POUR 100 DES DIVERS ELEMENTS
Eau restant encore à la limite d'éyaporation
Eau
totale de
saturation
Eau
hygroscopique.
absorbée
p. zoo de l'eau totale
dans la* élémente
Sable . .
Calcaire .
Argile . .
Humus . .
Le temps
nécessaire pour atteindre la limite d'évapo-
(i) D'après les calculs effectués par différents auteurs, cette couche d'eau aurait une épaisseur inférieure à un micron (millième de millimètre) soit approximativement o^,*j^»
PROPRlÉrés PHYSiaUES 1^9
ration spontanée est de trois jours avec le sable et Thumus, et de sept jours environ pour le calcaire et Targile.
La quantité d'eau ainsi retenue ou fixée par les éléments est bien supérieure à celle qui correspond à l'hygroscopicité. En rapprochant ces résultats des observations faites par Sachs et Heinrich, on peut dire qu*il existe dans les sols, à Vétat naturel, une dose limite inférieure d'humidité qui ne peut être modifiée ni par Vévaporation spontanée, ni par Vabsorption radiculaire.
L'air et l'eau dans le sol. — Dans une terre récemment labourée, Teau de pluie, au lieu de glisser à la surface, s'infiltre dans les couches profondes avec une grande facilité. A mesure que cette pénétration s'effectue, l'air se trouve déplacé et s'échappe au dehors en raison de sa moindre densité. Si le volume des espaces lacunaires reste constant pour un sol donné, d'un tassement uniforme, les quantités d'air et d'eau sont toujours complémentaires, ainsi que l'a démontré P.-P. Deherain. Voici, du reste, les nombres obtenus pour six échantillons d'une même terre de Grignon prélevés après des périodes de pluie ou de sécheresse :
eau et air dans ioo or. de terre
Air Eau Total
On voit que les nombres représentant la somme
des volumes d'air et d'eau ne diffèrent pas sensiblement pour des sols en bon état de culture. En opérant sur des terres variées, humides ou sèches, les écarts sont insignifiants pour les échantillons de même nature, mais les diflFérences s'accentuent d'une terre à l'autre.