‹ La terre avant l'histoireChapitre 4 sur 41 · VIII L'ÉVOLUTION DE L'HUMANITE · texte numérisé non relu

VIII L'ÉVOLUTION DE L'HUMANITE

Science et vie : celle formule pourrait exprimer l'idéal qu'on

désire alleindre.

L'œuvre sera érudite. Non seulement elle n'offrira que le savoir le plus authentique, mais elle le présentera muni de ses preuves, — par des procédés qui seront exposés plus loin. Une synthèse d'érudition qui recueille les résultats sans indiquer les sources demande un acte de foi, puisqu'elle ne facilite pas le contrôle, et semble clore la recherche, puisqu'elle ne donne pas le mouvement pour aller au delà. Ici, en établissant l'inventaire du travail accompli, on montrera tout le travail qui reste à faire, el on procurera les moyens de le faire. Pour l'érudi* lion? l'œuvre constituera donc, à la fois, un point d'arrivée el Ci/i point de départ.

Mais elle ne veut pas être simplement érudite : elle sera scientifique, — au sens plein de ce mol. L'érudition prépare el réunit les matériaux : la science seule les ordonne. C'est, d'ailleurs, un des problèmes les plus délicats que l'esprit humain ail eu à résoudre que celui de la constitution scientifique de l'histoire. Ranger les faits en séries dans des cadres traditionnels, raconter des vies d'individus ou de peuples, cela n'a rien à voir avec le travail de la science, — dont le propre est de généraliser el de dégager les principes ^explication.

Sans prétendre que la méthode de la synthèse scientifique soit actuellement fixée, en histoire, de façon définitive, on peut admettre — au moins comme hypothèse à vérifier — que les faits dont l'évolution humaine est lissée se laissent ramener à trois ordres bien distincts. Les ans sont contingents» d'autres sont nécessaires ; d'autres répondent à une logique intérieure. Il semble bien qu'on mette à profit et que l'on concilie les len-

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