I.— D*NS LE RÈGNE MINÉRAL
françlettrci!! "T? '"'" " P"'"'"*^' canadiennerranca.se et les choses du domaine minéralogiqne, c'est ici
que nous pouvons nous d&emer les honneur; du triomohe Car, nous pouvons le dire avec fierté ici r-'^ÏJ^^ ^i couenne les minérau. .i^^^^C^^Z^^^V; porten , ic. nous pouvons avoir la conscience en paix «
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Oui ! en mi„4r!i ' °*'°'* ''^ ?*" d'importance,
tr^pur ^ °f ^^r^> ^« °^oi°s, nous parlons un français très pur. Il est vrai— il faut bien l'avouer— il ^»f • et cela explique beaucoup l'innocence ^phn^^^^re Z^i nous jomssons en la matiire, il est vrai que n^e vo«bn a,re canadren-français, concernant les choses deïa m^érâ logre, n'este pas ou n'existe qu'aussi peu que Z°bk
IWntr; -°- ---"^ '« ai-antfîe charb^l^ I argent, le fer, le plomb, l'étain, le pétrole, nous avons <pu.sé, on peu s'en faut, toutes nos connaissances desT^
exemple : /&«A«,r pour plombier, de Vor.^Ude, de l'ar-
gent solide, de Vhuile de charbon— Xzc^utWt nous inspire roêrae un joli pléonasme lorsque nous la désignons parfois sous le nom û^huile de pétrole.-\^oyxs faisons de la vulgarisation scientifique, mais poussée à l'extrême, quand nous donnons si souvent au mot craque-^v^ n'est français que dans le chapitre des cristaux, en rainéralogie,-le sens général de fissure, de fêlure, de fente, de crevasse.-Il n'est pas jusqu'au, féminisme «qui ne s'introduise même dans notre philologie minéralogique, quand nous parlons de la belle argent, de la bonne argent: mais cette invasion, hâtons-nous de le dire, n'a lieu que lorsqu'il s'agit d'argent monnayé, exception faite pourtant du terrain de l'économie domestique, qui est bien un peu entamé avec la cuiller ^'etatnyi r.-Pour ce qui est de la chimie, dans ses rap. ports avec la minéralogie, nous aurons épuisé la liste de nos trouvailles sur ce champ d'action, lorsque nous aurons mentionné le caustique, qui désigne chez nous le carbonate de potasse ; la perlasse, par quoi nous entendons la potasse elle-même ; la pierre bleue, matière qui sert à teindre en bien, et qui, en dehors de notre parler populaire, dépend plutôt du règue végétal, puisqu'on l'extrait de l'indigotier —Notre pierre à moulanges, c'est la pierre meulière ; notre pierre à chaux, c'est le calcaire ; notre pierre à faux, c'est le morceau de roche dons on se sert pour aiguiser les faux Et à propos de roches, il faut signaler l'emploi assez fréquent qui se fait ici de ce mot, pour désigner, ainsi que je 1 ai déjà donné à entendre, des petits cailloux ou des fragments de pierre—Enfin, ne sortons pas du règne minéral sans nous arrêter un moment sur le mot <r plomb. » Malgré l'abondance des expressions que ce vocable a fournies à la langue française, nous avons encore ajouté à cette richesse au Canada. Nos pères, que leur isolement et leur éloigne* ment des grands centres obligeaient souvent à exercer pour leur compte tous les métiers, avaient le moule aplomb
pour fabriquer les balles de leurs fusils de chasse, et ils ne manquèrent pas de donner malicieusement le sens figuré à cette expression, en l'appliquant aux personnes dont la figure conservait trop de traces de la variole. Et puis à occasion, fidèles à l'origine normande, ils n'ignoraient pas art de vendre du plomb, c'est-à-dire, comme on sait, de se tarer des situations embarrassantes par les réponses les plus évasives du monde. Je n'oserais pas affirmer, sans doute que cet art de décourager les indiscrets se soit complète' ment perdu dans la suite des années.
Et voilà bien, je crois, tout ce qu'il y a à dire de notre parler canadien, relativement au règne minéral.