On voit sur la planche 196 Tlguanorlon restauré
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eéphalopodes. L€s Ammonites y prennent des dimensions gigon* tesques, et Ton y remarque des espèces nouvelles de ces animaux, distinguées par leurs sHlons transverses espacés. Des Ancylocetas de î mètres de dèvelopppraentj et des genres sii»gulierSj comme les Smphiie4f les TomceraSt les Criôceras; d autres mollusques jusqu*alors inconnus, beaucoup d*échinodermes nouveaux et de zoophytes^ donnaient à ces mers une richesse animale et un faciès d'ensemble tout particuliers. U faut y sigoaler encore rapparition des mollusques connus sous
le nom de RudisîeSj et qui jouent pendant cette période un rôle très-imf)orlant,
La planche 196, qui met en scène la lutte d*un Iguanodon et d*un Mégalosaure, au milieu d'une forêt, permet aussi de fnirp comprendre le caractère de la végétation pendant la période crétacée. On y voit réunies les formes végétales exotiques et celles de nos pays. A gauche du paysage, on aperçoit un groupe d'arbres qui ressemblent aux dicotylédones de nos forêts : ce sont les élégants Credneria^ dont le rang botanique n'est pas encore bien fixé, car on n'a pas retrouvé leurs fruits : on a cru
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des figures qui représeotent quelques-unes des espèces carsctéristiqoes.
Parmi les mollusques céphalopodes, citons les espèces suî* vantes : Ammonites radialus^ CriocermDumtu^AncyhcerasDum'
riff, m. Bêmitie^ ri/s a n.)
Fig 198. Ancyloceras MAtheronianus. (1/8 0. N.)
Fig. ly». RhyDchoUutis Asiieriana. (G. N.)
lianus, H imites (fig. 197)^ Ancyloceras Matheronianus (fig. 198). Rhynchoteulis Astieriana (fig. 199), Ostrea aqiiila (fig. 200).
Parmi les gastéropodes : le Plerocea oceani (fig. 201), le Fusus neocomiensis (fig. 202).
Parmi les acéphales : les Perna Mulleti (fig. 203), Ostrea Coxdoni (fig. 204), (Cardium peregrinum (fig. 205), Janira atava (fig. 206), Pholadomya elongata, Terebralula sella (fig. 207).
toutefois pouvoir les placer dans les dicotylédones, à la suite des Amentacées arborescentes. Un autre groupe d*arbres se compose de fougères et de zamites; au fond, et estompés par la distance, s'élèvent des palmiers. On reconnaît dans ce paysage des Aunes, des Charmes, des Érables et des Noyers, d'espèces analogues à celles de nos jours.
Terrain crétacé inférieur. — Les roches que les mers ont déposées pendant la période qui nous occupe, forment le terrain crétacé inférieur ^ qui peut être distingué en deux étages : Vétage nêocomien et Vétage glauconieux^ qui lui est superposé.
Étage nêocomien. — Le nom de nêocomien^ donné à cet étage, vient du mot Neocomum^ dénomination latine de la ville de Neuchâtel, en Suisse, où ce terrain est parfaitement développé, ou il a été reconnu et établi pour la première fois.
Avant d'indiquer les espèces caractéristiques de la faune marine néocomîenne, jetons un coup d*œil sur quelques-uns des genres que nous y faisons figurer, comme les Scaphites, les CrioceraSy les AncyloceraSy les ToxoceraSy les BaculiteSy et les TurriliteSy qui sont des mollusques céphalopodes.
Les Scaphites ont une coquille formée d'une spirale régulière enroulée sur le même plan, à tours contigus, croissant régulièrement jusqu'au dernier tour, qui se détache des autres et se projette en une crosse plus ou moins allongée.
Les ïïamiteSy les Crioceras et les AncyloccraSy sont terminés, à leurs deux extrémités, en forme de crosse; ils peuvent être considérés comme des Ammonites à tours de spire disjoints.
Les Toxoceras avaient une coquille arquée et non en spirale.
Les Baculites ont une coquille qui diffère de celle de tous les autres Céphalopodes en ce qu'elle est allongée, conique et parfaitement droite à tous les âges.
La coquille des Turrilites est régulière, senestrcy c'est-à-dire enroulée à gauche, en spirale oblique et formée de tours contigus.
Nous ne pousserons pas plus loin l'analyse des genres propres à l'étage nêocomien, et nous renverrons le lecteur a l'examen
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Fig. 20{i. Janira ulavu.
Fig, 207. Terebratala sella. (0. S.)
Fig. 208. Hhynchooella sulc^ta.
Pig. 209. Terebretella AsUerana. (i/2 0. N.)
Parmi les brachiopodes : le Rhynchonella sulcata (flg. a08), le Terebratella Astierana (fig. 209) , les Caprotina ammonia, Caprolina lAmàcMij le RadioHtes neocomiensis.
Parmi lès échinodermes : le Spantagus retusv^j le Nucleolites Olfernij le PygaïUus Moulinsii.
Parmi les amorphozaires : le Cupulospongia cupuliformis.
Parmi les polypiers : le Tetracœnia Dupiniana (flg. 210).
Fig. 210. Tetracœnia Dupiniana.
L'étage néocomien se trouve, en France, en Champagne, dans les départements de l'Aube , de l'Yonne, des Hautes-Alpes. 11 existe très-développé en Suisse (à Neuchâtel) et en Allemagne.
L'étage néocomien peut se subdiviser en trois membres :
!• Le néocomien inférieur, composé de marnes et argiles grises, alternant avec des petits bancs de calcaires gris. Cet étage est puissant. Il existe à Neuchâtel, ainsi que dans la Drôme. Fossiles : Spatangus retusus , Crioceras, Ammonites, Astierianus.
2* Vnrgonien (calcaire d'Orgon). Cette assise existe aussi à Aix4eS'Ba%ns (Savoie), à Grenoble, et en général dans le calcaire en grosses assises blanches qui dessine les précipices de la Drôme, etc. Fossiles : Chama ammonia, Pigaulus, etc.
Z^ Vaptien, composé en général de marnes et d'argiles. Il existe dans le département de Vaucluse, à Apt (de là son nom), dans le département de l'Yonne , dans la Haute-Marne , etc. Fossiles : Ancyloceras Malheronianus, Ostrea aquila , Pliôùl^a placunea^ etc. Cet étage se compose : ici d'argiles grises,'que1'on exploite pour la fabrication des tuiles ; là, de calcaires argileux, bleuâtres, feuilletés noirs ou noirâtres. Il offre dans l'Ile de Wight des grès fins, gris, un peu argileux, et des grès ferrugineux que l'on trouve très-développés au Havre et dans certaines parties du pays de Bray.
Il faut nous arrêter un instant pour signaler, au milieu de la formation marine de Tétage nëocomien, une formation accidentelle d'eau douce, qui a pris en Angleterre, où on la ren« contre, une certaine importance, en raison des prédeoz fossiles qu'elle a fournis. Nous voulons parler de la fomuam wéaldimne.
On trouve cette formation d'eau douce dans certaines parties des comtés de Kent, de Surrey et de Sussez, connues sous le nom de weald. Là vivaient, à l'époque crétacISe, à l'embouchure d'un fleuve ou d'une rivière qui se jetait dans la^mer, quelques animaux composant une petite faune fluviatile oa lacustre, que l'on retrouve am'ourd'hui à l'état fossile dans ce terrain. C'étaient des petits crustacés du genre Cyprîs; des mollusques gastéropodes du genre if elania, Paludina; des mollusques acéphales, Cyrena^ UniOj MytUus, Cyclasj Ostrea.
L'Unio waldensis (fig. 211), les Cypris spinigera (fig. 212), les
Fig. 211. Unio waldensis.