INTRODUCTION GENÊR4US XV
encore qu'agent social; il peut élre initiateur, inventeur social. La logique mentale et la logique sociale ont la même source profonde, et elles se rejoignent ici. Née des réussites de l'action, la pensée s'emploie, dans l'individu, à servir l'action, à perfectionner la vie sociale. Il est difficile de contester l'efficacité pratique des idées : il importe de la déterminer.
En somme, débrouiller V écheveau compliqué de la causalité 7 distinguer les <r rencontres *> ou le « donné » pur de l'histoiret les institutions ou les nécessités sociales, les besoins ou les raisons profondes qui affleurent en idées dans la conscience réfléchie; étudier le jeu de ces divers éléments, — contingents, nécessaires, logiques, — leur action réciproque et ce qu'on peut appeler le réarrangement des causes : voilà quel devrait être l'objet essentiel de cette synthèse. •*» Gardons-nous bien, pourtant, jfe trop promettre. A vrai dire, l'histoire universelle — en raison de son étendue, de sa complication, de ses lacunes, de l'obligation du travail collectif — ne permet point la solution complète de ces problèmes. Ce sont des éludes plus restreintes, et en même temps plus pénétrantes, qui peuvent donner les démonstrations décisives. Mais, pour que les études particulières s'orientent convenablement, il est utile d'avoir imprimé à l'ensemble de l'histoire la bonne direction. C'est pourquoi on s'efforcera ici, tout au moins, de faire le contraire d'une œuvre unilatérale, de ne négliger aucun des éléments explicatifs, de donner à chacun d'eux, par un dosage attentif, la part qui lui revient. A la distribution des matières, à la détermination des cent volumes présideront donc bien des hypothèses organisatrices. Indiquées au début, rappelées çà ei là en des pages d'avanl-propos, elles serviront de fil conducteur, — mais discrètement. Il ne siérait pas d'appurjer ï?op. Encore une fois, les collaborateurs seront libres; et leur liberté même assurera sa pleine valeur à l'entreprise. Ce n<?