PREMIÈRE PARTIE
De la Tenue des libres
1. J /art de tenir des notes exac;tes et en bon ordre ^ de toutes les affaires dVn négociant , est appelle la Tenue des livres^ parce que ces notes sont écrites sur dîfférens livres.
a. En France^ tout commerçant est tenu d'avoir un journal sur lequel il doit écrire jour par jour ses dettes actives et ;ï)assives^ ses négociations, acceptations ou endossemens d'effets 5 tout ce qu'il reçoit et paye 5 les sommes employées k ses dépenses^ ses pertes et bénéfices, et généralement toutes les opérations de son conunerce, d'une même suite, sans aucun blanc ni rature, et à mesure qu'elles ont lieu.
3, La loi ne prescrit d'ailleurs aucune manière de tenir ce iTCgistre, Les négocians pourraient donc se borner à j écrire une simple note de chacune de leurs opérations de commerce, et qui en détaillerait toutes les circonst^icesj ce qui réduîraîk l'art de teneurs de livres à celui de rédiger un journal d'af^ faires de commerce.
Mais l'objet des négocians qui tiennent des écritures régulières de toutes leurs opérations de commerce , et moins encore d'obéir à la loi qui leur en prescrit le devoir sous les peines les^plus sévères (<ï) , que de connaître eux-mêmes ^ d'une ma'-'
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{a) Voyez le Code de Commerce*
4 DE lA TEH ÛE DE* LtYHESk
Viêre dîslîncte, la quantité des marchandises qu'ils acîiMent tft rendent; Targentqu^ils reçoivent et dëbeursent ; les lettres dfe change, blUets, etc., qu^ils reçoivent et donnent en payement , ou dont ils reçoivent et payent le montant; leurs bénéfices et leurs pertes ; ainsi que ce qui leur est dû par chaque personne avec laquelle ils font des affaires , "et ce <]u^ils doivent eux« , mêmes.
Ils t>nt donc adopté les méthodes propres k leur faire coa— naitire leurs affaires dans tous leurs dévelojpemens»
Ces méthodes se réduisent à deux^ appelées la jjartîesimph ^t là partie double*
Delà tenue des livres en partie simple,
4. C'est moins une méthode qu'une manière de tenir de Simples notes des affaires d'un négociant , car elle ne repose sut aucune règle générale. En outre du journal et du grand livrer ■chacun se sert arbitrairement d'un plus ott moins grand nombre de livres auxiliaires; mais, conime ils ne sont tous que des recueils de simples notes ^ il suffit de les voir poxrr être capable de les tenir.
Il ca est de m&oie du journal et du grand Kve (a).
Dujôurnat tenu en partie simple.
5. On n'y passe que les articles {h) relatifs aux affaires faites à terme, les achats et les ventes au comptant 5 lespayemens des billets; les dépenses, etc., n^y paraissent pas. On n^'en — — ^ ^ - ■ - ' ^^^j> ' ' -
{a) Le journal est un registre ainsi ndtnnié parce qu'on y tient note , }ovir par jonr^ de tontes les affaires que Ion fait. Le grand livre est ainsi iiommë parce qu*Il est d*an format plus grand que les autres. Yoyes encore (aS).
{ft) Articles dn journal ou du grand line. On appelle tinti les nolei écrites sur les livres.
Ecrire , eoncher une article , en passer ^critvreê , o« passer écritvret ^ Topération qu*il t •nctmt , n*est qa*ane mèma chose.
X^E Ll VENUE DES LIVRES. S-
yrend note qu'eau livre de caisse, au carnet d'^ëcliëanees et ait: lÎTre demarcbandises» Voyez la note du n^. (25).
6. Les articles que Ton passe au journal pour les afiaire»^ laites à terme sont dWe extrême simplicité. Il ne s^agit que de débiter (a) la personne qui doit Tobjet dont il faut passer écritures, ou que de créditer {b) celle à qui cet objet et dû..
7. On débite la personne qui doit par cette formule: Doit Jean y pour tel ou tel objet y etc.
Ainsi le nom du débiteur (c\ est piécédë du mot doit,, et le j^ste n^est que Texplication de ce qu^il doit.
8. On crédite le créancier, en employant cette formuler Avoir pierhe pour tel ou tel objet, etc.
Ainsi le nom du créancier {d) est précédé du mot avoir,. ^oi signifie il est dà à tel j, et le reste de Tartide ni^est que Fex-^ plîcatiou de ce qui lui est dû.
On conçoit que pour écrire des notes sur des principes aussi fiunples, il iL^est besoin d^aucun précepte^ ni dWcune étude ^t car, écrire au journal, doit un tel y ou açoir un tel y et la rai-^ Bon pour laquelle il est débiteur ou créancier^ ne peut pré^ «enter la moindre difficulté.
(Test pourtant en quoF eonsbte Fart de tenir les livre» ei^ partie simple.
9. Il en résulte que le jovrnaî en partit simple ne contient, ifue ce qui est du à un négociant par Us personnes avec les^ quelles iljait des affaires à terme y, et ce quU-doit à chacune^ déciles.
Ce qu'il reçoit et donne ^ en argent, en marcbandises , ett Billets , est pris en note sur des livres auxiliaires , ainsi que ses. profils et pertes, et n^èst pas inscrit au journal^ ce qui est contraire aux lois. (2) .
> ■ I j t ii m il ^0mmÊmmmmmmmm0mêÊmimmmÊa^^
{a) Z>^/lf r quelqii*oa , c*e5t écrire qu*il doit. {f») Créditer c^*t\(\}jL\m , c^Dst écrire qu'on lui doit^ {c) Débiteur^ c'est celui qui d6U.
{dy Créancier (^^%ix,ti\ii à qui l*oa doiti
O DE LA TEiriTE DE5 MVBE^.
Du grand liçre en partie simple,.
10. On y ouvre un compte par débit et crédit (a) aux per>^ sonnes qui sont débitées ou créditées au journal , et on porteau débit du compte de cbaque personne, au grand livre, les sommes dont elle est débitée au journal, et. au crédit celles dont elle est créditée sur ce même livre.
Ainsi, la tenue des livres en simple partie ri a pour objet {juede tenir des comptes par débit et crédit pour chacune des per^ sonnes avec lesquelles on JcUt des affaires à terme*
11. La seule cbose qui distingue le grand livre tenu en partie* simple , de celui tenu en partie double, est que Ton n'ouvre des* comptes sur Iç premier que pour les personnes avec lesquelles ont fait des affaires à terme (^), tandis qu'on en ouvre pour lesobjets dont on fait le commerce, comme pour les personnes , 90X le grand livre en partie double.,
12. Pour ne pas insister inutilement sur les détails relatifë Si hipariie simple,, on se bornera à prévenir qu'acné ne peut pré-
- sentcr aucune difficulté lorsqu'on connaît la méthode en par-^ //e û?ow3^ , qui comprend, tout ce qu'il faut Sî^vogr pour tenir* dies livres quelconques. ^
Il faut donc passer de suite à l'étude de la méthode qui réunît les détails et les principes de toutes les autres.
'(tf) Tiébit ou doit: on écrit ce mot à la page gauche d'tan compte pour exprimer que tout les articleA écrita anr cette page aoot dss par la. personne pour laquelle ce compte est ouvert.
Crédit o« Avoir. On écriv ce mot en téie de la page droite,, ou entegard de celle de gauche, pour exprimée que tous les articles écrita sur la page à droite sont dus à cette, même personne.
Le D^BIT du compte d*tone personne est composé dte tout ce qu'elle doit.
Le Crédit, de tout ce qui lui est dû«
{b) On introduit cependant quelquefois le compte de caisse en. partie simple, pour débiter et créditer ce compte, quand on reçoit et donne de l'argent ; mais dès lors la méthode cesse d'être etk simple partie , ti^ni de celle en double partie quant à ce qui concerne le compte de ir«i/i.«, et ^rea^lenom de partie miatén.
ht t\ TEirVE DE» hirîLti* J
De la tenue des livres en double partie^.
tB. La tenue des livres en double partie a pu long^tempfl:^ paraître inintelligible et confuse , parce qu^elIe ne reposait sur^ aucune règle fixe {a)^ mais aujourd'hui que la théorie en est aussi facile que certaine, et qu'elle est réduite au développement d'une seule idée, d'une clarté et d'une simplicité infinies , il vlj a que les personnes qui ne veulent pas s^en former cette idée qui peuvent y trouver de l'obscurité.
1^4* Celte méthode g^éralement adoptée a un double objet l^our un négociant..
Le premier, de tenir un compte par débit et crédit pour chaque personne açeo laquelle iljait des affaires à terme y ce qui est aussi l'objet de la partie simple.
Le second, de tenir de plus un compte par débit et crédit pour chenue nature d^efflgts qu'il est susceptible de recevoir et de fournir y et pour ses profits et pertes»
Ainsi elle comprend lés diverses parties de la comptabiKté générale d'un négociant, et en forme un seul tout qui n'est autre chose que son compte coirant général, divisé en autant de parties séparées que la nature de ses opérations l'exige ; par-* lies qui ont une correspondance immédiate les une^ avec les autres, et^ se trouvant liées entre elles, se contrôlent mutud-^ Ièment«.
i5. Pour tenir les livres en double partie avec facilité, il faut commencer par se fornler une idée exacte de l'usage- des eomptes que chaque négociant tient pour chaque nature d'ob-* jets dont il fait le' commerce , comme pour chaque personne avec laquelle il fait des affaires.
11 y en a cinq principaux j on les nomme comptes généraux >parce qu'ils sont ouverts pour clwcune des cinq classes gêné— raies d'objets qui servent de moyens d'échange au commerce^
(if) Elle n^offrait qQ*ua chtos avant la publication du présent ouuage^ Yojes la notice histoiiipia qui lui sert d^iiUfoductioii^.