VERTÉBRÉS
! Homme.
Singe.
Chien.
Cheval.
Baleine.
/ Aigle.
I Uoineau.
1 OisEini } Coq.
I Autruche, l Canard.
1 Tortue.
^ Reftius ! Lézanl.
( Couleuvre.
» Grenouille.
I Bathacibne ! Sdamandre.
\ Prêtée.
I Carpe.
Anguille.
Raie.
Requin.
■dovGoot^Ic
miers animaux du monde ancien : les mollusques brachiopodes connus sous le nom de Lingules, et qui existent encore dans les mers actuelles. Dans les couches dites Landeilo, qui viennent ensuite, d'autres formes animales se montrent, et l'on peut
■ Embr&ncbement.
ANNELES.
]• Embrimchement MOLLUSQUES.
iHannelon.
Sauterelle.
Abeille.
Papillon.
Mouche.
»i.,»»o»s. I J*P«"ta-
Araignée.
"'™»» 1 rri.
Mite.
Crabe.
Ecrevisse.
CbustACSs { Squille.
CreTette.
CirrhipËdes.
Néréides.
Serpule.
Lombric terrestre.
Sangsue.
H—™» I Sit:
. I Némertes.
™""""'" I Pl.n™i
CesTDiDBS I Ténia.
1 Rotitère.
/céphalopodes. [ ll^^;
PtÉHOPODES j (^g
t Colimaçon.
GuTËBCiFODES. 1 Buccin.
[ Porcelaine.
.Huître, ACÉpaAiRS j-Moule.
( Solen.
I Ascidies.
TuNiciERS. } Biphores. •
( Plumatelles.
BRÏOZOAIEBS { p,,j^(^
ovGooi^Ic
compter dans l'ensemble des terrains siluriens inférieurs plus de trente formes animales. Elles ne font toutefois que marquer leur passage éphémère sur le globe, et disparaître sans retour. Ce sont des zoophytes, des articulés et des mollusques. Les vertébrés ne s'y montrent que par de rares poissons.
La classe des crustacés, à laquelle appartiennent de nos jours, le Homard, l'Écrevisse, le Crabe, était ce qui dominait à cette époque, pour ainsi dire rudjmentaire de l'animalisation. Leurs formes étaient des plus singulières, et tout à fait -difîérentés de celles des crustacés actuels. La plupart appartenaient à la famille des TrilobUes, entièrement disparue aujourd'hui, et dont les Cloportes sont, dans le règne animal actuel, les êtres qui pourraient le mieni nous rappeler le type.
Les Trilobites présentaient, en général, la forme d'un bouclier ovale, composé d'une série d'articulations, ■ pu articles. L'article le plus antérieur portait les yeux, qui devaient être réticulés comme ceux des insectes; en avant se trouvait la bouche. Les pattes étaient probablement nombreuses et charnues; mais elles ne se sont pas conservées. Plusieurs de ces Trilobites .pouvaient se rouler en houle, comme nos Cloportes ; ils nageaient sur le dos. Habitant loin des côtes et dans les basfonds, ils vivaient en familles nombreuses.
Les figures suivantes représentent différentes espèces de Trilobites appartenant à l'étage silurien inférieur; telles sont : VOgygia Guettardî (fig. 28); le Trinucleus Pongerardi (fig. 29);
I Holothurie.
f ËCRINODERMES..
, [ Méduse.
i AWLÉPBïs i Béroé.
• Embranchement. 1 ,
; POLTPES i Corail.
ZOOPHÏTES. ] I Hydie
/ Volïoce.
f INPOSOIHES j FSichelys.
• Uonades.
\ SpokcijUBes...
l SpongiUe
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le Paradoxides spinolosus (fig. 30), Le Nereites cumbriensis
TrinuclEua Pongerardi. (G. N.)
«B. 28. Ogïgia Goallaidi. (O. H.') Fig. 3e. ParadoiidaB apiaoloau». (I/Î G. K.)
(fig. 31) est une espèce d'annélide du même terrain; on peut encore placer ici des Graphlolites.
Les différents ordres de la classe des mollusques avaient déjà de nombreux représentants. Parmi les mollusques céphalopodes (qui sont formés de deux parties distinctes, ont le corps et !a tête armés de bras ou tentacules, et dont le poulpe de DOS jours peut donner une idée), vivaient les Gyroceras, le LUuUes comu-arUlis (fig. 32). Le genre Bellerophon représen-
1. Les lettres G. N. qui accompagnent les figures signifienl grandeur nolw Telle, et les chiffres les tractions de cette grandeur.
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tait, entre autres, les mollusques gastéropodes, qui, comme le
Fig. 31. Nereites cucobriensis. (i/i G. N.)
Limaçon, rampent sur une partie charnue placée sous le ventre.
Parmi les mollusques lamellibranches, dont l'Huître est le
type, qui manquent de tête et sont presque toujours dépour-
vus de motilité, il existait alors tout un.genre, le genre Orthomia. Il y avait aussi d'autres genres appartenant aux mollusques brachiopodes et bryozoaires. Parmi les zoophytes, on doit citer le genre Hemicosmiies : la figure 33 représente une espèce de ce genre, VHemicosmites pyrîformis.
Les mers contenaient quelques plantes marines d'une organisation inférieure : c'étaient des sortes de varechs, que l'on a rapportés aux genres Buihrotephis. Palxophicus et Sphenothallus.
Le terrain 'silurien inférieur existe en France, dans le Lan-
oyGoot^Ie
guedoc, du c6té de NefSez et de Bédarrieux, ainsi que sur le grand massif de la Bretagne. On le retrouve en Angleterre, en Bohême, en Espagne, en Russie, etc., comme aussi dans le nouveau monde. Des calcaires, des grès, des schistes (ardoises d'Angers) entrent dans sa composition minéralogique.
Périodesiluriennesupérieure.'^(Werdock et LudUnvh's formation des géologues anglais.) — Pendant la sous-période silurienne supérieure, les mers contenaient quelques genres de poissons inconnus à l'époque silurienne inférieure, un grand nombre de Trilobites, qui atteignent alors leur maximum de dévelop-
le Blumenbachlt. (G. N.) Fig. Si. Penlaicems Knightil. (1/) G. H.)
OflhLi rustica. (G. N.) Fig. 31. Hilysitea labyrinllika. (fl. K.)
peraent, entre autres le Calymene Blumenbachii (fig. 34); des Phragmoceras, des Bracliiopodes, parmi lesquels nOus citerons
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le Pmlamerm Knighlii (fig. 35) et VOrtkis rustka (fig. 36); quelques Polypiers, comme l'Halysites labyrinthica (fig. 37). Deux crustacés d'une forme très-bizàrre et qui ne ressemble
s. PlerygoluB bllobas. (</l G. N.}
Fig. 3D. EnrypUnis remipes. (Q. I
point, d'ailleurs, à celle des Trilobites, ont été trouvés dans le terrain silurien de l'Amérique et de l'Angleterre : le Ptery-
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golus bilobus(fig. ZS)et\'Eurypterusremipes (fig. 39). Ces Crustacés habitaient peut-ôire les eaui douces. La plupart des Trilobiles, avons-nous déjà dit, pouvaient se rouler en boule comme nos Cloportes, sans doute pour se soustraire à l'attaque d'un ennemi.
IOn peut représenter, comme le montre la figure 40, un de ces Trilobites, le Calymene Blwnmbachii, enroulé sur lui-même.
Les mersétaient déjà abondamment peuplées à ta 0n de la pé-
Fig. W. Calymens Blumenbïchii, . , ., .
BnroDié mr lui-mémo. (G. K.) node Silurienne supérieure, car les naturalistes connaissent aujourd'hui plus de 1500 espèces végétales et animales appartenant à l'ensemble de la période silurienne.
Parmi les plantes marines, on a trouvé dans le terrain qui correspond à cette sous-période, quelques espèces d'algues que l'on rapporte au genre Fucoïdw.
Nous représentons dans la figureftl quelques plantes de cette période d'après les empreintes qu'on en a retrouvées.
oyGoot^Ie
Le terrain silurien se retrouve en France dans les départements de la Manche, du Calvados, de la Sarthe, etc.; en Angleterre, en Espagne, en Allemagne (bords du Rhin) ; en Bohême, où il est très-développé, surtout aux environs de Prague ; en Suède, où il comprend toute l'tle de Golhland ; en Norvège, en Russie, etc. On le retrouve dans les deux Amériques, surtout aux environs de New- York'.
Nous ajouterons, pour caractériser le terrain silurien considéré dans son ensemble, qu'il est de tous les terrains le plus ' disloqué. Il ne laisse jamais apparaître, dans les pays où on le trouve, que des lambeaux échappés aux nombreuses éruptions qui l'ont traversé depuis les premiers âges. Ses couches, ori^nairement horizontales, sont relevées, contournées, plissées, quelquefois même verticales, comme dans les ardoisières d'Angers. Aie. d'Orbigny a rencontré dans les Andes de l'Amérique l'étage silurien, avec ses fossiles, à la hauteur de 5000 mètres au-dessus de la mer. Quels énormes soulèvements du sol ont été nécessaires pour porter ces fossiles à une telle élévation 1
A l'époque silurienne, les mers occupaient encore la terre presque tout entière; elles couvraient la plus grande partie de l'Europe : tout l'espace compris depuis l'Espagne jusqu'aux monts Durais était sous les eaux. 11 y avait seulement en France deux (les émergées : lune formée des terrains granitiques de . la Bretagne et de la Vendée actuelles, l'autre constituée par le grand plateau central et composée des mêmes terrains. La partie nord de la Norvège, de la Suède et de la Laponie russe formait une vaste surface continentale. En Amérique, les terres émergées étaient p'us nombreuses. Dans l'Amérique septentrionale, une Ile s'étendait du 50" au 68' degré de latitude, dans la partie qui porte aujourd'hui le nom de Nouvtile-Bre-
I. Dans le Laaguedoc, oïl ta rorcnalîon silurienne a été découverte et étudiée par MVI. Graff et Fournei, ces observaleurs ont reconnu te long do la ba-se de l'Espinouse, les schistes chlorileui, verts et primontiaux, surmontés de leurs ardoises, qui (leTienoeDl d'aulaol plus pures que l'on s'éloigne daranlage de ce massif granitique et gneissique pour se rapprocher de la vallée du Jour. C'est sur ces couches que repose le systtme silurien, lequel s'enConce vers le plaine, sous les terrains secondaire et lertiaîie
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lagne. Une autre lie dessinait les c6[es actuelles des États-Unis sur l'océan Pacifique, du 32* au 62" degré de latitude, c'est-àdire la Californie, l'Youtali et l'Orégon actuels. Dans l'Amérique méridionale, sur l'océan Pacifique, le Chili formait une Ile allongée. Sur l'Atlantique, la partie du Brésil contenue entre les 10' et 30' degrés de l.titude, s'élevait au-dessus des eaux. Enfin, dans la région de l'équateur, la Guyane formait un dernier Ilot sur la vaste mer qui couvrait encore toutes les autres ■ parties du nouveau monde.
Sur la carte placée en regard de celte page, on a représenté les terrains qui s'élevaient au-dessus des eaux pendant la période silurienne, dans la partie de l'Europe qui devait un jour former la France. On voit qu'à cette époque la mer couvrait l'emplacement actuel de notre pays, à l'exception d'une partie de !a Bretagne et du plateau central d'Auvergne, qui formaient deuï îles sur le vaste océan primordial.
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PÉRIODE DEVONIENNE.
PERIODE DEVONIENNE.
On désigne une autre période historique de la terre sous le nom de deoonienne, parce que le terrain qui correspond à cetle période apparaît très-nettement et avec beaucoup d'étendue dans le Devonshire, en Angleterre.
Les continents récemment déposés par les mers s'enrichirent, pendant la période devonienne, de quelques espèces végétales et animales d'une organisation plus complexe que celles qui avaient apparu sur le globe primitif. On suivra sans doute avec intérêt, dans cet ouvrage, les progrès successifs que présente l'organisation des êtres à mesure que la terre avance en âge, et, pour ainsi dire, s'éloigne de son berceau. Le Créateur semble s'appliquer sans cesse â produire des espèces vivantes de plus en plus achevées. Nous avons vu, pendant la période silurienne, la vie éclore et l'organisation débuter pardes plantes d'un ordre tout à fait inférieur, par des algues et des lycopodes, par des zoophytes, des articulés, des mollusques. Nous verrons, à mesure que noire globe vieillit, l'organisation se compliquer sans cesse. Les vertébrés, représentés par de nombreui poissons, viendront après les zoophytes, les articulés et les mollusques. Apparaîtront ensuite les reptiles; puis les mammifères et les oiseaux ; jusqu'à ce qu'enûn Dieu fasse sortir de ses mains son suprême ouvrage , l'Homme , le roi de la terre, qui a pour signe et pour agent de sa supériorité, l'intelligence, cette tlamme céleste, émanation de Dieu '.
1. U ast bon de remarquer que, toul en débutant par des sortes d'essais, des tentatiTes d'organisatioa, la nature y procédait sur une trJs grande échelle. Les crustacés sont en nombre déjà considérable dans les lerraius siluriens. Les mollusques qui portent le nom de Gonialitts, et que nous verrons apparaître dans cette période, présentent une organisation déjà passablement compl quée, comme l'est d'ailleurs celle de tous les mollusques de la famille des Ammoiiidées dont les Goniatilrs tont partie, el ils sont répandus dans les terrains devoniens avec une prodigieuse prodigalité. Oans les fjrénées, par exemple, le marbre
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La figure 42 représente une vue idéale de la terre pendant la période devonienne. C'est une vaste mer, couverte de quelques Ilots. Sur les rochers, se traînent les articulés et mollusques propres à cette époque. On voit, échoué sur le rivage, le corps d'un gros poisson cuirassé. L'un des îlots est couvert d'un groupe d'arbustes (AsterophylHles coronata) mêlés i des plantes presque herbacées qui ressemblent à des mousses, quoique les véritables mousses n'aient apparu que bien plus tard,
La végétation est encore ici humble dans son développement, car les arbres de haute futaie font complètement défaut ; les Astérophyllites, simples arbustes, élèvent seuls vers le ciel une tige grêle et élancée. La lumière, encore trop pâle, vu la demiopacité de l'atmosphère, ne permettait guère que le développement d'une végétation essentiellement cellulaire, lâche et vasculaire. Des cryptogames, dontnos champignonsacluelspeuvent nous donner l'idée, devaient former la plus grande partie de cette végétation primitive; mais en raison de la mollesse de leur tissu, de leur peu de consistance, de l'absence de libres ligneuses, les vestiges de ces premières plantes ne sont pas venus jusqu'il nous.
Les formes végétales propres à la période devonienne différaient beaucoup, on le voit, de celles qui appartiennent à l'époque actuelle. Les plantes de cette période tenaient i la fois des mousses et des lycopodes, végétaux cryptogamiques d'un ordre inférieur et qui manquent de fleurs apparentes. Les lycopodes sont des végétaux herbacés qui ne jouent qu'un r61e secondaire dans ia végétation actuelle du globe: mais, dans les premiers temps de la création organique,- ils avaient la prédominance dans le règne végét;il, tant par la dimension des individus que par la variété et le nombre de leurs espèces.
(fe Campan, dont la. couche n'a pas moins de quarante mètres de puissance, n'est pour ainsi dire qu'une pAle calcaire dans laquelle les Gonialiies soni entassés les uns sur les autres comme des figues dan ra sson Celle disposition permet de calculer approiicaalivement le mb d an maux que doit contenir un bloc de dimension détenninée. En p ri n e e donnée, 1i. Elle de Beaumont a trouvé qu'une couche de alca q n urait qu'un mètre d'épaisseur sur un myriamètre carré de si pe (i n enfe me vingl- .vept mûlt mtiliardi.
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PÉRIODE DEVONIENNE. 71
L'arbuste élégant qui porte le nom d'Askrophyliites coronala, etquellon voit sur la planche 42, doit être i-angé dans une famille, aujourd'hui complètement anéantie, appartenant à cette division des Dicotylédones qui comprend maintenant les Conifires, ou arbres verts, et les Cycadées, Les feuilles aiguës des Astérophyllites s'étalaient en rayons de cercle, sur des rameaux vertîciilés.
Nous représentons dans la figure 43 trois espèces végétales