de caisse ; celle des billets à recevoir ^ celle

abreoé'e. 355'

fles billets à payer, et celle des profits et pertes, doîyent être soldées exactement par les mêmes moyens, et en passant les mêmes articles au journal que ceux que Ton passe pour solder ^ selon la méthode ordinaire , les comptes de caisse , de billets à recevoir , de billets à payer , et celle de profits et pertes. Voyer 280, 281 , 282, etc. ,

De la manière de solder la colonne de divers.

564* Pour solder la colonne de divers, il faut débiter \b compte de balance et créditer* la colonne de divers du montant de ce qui est au débit de cette colonne , et il faut débiter la colonne de divers et créditer le compte de balance de ce qui est au crédit de cette même colonne. Par ce moyen , la colonne de divers sera soldée et sera rétablie dans le même état par la balance d'entrée. /

565» Au lieu de solder en bloc le montant du débit et celui du crédit de la colonne de divers , on peut solder séparément par balance chaque compte compris dans la sixième colonne ^ par. les principes déjà connus (288 et 284)* Ce qui , étant fait avec exactitude , opérera la balance de la sixième colonne.

Manière de solder^ par profits et pertes y le compte dCun particulier.

566. Dans le cas où un débiteur serait failli ou exigerait uu rabais, on le créditerait par profits et pertes dv solde ou d« Biontant de ce rabais , avant de solder la colonne de divers.

DE LA BàULTCCE D^ENTR^C.

567. La balance d'entrée est l'inverse de celle de sortie (3o4)» Il faut , pour recommencer les écritures , débiter la balance

d^entrée des articles dont la balance de sortie est créditée, et la créditer de ceux dont la balance de sortie est débitée. En un mot , il faut faire l'inverse de ce qu'on a fait pour solder les six premières colonnes (216).

Il faut ensuite continuer à passer les écritures pour les af* faires suivantes^ selon les principes etles détails précédeas (529)».

^oTÎ llOr VILLE MÉttîODB

Application de la nouvelle méthode ii la gestion éCune cargaison.

Rien n^exîge une mëtliode abr^gëe pour tenir les ëcritores , comme la gestion d^une cargaison. La rigueur du climat dans Jes colonies y Isi multiplicité des détails et des occupations , tout exige que Içs capitaines de nayire ne soient assujettis quà tenir une comptabilité bien facile*

En faisant rayer un registre {a) selon les principes de la nouvelle méthode , la gestion de leur armement , de leur carsaison j les comptes de leurs débours j de leurs retours , ceux de leurs affaires particulières j des pacotilles qui leur sont confiées , ceux de leurs rccouvremens , etc. , tout sera inscrit sur un regîsire dont les écritures sont extrêmement abrégées , et qui composera leur état de situation avec Tarmateur et avec les particuliers , comme pour leurs retours , pour leurs affaires individuelles j etc. , et pour toutes les parties de leur administration vues dans leur ensemble et tous leurs détails»

Les comptes suivans leur sont nécessaires :

568. 1*^; Celui de car^awo», auquel la première colonne peut éti*e affectée. Il doit être débité de tous les débours faits par le capitaine pour opérer le déchargement des marchandises composant la cargaison $ acquitter les droits , les lojers de magasin y courtages et frais quelconques occasionnes par la yenle de ces marchandises , ainsi que de la commission due au capitaine 5 .

2^. G^édité du produit de ^es marchandises a mesuré qu^on les vend ;

3^. Et débité pour solde du produit net de la cargaison dont J^'armement doit être crédité,

56y. Celui S armement y 2®. colonne. O doit être débité, 1^; des frais de désarmement et de réarmement payés par le Capitaine y de ses débours pour vivres ou frais quelconques faits pour le navire ou Féquîpage.

(a) Le Journal grand {utc pctCectronné , en ncof colonnes , se troire chez rauteur. Trix ; 2^ francs la main. Lc^ t^tej 4es colonnes sont en bI«BC.

ABREGEE. go^

des rccouTremens faîts par le capitaine pour fret ou Tojage des passagers ;

3®* Et débité pour solde du net produit de Tarmement dont rarmateur doit être crédité.

570. Celui de pacotille , 3®. colonne , ou le capitaine peut comprendre le compte particulier de chaque pacotille qui lui a été confiée , et même , s'il le veut, de celle qui lui appartient. Ces comptes doivent être, 1^. débités, chacun en son nom particulier, des débours qu'il occasionne au capitaine (571) ^

2^. Crédités du produit des ventes a mesure qu'il les opère ;

3^. Et débités pour solde envers profits et pertes des commissions dues par chaque propriétaire de pacotille au capitaine.

671. Le compte de denrées coloniales ^ i4*- colonne, qui doit être débité indistinctement de tous les achats des denrées coloniales dont le capitaine compose ses retours , des frab qu'elles occasionnent, etc.; et qui doit être crédité pour solde, à la veille du départ , i®. de tout ce que ces denrées ont coûté, pour le compte de l'armateur , qui doit en être débité person-* nellement ;

2^. De ce qu elles ont coûté en outre pour les marchand dises achetée^ en retour de chaque pacotille^ qui doit en être débité chacune en ce qui la concerne.

Celui de Caisse , 5*. colonne.

Celui de Billets a recevoir, G», colonne.

57a. Celui de Profits et Pertes , 7e. colonne. En outre de ses usages ordinaires , il doit être , 1^. crédité de conamissions retenues sur le produit de chaque, pacotille et sur le produit de la cargaison dont cette dernière doit être débitée de même que chaque pacotille ; débitée des dépenses personnelles du ca pîtaine , et pour solde du profit net du capitaine, qui en doit être crédité à son compte personnel.

573. Celui de FARMATEirR , 8e. colonne. H doit être débité de tous les pajemens faits pour son compte particulier, éï iSré^ dite des recouvremens étrangers à la gestion de l'armemeut

Digitced by VjOOQIC

^5 VOUVELLS tt^THODC

et de la cargaison y ainsi que du produit net de la cargaison et de rarmement; il doit être débite en outre du monfaut dé tous les aebats faits pour ton compte , de denrées coloniales , et du montant de toutes les sommes dues par les colons auxquels il a été fait des yentes à crédit pour compte de Farinaleur, et dont ces colons doivent être crédités pour solde, attendu qu^îls doireot lui en tenir compte.

"Ejdëxl y si le montant des marchandises apportées en retour ponr Tarmateur n^opère pas la balance de son compte , le capitaine doit nécessairement lui tenir compte du solde en argent , ou illa lui doit personnellement. Lorsqu'^il payera à Farmateur le solde de sa gestion , il débitera donc Farmateur pour tolde y et créditera la caisse.

Dans le cas ou on n^aurait pas acbeté y pour cbaque pacotSleur y une quantité de marchandises qui balançât son compte y on le solderait par caisse , comme celui de Farmateur^ pour la râleur des espèces apportées en retour.

Celui du Gapitaihe y 9e. colonne , qui doit être débité des râleurs dont il dispose pour son compte personnel y et crédité des recouTremens faits pour son compte personnel, ainsi que du solde de son compte de profits et pertes y tel qu^il doit être soldé par balance, ainsi que celui de tous ses débiteurs ou créanciers personnels pour frais de son yojage en Amérique. Par ce moyen tout sera soldé ; la colonne de Farmatieur donnera son compte liquidé , et le registre présentera le compte général de la gestion du capitaine dans son ensemble , et dans chacune des subdivisions qui la constituent.

nV LIVRE DE BlfcAPITITLATlON DES MARINS.

$74. Cest le livre qui contient les ventes détaillées et journalières de la cargaison , il est tenu comme un répertoira ou alphabet. On le préparé ordinairement à bord ^ pendant la traversée.

On fait un cahier dWe ou de deux mains de papier; on écrit la lettre A en tète et sur U J>ord de la première page.

ABHKGEE. 309

et on eoupe une bande d^ufi demi-pouce de largeur , jusque flous la lettre qui occupe le haut de cette bande retranchée à la ire,, 2e. et 3e. feuilles, etc., que Ton destine à la lettre A: on en fait de même pour les lettres B , C , D , afin que toutes les lettres de Talphabet soient visibles. Ou ouvre ensuite , sur la page A. , les comptes de marchandises qui commencent par cette lettre, et Ton forme trois colonnes à la droite de chaque compte j la première en dedans , pour y écrire la quantité des marchhandises portées et vendues en Amérique ^ la seconde , pour y écrire le montant de chaque vente j et la dernière, pour y sortir, le total des ventes portées à chaque compte, lorsque la veate est finie. On ouvre de même à bord, pendant la traversée , le compte particulier de chaque sorte de marchandises composant la cargaison , d*après Tétat qui en est fourni au capitaine par Tarmateur ; chaque compte a la lettre B, C, ou D , etc. , si son nom commence par la lettre B , G , ou D , etc. j et Ton met en tête de la première colonne la quantité des marchandises qui sont à vendre , sous laquelle quantité on tire un trait de plume, afin de ne pas confondre les marchandises à vendre avec celles vendues ; enfin on y pratique , après une marge sufBsante, une petite colonne à gauche, comme au grand livre, pour y écrire la date des ventes de chaque jour , et tous le prépai'atifs sont finis. Quand on a opéré des ventes dans les colonies , et qu'on a passé les articles sur le journal ou le brouillon des ventes , on porte par extrait les ventes à chaque compte particulier déjà ouvert sur le h'vre de récapitulation , en observant d'écrire la date en marge et dans la petite colonne qui suit la marge 5 eimiite ces mots : au comptant , si on a été payé 5 ou ceux-ci : àtel ^ si on a vendu à terme , à tel priv , et on porte la quantité d'objets vendus dans la première colonne en dedans. Par ce moyen , ce livre offre un compte de vente au détail très-cîrconstaticîé , et prouve s'il a été soustrait quelques marchandises par la différence des quantités vendues avec ccHes qui étaient à vendre. Si les aiiicles manquans sont de jiou cl& valeur, et n'ont

3lO liOUTEELLE IfiTHOBE

pas été pris , on solde la colonue des marcliandîses pour articles manqnaiis y en j ajoutant ces articles comme ajaot été pris pour la consommation de Féquipage , ou comme eoa-lage on TÎde que les marins appellent tambour.

Ce livre de récapitulation pourrait être infiniment utile à vn marcband au détail ; mais il faudrait alors pratiquer deux colonnes à chaque compte tenu pour les marcliandises ; Tune pour celles achetées , et Fantre pour celles vendues. En retranchant chaque semaine les quantités rendues de celles ache— tées , le marchand Terrait ce qui devrait lui rester. H ne Êia— drait , pour cela , qu'avoir le soin d'Arrire chaque article à Tînstant même de sa réception , et à celui de la yente , conune on le pratique aux ventes publiques.

^ippUcation de la nouvelle méthode à la comptabilité particu^ Hère des iniendans et des gens d'affaires.

575. La nouvelle méthode peut être appliquée à une conq>— tabilité relative aux revenus y aux charges , aux dépenses et à toutes les affaires d^un grand propriétaire.

A la place de la colonne des marchandises générales , on peut substituer celles des propriétés j et renfermer dans cette colonne les comptes de chaque terre , chaque maison ou chaque propriété S\me nature quelconque.

On peut également renfermer dans la colonne des effets à recevoir et à payer y tous les contrats remboursables à époques fixes ;

Dans celle des profits et pertes ^ toutes les dépenses , tous les héritages , tous les cadeaux , toutes les rentes actives ou passives, tous les intérêts payés ou reçus ^ les gages des gens attachés à, la maison, etc.

Enfin les gens d^afiaîre de toutes les classes pourraient substituer à la colonne des marchandises générales y une colonne portant la dénomination particulière de leur comptabilité prîucipale , et renfermer dans les autres tous les comptes des Jénominiitions particulières, qui leur seraient nécessaires.

▲ BR£G]SE. 3ll

Application de la fiouvelle méthode aux administrations publiques*

576. On pourraît former cinq ou six grandes divisions prin^cîpales de la comptabilité générale ou particulier e des administrations publiques^ et renfermer dans les colonnes attribuées à ces cinq ou six grandes divisions , toutes les subdivisions nécessaires* Par ce moyeu , on pourrait appliquer la méthode en partie double à ta comptabilité générale , et avoir la balance générale courante d' s recettes et des dépenses, des non-valeurs j^ des objets casuels et des objets d'un produit fixe , et voir exactement le vide à remplir, ou les excédans qui pourraient être employés en améliorations* La très-grande utilité d'un registre semblable , tenu pour rendre compte des résultats actifs et passifs de Tadministration générale , serait de faire voir chaque jour , en un seul tableau , Tétat général de situation de toutes les parties de Tadministration.

Registre portatij tenu en double partie^ a. t usage des voyageurs , ou Liçre de poche des négocians.

On pourrait faire des petits registres d'un format in-8^. ^ à Tusage des voyageurs et des négocians , qui pourraient y passer écritures des affaires qu'ils font au-dehors de chez eux. Chaque page de gauche servirait de jourt.al , et chaque page de droite servirait de grand livre j à cause de la petitesse du format , on ne pratiquerait sur chaque page à droite que deux colonnes tenues chacune par débit et par crédit* On renfermei^ait dans la première de ces deux colonnes tous les compte? généraux et particuliers sans exception , qu'on y distinguerait par un numéro affecté à chacun en particulier. Lorsqu'on voudrait ensuite connaître le résultat de chaque compte particulier, on en ferait le relevé , et on le transporterait dans la seconde colonne* En un mot , on opérerait comme on l'a déjà prescrit (53o); mais, au- lieu de distribuer les comptes dans dix colonnes différentes ,on les renfei-meiait tous dans une seule.

3iîi NOUVELLE METHODE

et on eii porterait les résultats dans la dernière. Par ce moyen , un voyageur pourrait porter dans sa poche son registre tenu en double partie , et connaître Fétat de situation de ses affaires dans leur ensemble et tous leurs détails, les résultats de ckaque compte particulier et de leur balance générale.

AVINTAGE DE Li. KOUVELtE METHODE POUR LE COMMEBCE.'

577. Un négociant verra chaque année , chaque mois , chaque jour, en un seul tableau contenu dans chacun des folios de son registre : 1®. tous les achats , toutes les ventes de ses marchandises en^général, et de chaque partie des marchandises en particulier, soit pour les marchandises en participation pour celles appartenant à divers , ou qui sont à la consigna^ tion de divers , ou dont on veut voir le produit en particulier j 2.^ rentrée ou la sortie des fonds , ou tous les mouvemens journaliers de la caisse et sa situation positive ; 3^. Tentrée et la sortie des effets en portefeuille , et Tinventaîrc de ceux qui restent j 4*^. la sortie et la rentrée des billets à payer et Tin— ventaire de ceux en circulation; 5^. tous ses bénéfices et toutes ses pertes et dépenses dans toutes leurs subdivisions et leui^s résultats communs et par là son augmentation ou diminution journalière de fortune j 6^. le résultat des comptes de tous ses. débiteurs et créanciers, et par là Tinventaîre général de ses dettes actives et passives, et l'excédant des unes sur les nutres 5 7^. enfin la balance général^ de tous ses comptes , et son état de situation positif, qui n'exigera , pour être connu ^vec la dernière exactitude , que de faire Testimation approximative des m^chandises en magasin ; et formant une sorte de c^ompte courant général inconnue jusqu^à ce jour, quoique d'aune extrême simplicité.

Application que Von peutjaire à la mHhode ordinaire de certaines abréçiations de celle-ci.

678. Au lieu d'avoir un compte particulier au grand livre pour les marchandises générales, par exemple , pour celles en

f onimission ; pour celles chez divers , ou pour chaque sorte particulière de marchandises , etc. , pratiquez une double colonne , pour les sommes , au comptes des marchandises générales j et après les deux autres petites colonnes qui renferment le n^. du folio du journal et celui du folio du grand livre, pratiquez -en une troisième de la même petitesse , pour y placer le numéro distinctif de chaque compte particulier que vous voulez ren-* fermer dans celui des marchandises générales. Cela fait , passez vos articles au journal , comme de coutume , sans j lien changer ; cYst~à-dire , débitez ou créditez les marchandises en commission , celles de Pierre ou de Jean , ou chez Jacques , ou chez Guillaume , etc. , sous les noms qui doivent les distinguer , et transportez tous les montans de ces articles au compte de marchandises générales au grand livre , en observant seulement de placer le numéro de chaque compte particulier d(ms la troisième petite colonne destinée à le recevoir , et la somme dans la première des deux colonnes pratiquées pour les sommes.

A la fin de chaque folio du compte des marchandises générales , relevez tous les débits et tous les crédits de chaque compte particulier qu'il renferme, et transportez-le en total ilans la seconde colonne , avec le numéro distinctif de chacun de ces comptes pai'ticuliers (556).

Par ce moyen, tous conserverez toutes les subdivisions utiles des comptes , sans les multiplier, et vous verrez au grand livre, tous oeux d'une même classe distingués les uns des autres^ cl cependant réunis en un seul.

Il en est de même des subdivisions de tous les autres comptes généraux ou individuels.

Dé t addition des articles du journal tenu selon tancienne méthode,

'>7<). En additionnant les articles du journal tenu en double partie, selon Pancienne méthode , comme j'ai indiqué qu'il fallait le faire pour le journal tenu selon la nouvelle (55i), on évitera la peine de pointer les livres , clans le cas où on anrd

Sl4 jroUTELLE METHODE ABREGEE.

pas fait d^omlssîoDs } et par conséquent on teneur de livres exact et comme il r en a beaucoup , en adoptant cette métliode , s^assore de grands avantages.

Blaîs quand je dis que Ton est diï'pensé de pointer les livres selon ceUe que je propose , je me fonde sar un avantage ëvi~ dent et réel qui lui est absolument particulier. £n effet , en jéunissant toutes les parties d^une comptabilité quelconque dans un registre y qui ne forme qu^un seul tableau du jonmal et de tous les comptes courans qui en sont les développemens journaliers ^ îl est incontestable que les omissions s^aperçoî— vent au premier coup d**»!! , lorsqu^on additionne les sommes, portées dans les différentes colonnes de chacun des folios dont ce registre est composé.

J*ofire ces mojens de comptabilité , parce que je les croîs utiles ; chacun peut les modifier à son gré.

Vu journal grand llçre perfectionné»

Le modèle placé page 291 ne contient que 7 colonnes tenant lieu de grand livre ^ comme celui des éditions précédentes , et la dernière y est affectée au compte de balance. Mais la planche que j^ait fait graver en taille douce , dans un format grand jésus ^ contient neuf colonnes dont les têtes sont eu blanc, afin qu'on puisse leur donner tel intitulé qui conviendra ; et on peut comprendre les déhits et crédits de balance dans la colonne de divers , au lieu de le placer dans la septième co lonne \ par ce moyen , on aura trois colonnes de plus qu'autrcvfois ; qui pourront tenir lieu de trois comptes de plus que les cinq comptes généraux ordinaires , et que chacun pourra affecter aux comptes susceptibles de grands détails particuliers a son genre de commerce , ou de fabrique , etc. j avantage tiès-grand que ne présentait pas dans Torigine le journal grand livre. ' -,

Ou trouve des feiiilles de ce registre chez Tauleur.

PROJET

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