‹ La tenue des livres rendue facile: ou Nouvelle méthode d'enseignement de laChapitre 98 sur 124 · Giaque associe aura un compte ouyert en particulier · texte numérisé non relu

Giaque associe aura un compte ouyert en particulier

i'*. n sera crédite, en commençant les livres, de ce quî lui sera dû pour solde de ses avances et levées , ainsi que de sa part des bénéfices liquidés , antérieurs à rétablissement des livres en double partie ^ il sera également crédité dans la suite de ses nouvelles avances , des intérêts qui lui seront dus , etc.;

1^. Il sera débité de ce qu^il prendra , ou de ce qu'on payera pour son compte particulier ;

3®. Lors de la balance , il sera préalablement crédité de sa part des bénéfices liquidés , et soldé par balance.

5 10. Cbaque commettant, correspondant, gros fournisseur

ou bailleur de fonds , aura un compte particulier , qui sera

crédité de ce qu^il aura fourni et fournira , et <Iébité de ce qu il

recevra.

5n. Du compte de -chaque actiorniaire.

1®. Chaque actionnaire pourrait être crédité, en commençant les livres ; de ce qui lui serait dà d'après Tinventaire , et dans la suite des nouveaux fonds qu'il fournirait ^

2*^. n pourrait être débité des sonmies quî lui seraient four*» nies , ou qu'on compterait pour lui ;

3^. Lors de la balance , il pourrait être crédité préalablement de sa part des bénéfices , et soldé par balance.

5 1 2 . Des premiers articles du journal en double partie*

X<e journal commencera par ces deux articles :

Divers à balance d'entrée, pour ce qui suit, composant les

différentes parties de l'actif de la fabrique de C......

Balance d'entrée à divers pour Ce qui suit, composant les

différentes parties du passif.

5i3. Du compte de capitaU Aywt commencé les livres en créditant chaque associé et

thàque actiônnaîre de ce qui lui est dû pour solde , tant de sa mise de fonds que de ses avances y et de sa part des bënéfices y si on détermine dans la suite le capital de Fehtreprise > ainsi que la mise de chaque associé et le montant de chaque action qui doit concourir à la formation de ce capital j il faut ouvrir un , compte à ce dernier.

5i4* 11 faut créditer le compte de capital de la somme qui le compose ^ dont il faut débiter pour sa part chaque associé et .chaque actionnaire.

5i5. On aurait pu de même ne créditer chaque associé et chaque actionnaire que de ce qui lui serait dû en outre de la part quHl aurait fournie du capital , et créditer le compte de ce dernier de la part fournie par chaque associé et chaque ac^ iionnaire {a),

/Résumé et conclusion^ de ce qui concerne t établissement dess liçre de la fabrique de C.»...

5 16. Les co;nptes généraux et particuliers font connaître la situation de la fabrique \ le Compte des divers débiteurs donne le résultat des deux ou trois miUe comptes courans particuliers , tenus en détail sur les livres auxiliaires.

617. Les livres auxiliaires des ventés et recettes relatives a ces ventes , et des comptes courans des acheteurs , livres qui sont indispensables , et qui sont tenus sans difficulté par les comiïiis du magasin , donnent avec celui de caisse > etc., tous les développemens désirables»

(0) Par ce moyen, la mise cle fonds de cbaqtxé assoÉté sera éliminéa de son compte individuel , ou , étant porté an débit de ee compte , en diminuera ^'autant le crédit., pour coAiposer celui dn compte décapitai. Mais il peut y avoir autant de méthodes qut de cas di£férenf , et m4me ^é d'intentions différentes.

31^6 iifSTittrcTioir

De Vabréçiaiion des écritures en double partie ^ relatifs avSH^^ effets a recevoir*

5 18. Pour abrëger, îl ne faut passer écritures au journal , lorsqu'on prend ou négocie des effets à receroir , que du prix qu'on en donne ou qu'on en reçoit sans aucun égard pour le bénéfice ou la perte qu'on fait sur chacun , et îl faut pratiquer^ tant au débit qu'au crédit du compte d'effets à recevoir au grand lirre , une colonne en dedans de la colonne ordinaire.

Cela posé 9 1®. lorsqu'on transporte nu grand livre au débit' , il faut placer dans la colonne ordinaire le prix coûtant de cba— cun des billets qu'on a pris , et dans la colonne intérieure , la valeur exprimée dans cbaçun de ces mêmes billets; 2.^ lorsqu'on transporte au crédit^ il faut placer dans la colonne ordinaire le prix qu'on a obtenu de chacun des billets qu'on a négociés , et dans la colonne intérieure la valeur exprimée dans chacun de ces mêmes billets*

Par ce moyen , chaque billet figure dans les colonnes ordinaires pour ce qu'il a coûté et produit , tandis qu'il ne figure dans les autres que pour la valeur qui s'j trouve exprimée , et par conséquent que pour une même somme y tant dans la colonne intérieure du débit que dans celle du crédit.

Lorsqu'on veut solder ce compte , il faut le créditer par ba^ lance de la valeur des effets restant en portefeuille , dont on porte le montant dans la colonne ordinaire j îl faut soldei* les colonnes ordinaires par profits et pertes.

C'est ainsi que le bénéfice ou la perte résultant de toutes les négociations d'effets passe en un seul article au compte de profits et pertes.

Nota. Les colonnes Intérieures dans lesquelles chaque effet est pooié pour ime niéme somme , tant w\ débit qu'au. crédit , n'ajant pour objet que de faire reconnaître ridentité de chacun des effets portés au débit avec l'un de ceux portés au crédit, lorsque cette monnaie est exprimée en monnaie étrangère^ on peut la porter en cette monnaie dans les colonnes

kxiërieur^s ^ dont il est inutile d^additionner les articles y puiscpi ils sont les mêmes tant au débit qu^au crédit.

Voyez le modèle du compte de banque en participation f dans ma Tenue des livres généralisée ; avant los numéros de rencontre , les valeurs exprimées dans chaque effet pris ou négocié sont placées les unes au-dessous des autres sans dis— ilnction , quoique étant en monnaies différentes.

5 19. LorsquW banquier reçoit, chaque courrier, un grand nombre d^effets à recevoir , et lorsqu'il eu prend et négocie chaque jour un grand nombre ^ le teneur de livres né pourrait suffire à en passer écritures en détail au journal et au grand livre.

Alors il fait inscrire ces billets en détail sur un livre auxiliaire. LorsquMls entrent en portefeuille , et lorsqu^'ils en sortent , chaque billet est inscrit sous son numéro d'entrée et de sortie {a) ; on place la somme qui 7 est portée dans une colonne intérieure, et le prix qu'on en donne ou qu'on en obtient dans la colonne en dehors.

620. Enfin il passe écritures en partie double , en un seul article et sans détails , de la somme totale qu'ont coûtés les billets à leur entrée , et de celle qu'on en a obtenue à leur sortie.

5a 1. A l'époque de la bidance , il crédite les effets à recevoir de la valeur de ceux qui sont encore en portefeuille , et solde le compte d'effets à recevoir pai' profits et pertes. î)e la distribution en plusieurs brouillons de journaux des

écritures en double partie , (fui ne pcuçcnt être passées par un

seul teneur de liçfres^

522. Lorsque la multiplicité des opérations est telle qu'un seul teneur de livres ne peut suffire à en passer écritures on distribue les matières en plusieurs parties , dont différend çonmiis passent écritures en détail sur des brouillons de jour-

(d) Quant ji ces numéros d'entrée et de sortie , yojtz les notes placées au bas du compte d'effets à payer et du compte d'effets à recevoir au grand livre. On peut supprimer ces numéros , lorsque le litre auiiiliaire d'effets à recevoir es» tfcnu à doubles colonnes , comme (i8}^

2^8 ITTSTRUCTIOy

neaux , et dont le teneur de livres principal passe ëcriturés en masse sur le journal général.

Par exemple , on peut charger un commis du brouillon de journal , relatif à la réception ou acquisition faite d'une manière quelconque des effets à recevoir j il en passe écritures en détail.

523. Un autre commis peut être chargé des écritures relatives aux négociations ou remises des effets de cette nature.

Le teneur de livres en chef peut ensuite passer écritures en un seul article y sur le jouroal général , du prix coûtant de tous Ijcs effets à recevoir entrés en portefeuille dans la journée > sans rien détailler , et renvoyer , quant aux détails , au journal particulier des effets à recevoir.

Il peut passer écritures , sur les mêmes principes , des remises et des n^ociations faites dans la journée.

5'^4» ^^ peut de même avoir uA brouillon de journal, tenu en détail , pour chaque objet particulier de comptabilité , et passer écritures cri un seul article au journal général , et sans détails de la valeur totale de tous les articles écrits dans ls| jonmée sur un brouillon particulier.

Enfin on pourrait encore distribuer le journal et le grand livre en autant de volumes séparés que le besoin de faciliter Texécution pourrait Texiger.

On ne finirait pas , si ou voulait traiter en particulier de toutes les abréviations de la pratique j mais on doit être convaincu que, lorsquW sait tenir les livres en double partie dans tous les détails dont ils sont susceptibles , on éprouvera aucune difficulté à rejeter ces détails dans les livres auxiliaires , lorsque cela deviendra nécessaire.

Des Contre-^Parties.

525. Lorsqu'on porte par erreur , au débit d'un compte , par exemple au grand livre , un article qui devrait être porté aa contraire à son crédit, on le porte ordinairement une première fois au crédit pour contre -passer Tarticle porté par er-

renrau dëbit, et on le porte ensuite une seconde fois au crédit, comme il devait y être porté en premier lieu. Cette méthode évite que Ton gratte au grand livre l'article qu'on y a porté par erreur 5 mais, i®. elle augmente le montant des crédits inscrits au grand livre , du montant de la somme qu'on y a' portée par erreur ; 2^. elle augmente aussi le montant des débits inscrits au grand livre du montant de cette même somme ^ puisqu'elle est portée au débit avant tout , une première fois > . pour annuler ou contre -passer l'erreur du crédit , et ensuite une seconde fois coçime elle devait l'être 5 d'où il suit que le total des débits et des crédits du grand livre ne peut plus être égal au montant des articles du journal*

Pour éviter cet inconvénient, il ne faut pas passer de contreparties au grand livre, des erreurs qui n'appartiennent qu'à ce registre , et qui sont étrangères au journal. Ainsi , en cas qu'on ait porté un article au crédit , qui aurait dà l'être an débit , et réciproquement , il faut se contenter d'enlever avec le grattoir le montant seulement de l'article porté par erreur, et de metti'C à côté , <cn marge , le mot Nul , pour avertir que la ligne d'écriture qui l'établissait est nulle et ne se trouve là que par suite d'une erreur.

Comme le grand livre n'est pas le registre authentique , les lignes nulles^ n'y sont d'aucune conséquence 5 d'ailleuts , après avoir supprimé les sommes nulles , le total des débits étant égal à celui des crédits et au montant des articles du journal, garantit qu'il ne renferme aucune erreur de débit , de crédit , ni d'addition.

Il en résulte que le système des contre - parties des erreurs du grand Èvre d#it être abandonné. Mais il n'en est pas de même des contre-parties des erreurs du journal j où le Code dé commerce défend de faire la moindre rature. Des Contre^Parties du journal,

526. Il y en a de deux sortes. Celles de la première ont pour objet d'annuler le débit; ainsi que le crédit d'un article écrit

aa journal par errenr , ce qui annule cet article , dans son en* tier y et donne la £icaltë de récrire ensuite au journal , comme il derait y élre primitiTement, Or, une contre-partie de cette espèce n'est qu'Hun article inrerse de celoî qu'il annule , et compose arec ce dernier deux articles nuls au journal , et ces articles , étant transportés au grand liTre , conune ik doirent Tétre afin que cft dernier soit confomie au journal , produisent des débitsçtdes<»^dits au grand livre , qui balancent entre eux ,. mais qui sont nuls dans les comptes qui les renferment.

Comme il importe de connaître le montant réel du débit et du crédit d'un compte , non compris les contre-parties , on pourra distinguer par une étoile cbacune des contre r- parties portées au crédit ou au débit d'un compte , ainsi que les articles ^'elles annulent ; et lorsqu'on aura déterminé le total des articles portés à son débit y et le total de ceux portés à son crédit, y compris les contre - parties et les articles quelles annulent, on soustraira ces derniers y ainsi que les contre-parties de l'un et de l'autre total , selon qu'elles appartiendront à Tun ou à l'autre) ce qui donnera le total réel du débit, et le total xéel du crédit de chaque compte^ comme s'il ne renfermait pas ces contre-parties.

On pourrait , si on youlait , mettre une étoile à côté des deux articles nuls du journal ; et , après avoir trouvé le montai^t de tous les articles du journal , on pourrait en soustraire celui de tous les articles nuls qui s'y trouvent; mais cette précaution me parait inutile pour le journal, tandis qu'il n'en est pas de même des comptes du grand livre, attendu qu'il importe d'en connaitre exactement le débit et le crédit, non compris les erreurs annulées qui peuvent en faire partie* %

Les contre-parties de la seconde sorte ont pour objet d'annuler le débit ou le crédit seulement d'un article du journal dont le débit ou le crédit seulement est faux.

Si le débit seulement est faux , on crédite le compte qui a été débité par erreur , çt çn débite par contre le vrai débiteur , et réciproquement^

phatiqtte. * 281

Or , rartîcle qui rectifie la moitié d'an autre article , en compose deux aTCc celui-ci, , pour une opération qui n'en exigeait naturellement qu^un seul , d'où il suit ëyidemment que l'un de ces deux articles est nul dans la composition du montant de . tous les articles exacts du journal. Cela pose , on marquera d^une étoile , au journal , la contre-partie du débit ou du crédit faux d^un article déjà passé , afin de la reconnaître pour article nul , et de pouvoir la soustraire du montant de tous les ai^ticles* du journal, comme on Ta déjà prescrit

Et on marquera d'une étoile au grand lirre l'article du débit ou du crédit qui était faux , et celui du débit ou du crédit qui eu est la contre-partie ou qui Tannule , afin de les reconnaître pour des articles faux du débit et du crédit dont ils font partie , et , comme on Ta déjà prescrit ^ de les en soustraire lorsqu'on voudra avoir le débit et le crédit réel des comptes où ils se trouvent (</)•

X>ejs écritures que le nouçeau Code de commerce prescrit pour lès endossemens.

527. Le nouveau Code de commerce prescrit aux négocians et aux banquiers de passer écritures de leurs endosseipeus | liv*

I ^î''. , tit. 2 , art. 8. V

Cela ne peut s^entendrc que des endossemens faits sans nécessité et pour rendre service , car il était déjà en usage cbez les négociàns de passer écritures de toutes les négociations , ainsi que des acceptations des lettres de change , et par conséquent de chaque opération qui exige de leur part Fendossement ou Facceptation qui les assujettit à la garantie du billet à ordre qu'ils négocient , ou au payement de la traite qu'ils acceptent.

II ne reste donc , pour obéir en tout à la loi , qu'à passer écritures maintenant des endossemens faits pour rendre service y dont on ne passait pas écritures autrefois.

(à) On pourrait pratiquer en-dedans de la colonne ordinaire , tant au journal qu'au grand livre , une colonne pour j porter le montant des contreparties et des articles annules , qui pourMHent par ce nojr^n^ ne pas faire partie des colonnes ordinaires.

aS::^ irrsTRtTCTtôîT

Celte mesure a pour objet d'empêcher les manceuyres fimiâuleuses des banqueroutiers* Ils pouvaient de connivence en-^ dosser mutuellement leurs effets après coup , ou à Fapproche de la cessation de leurs pajemens -, par ce moyen , ils augmen-? talent leur passif de la somme totale portée aux effets qu ils,, avaient endosses y tandis que les tireurs faillis, ne donnant qu'un faible dividende , n^entraîent dans la composition de Factif que pour ce dividende , ce qui augmentait le déficit du failli et la perte de ses créanciers.

Pour passer écritures des endossemens souscrits pour rendre service , deux comptes , non employés jusqu'à ce jour, sont devenus nécessaires ; l'un pour être débité des sommes dont on garantit le payement par l'endossement fait à titre gratuit, l'autre pour en être crédité.

Le premier peut être intitulé : Compte de diçers débiteurs pour mes endossemens : le second : Endossemens^

Du compte de diçers débiteurs pour mes endossemens-

1^. Ce compte doit être débité des sommes portées dans les effets que l'on endosse pour obliger des amis.

a^. Il doit être crédité à mesure que l'échéance de ces effets arrive sans que les porteurs viennent au remboursement, parce qu'en ce cas , ces billets étant payés , le tireur ou l'ami pour lequel on a endossé , cesse d'être débiteur , puisqu'il ne l'était au fond qu'autant que l'effet endossé pouvait n^étre pas payé à l'échéance.

Il doit être soldé par balance de sortie à la fin de l'année. Du compte dts Effets à endosser,

1°. Ce compte doit être crédité du montant de tous les effets qu'on endosse , à mesure que l'on débite le compte de diçers débiteurs pour endossemens.

2^. Il doit être débité du montant de ces effets , à mesure que leur échéance arrive , et qu'ils sont acquittés par les tireurs et par contre , le compte de diçers débiteurs pour endossemens doit être crédité.

Le compte d^effets endossés doit être' so]dë par balance.

Des écritures à passer en cas de non payement des effets endossés.

Lorsqu^îl arrÎTC que Ton est force de payer Tuiî des effets* qu'on a endossés , parce que le tireur a faiUî avant Féchéance , il faut :

1^. Débiter les effets endossés et créditer la caisse du montant de Teffct que Ton rembourse. ,

2*^. Il faut débiter Tami pour lequel on a endossé IVffet qu'on, a été forcé d'acquitter . et créditer , par contre , le compte de divers déiiteurs pour endossemens , afin d'annuler l'article porté au débit de ce compte , lorsqu'on a endossé l'effet dont il s'agit ; par ce moyen , cet article se trouvera désormais au débit du compte particulier de l'ami pour lequel on a endossé cet effet , et ne fera plus partie du débit du compte de dii>ers débiteurs pour endossemens ; or , il est évident qu'il convient qu'il soit porté au débit du compte particulier de l'ami pour lequel l'endossement a eu lieu j puisque cet ami est susceptible ide donner des à-compte , et qu'il est important que l'on voie séparément la situation où l'on se trouve avec lui.

De Finçentaif^e qui doit être Juit tous les ans d* après le nouveau Code de commerce,

528. Rien de plus important que la rédaction de l'inventaire prescrit par le nouveau Code de commerce.

Pour s'en former une idée exacte, il faut le considérer sous» un point de vue égal à celui sous lequel on considère le bilan d^un failli , c'est- à-àire , cbmme pouvant exposer aux mêmes reproches , en cas d''inexactitude dans l'état de situation qu'il présente.

Chaque marchand , négociant ou banquier , doit distinguer soigneusement dans son inventaire ses dettes actives et passives , en bonnes y douteuses , litigieuses , mauçaises*

11 n'y doit faire figurer ces dernières que pour mémoire ;

384 iirsTEtrcTioir.

«ans eu comprendre le montant dans celui de son actif. îl ne doit estimer toutes les parties de son actif que ce qu^elles Talent ; il doit liquider son capital sur ces bases et ^ire établir ses livres conformément à rinventaire fait sur ces principes.

UinTcntaire étant exact et bien exécuté , rétablissement des livres n^ofirira pas la moindre difficulté.

De tordre dans lequel on passe les écritures*

On ne peut donner aucune indication positive sur Tordre dans lequel on tient note sur les livres auxiliaires , et on passe écritures en double partie des opérations que Ton fait, parce, qu^il est arbitraire ou dépendant de la nature de ces opérations, du nombre et des fonctions des employés qu^elles occupent^ ainsi que d^une infinité de circonstances diverses*

Néanmoins faisons ici quelques-unes des innombrables suppositions qui peuvent être faites sur ce point, pour prouver seulement que Tordre quelconque dans lequel on passe les écritures ne peut causer aucun embarras , et ne peut être Tobjet d''aucun enseignement, comme pour rappeler le souvenir de quelques abréviations.

Supposons que les opérations dWe certaine comptabilité fusant faites par la personne même qui doit en passer écritures ou sous ses yeux , et que le journal peut seul contenir toutes les écritures et tons les détails nécessaires \ elle pourrait y passer directement les articles en double partie , au fur et à mesure que les opérations auraient lieu ^ puis transporter au grand livre.

Supposons maintenant que la majeure partie des opérations de la comptabilité proposée eût lieu au moyen de pièces de comptabilité remises au comptable ; qu^on tint note de celles dont îl ne lui resterait pas de pièces justificatives \ et que les écritures eli double partie ne pussent pas être passées au for et à mesure que les opérations auraient lieu.

Toutes les pièces d^une même date étant réunies , on pourrait passer au journal les écritures en double partie , d'aprè»

VRATiQvik a85

tés pièces, et d*aprè» lé livre de notes, et transporter ensuite au grand livre.

Supposons encore que les opérations fussent de toutes na?turcs comme chez un négociant qui fait des affaires de tous genres , et chez lequel un seul commis pourrait suffire à faire ses recettes et pajemens , à prendre et à Ûiire livraison de ses achats et ventes , et à faire ses négociations de billets , etc. ; il pourrait tenir note en premier lieu , sur un mémorial général de toutes ses opérations , jour par jour , au fur et à mesura qu elles auraient lieu , et le teneur de livres passerait ensuite les écritures en pai*tie double au journal , etc. , diaprés ce mémoriaL Suivez jusqu^à la page 288.

Du mémorial général j et des abréçiations qui sj rapportent.

Dans tous les cas où la nature et la multiplicité des opérations ne ^y opposent pas , il est bon que Ton tienne note , sur un mémorial général de toutes les opérations que Ton fait.

Le mémorial d^un négociant , qui fait lui - mâme ses recettics et pajemens , pourrait lui tenir lieu en même temps de livre de caisse et contribuer à abréger le travail du teneur de livres. Sans ces vues on pourrait pratiquer à ce mémorial , en dedans de la colonne ordinaire , deux colonnes , Fune pour le débit , Fautre pour le crédit de la caisse ;' en portant dans ces colonnes les sommes données et reçues en espèces chaque jour, on j trouverait toutes ces sommes qui , étant additionnées chaque ]our , donneraient la situation de la caisse y et faciliteraient le moyen d^abréger les écritures du journal , en renvoyant pour les détails de caisse à Farticle du mémorial qui les contient*

On peut abréger les écritures relatives aux achats et ventes en en tenant note simplement sur le mémorial ^ et eu attendant Fépoque du payement pour passer écritures en double partie des a<chats et ventes , et de leur payement en même temps (8o),

Il en est de même des remises que Fon fait et que Fon reçoit : on peut simplement eu tenir note au mémorial , et at--f

a86 tiistRVcttotf

tendre Tépo€fue oii Ton reçoit aris de leur n^ocîatîoii , etc. ^ pour passer écritures des remises faîtes et reçues , et de leat nëgociatîon en même temps (a).

Dès lors on conçoit qu'à Tëpoque où îl s'agit de passer écritures des notes du mémorial relatives à des pajemens faits oa reçus pour marchandises achetées et Tendues , et à la négocia^ tion des remises faites ou reçues antérieurement , il faut remonter aux notes du mémorial écrites aux époques où Ton a fait ces achats et yentes , et où on a fait ou reçu ces remises , afin de passer écritures de ces achats , rentes et remises y et de leur payement et négociation en même temps.

Des subdiçisions du mémorial générale

Tous les liTres auxiliaires possibles ne sont que des subdivisions ou extraits 9 ou encore que des développemens du-mé* morial général y qui peut seul en tenir lieu.

L'idée des notes qu'on peut tenir sur ce dernier registre de toutes les opérations que l'on fait , comprend cell^ dé tous les livres auxiliaires dans lesquels on les distribue.

Cela posé , on conçoit que si , par exemple y la quantité des recettes et payemens suf&t seule pour occuper un caissier , il en tiendra note sur son livre de caisse au fur et à mesure qu'il les fera , et qu'on pourra", pour abréger , ne pas répéter ces mêmes notes sur le mémorial.

Que , si les notes à tenir des achats et ventes peuvent seules occuper un autre commis , celui-ci les tiendra sur un livre particulier, qui poAra être intitulé liçre (Tachais et ventes y et que , pour abréger , ces notes pourront encore n'être pas portées au mémorial général , sur lequel on pourrait écrire toutes les autres. De là trois mémoriaux au lieu d'un j savoir, le livre de caisse , le mémorial^ et le liçre (tachais et çentes.

Or , en ce cas , il est évident que les notes du livre de caisse, du livre d'achats et ventes , et du mémorial , ont des rapports

(a) Vojea page 47.

I»RATIQVE. 287

entre elles , comme , par exemple , lorsque telle iaote du méiporîal se rapporte au payement fait ou reçu en diverses natures de valeurs , de certaines marchandises dont la note d^'achat et vente est sur le livre d^achats et ventes 5 dans cette supposition , et si pour abréger on ne passe écritures des achats «t ventes et remises faites ou reçues qu'à Fépoque de leur payement ou de la négociation , il est évident que chaque jour les écritures en double partie pourront être passées dans Fordre suivant :

1^. On pourra d^abord passer écritures de tous les articles du livre de caisse ^ qui se trouvent portés sous la date d'un même jour, en observant^ pour ceux de ses articles qui se rapportent à un achat ou à une vente faite antérieuremeiit , de renaonter au livre d'achats et ventes à la date où la vente ou Tacliat dont il s'agit a en lieu , afin de passer écritures de cet achat ou vente , et du payement en même temps (80).

Ht lorsque les articles du livre de caisse se rapportent à des remises faites ou reçues antérieurement, de remonter au mémorial , à la date de Tépoque où on a fait ou reçu ces remises , afin de passer écritures de leur réception ou etivoi , et de leur négociation en même temps (^).

' Et on fait un signe eii marge de chacun des articles du livre d'acliats et ventes , et du mémorial , dont oh a passé écritures au journal , en même temps qu^on y a passé écritures des articles du livre de caisse , afin de reconnaître qu'ion en a passé écritures.

2^. On passe ensuite écritures de tous les autres articles da mémorial , en observant de remonter au livre d'achats et ventes pour ceux de ces articles qui Se rapportent à des achats et ventes faits antérieurement, afin de passer écritures de ces achats et ventes , et de leur payement en même temps , lors-^ qu'il est eflfectué en toutes autres valeurs qu'en espèces.

— ~~— -"^-^— "T ^—— — — ^^n n~~~ ' ' " Ça) Voyez page 47. .

238 ÎNSTRUCTIOPr

Et lorsque les articles du mémorial se rapportent à des remises faîtes ou reçues antérieurement , elc. , de remonter au mémorial à la date de Tépoque où Ton a fait ou reçu ces remises 9 afin de passer écritures de leur négociation ou emploi f et de leur réception ou enroî en même temps*

Par ce moyen les écritures relatives aux achats et ventes ne se passent qu^en même temps que celles des articles du livre de caisse et du mémorial ; les pajemens de marchandises , qu^en même temps que Tachât ou la vente j et Tenvoi ou réception des remises , etc. , qu'en même temps que leur négociation.

Mais y encore une fé^îs, on ne peut rien dire de général ni- de positif sur Tordre dans lequel on passe les écritures dans la pratique , parce qu'il est évident qu'il est assujetti à un nombre infini de modifications qui varient à Tinfini , comme les intérêts et les opérations de^ individus.

Les prétentions des routiniers à ce sujet sont donc évidemment aussi puériles qu'absurdes; elles prouvent seulement combien leurs vues sont bornées, et jusqu'à quel point ils sont incapables de saisir et de concevoir la facilité des applications dé tous genres du beau système des parties doubles.

Ce que je dis ici de Tordre dans lequel on passe les écritures, ne doit donc pas être considéré comme une instruction positive , car il n'en peut pas exister en ce genre. En donnant deux ou trois exemples pris parmi les millions de ceux que Ton pourrait proposer , j'ai entendu démontrer par le fait qu'ils sont fort inutiles , tant parce qu'il n'y a rien à apprendre là où il n'y a rien de fixe , et pu tout est arbitraire , que par la raison que Tordre particulier dans lequel on passe les écritures quelconques , n'offre eu lui-même aucune difficulté lorsqu'on sait tenir les livres en double partie.

Un seul coup d'œil jeté sur les livres auxiliaires, d'après lesquels on doit passer les écritures au journal sur les comptes généraux ouverts au grand livre, et sur la manière dont les écritures qui s'y rapportent sont passées au journal, suffit pour qu^on seit capable de suivre aussitôt la marche établie» Voyes

^e quie je dis à cet ëgard dans ma Tenue dés livres des receveurs généraux j et dans ma Tenue des livres généralisée^ ou- Tt^ages séparés de celui-ci.

Des liçres que le nouveau Code dé commerce prescrit de tenir,

« Tout commerçant est tenu d'avoir un livre journal , 5» etc. («).

» n est tenu de mettre en liasse les lettres qu'il reçoit ^ et de » copier sur un registre celles qu'il envoie^

» 11 est tenu de faire tous les ans y sous seing privé y un in— » ventaire des ses effets mobiliers et immobiliers , et de ses » dettes actives et passives ^ et de le copier année par année. » sur un registre spécial à ce destiné.

> Le livre journal et le livre des inventaires seront parapbés » et visés une fois par année.

»' Le livre de copie des lettres ne sera pas soumis à cette ^ formalité. »

^29. La loi ne prescrit pas le mode de tenue des livres ; mais elle exige impérieusement la tenue d'un journal , oà toutes les personnes qui font le commerce doivent établir toutes leurs négociations y leurs dépenses , leurs endossemens , en un mot ^ toutes' leurs opérations sans exception j rien ne peut dispenser " de tenir ce registre.

Conséquemment , le marcband qui ne connaît aucune mé-^ ihode , et qui n'a pas les moyens d'avoir un teneur de livres / doit y écrire au moins , s'il ne peut faire mieux , une note détaillée et clairement expliquée de chacune de. ses opérations^ de chacune de ses dépenses , etc. , [our par jour , par ordre de dates j sans blancs ni ratures ^ par ce moyen simple et naturel , il obéira à la loi.

Si un journal , ainsi tenu sans méthode y n'établit pas Tordra

{a) Vojex le Code de commerce ^ titre a , art. 8.

aûo coNCLusioir.

liëcessaîre , nî les comptes des débiteurs et des crëoncïcrs, no» plus que ceux des différentes natures de valeurs dont ce marchand trafique , au moins , em donnant la suite historique de ses opâ^ations , il le mettra à Tahri de Faccusation de £raude.

Rien ne peut donc justifier celui qui n^aura pas tenu le jour— tial selon un mode quelconque , puisqu^il est maître du choix.

Néanmoins la méthode à double partie est la seule que Ton doive adopter , la seule bonne ; on peut même ajouter quelle est prescrite par le nouveau Code de commerce j car les obliga-» fions qu^îl impose , relativement à Textension nouvelle donnée aux écritures, rend Tapplication de cette excellent^ méthode indispensable pour tou*^es les personnes qui veulent établir , dans la comptabilité relative à leurs affaires , Tordre indiqué par le Code.

Ce que j^ai dît des notes générales écrites sur le journal près-ciît par la loi n'est que pour affirmer plus positivement la nécessité de tenir ce journal d'une manière quelconque , en prouvant rimpossibilité où seraient les délînquans de se justifier de leur négligence.

Mais les parties doubles obvient à tout, simplifient tout ^ rendent tout facile , peuvent seules tout généraliser , et conviennent aux plus petits marchands comme aux plus riches banquiers , puisqu'on peut les apprendre en peu de jours ; et, puisqu'en. formant des comptes généraux , elles n'assujestissent pas à entrer dans les détails minutieux du commerce d'un petit marchand ^ quoiqu'elles en rendent un compte sa^ t^s&isant.

Page 1