‹ La terre avant le déluge (volume 3)Chapitre 18 sur 49 · Al«nes. — S, Zoslcra. — J. Psilophylon, (0. S · texte numérisé non relu

Al«nes. — S, Zoslcra. — J. Psilophylon, (0. S

aquatiques propres à la période devonienne : ce sont des Fuoàdes (algues), des Zosiera et le Psilophylon.

Jetons maintenant un rapide coup d'œil sur les animaux appartenant à cette période.

La classe des Poissons tenait alors le premier rang par son importance ; mais la structure de ces animaux était bien différente de celle de nos poissons actuels. Us étaient pourvus d'une sorte de cuirasse ; de U leur nom de poissons ganoïdes.

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72 EPOQUE DE TRANSITIOiN.

c'est-à-dire cuirassés. On possède de nombreux échantiiioas du Purichlys eomutus, poisson bizarre dont le corps, revêtu d'une grande carapace à plusieurs pièces, portait une trèspetite tète, munie de deux nageoires en forme d'ailes.

Nous représentons dans la fig. 44 le PierichUiys carrmtus, en même temps que deux autres poissons de la même période, le Coccoslms et le Cephalaspis. Le Pierichthtjs était entièrement cui-

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rassé; le Coceosteus n'était défendu que dans la moitié supérieure de son corps, par une cuirasse; le Cephalaspis n'était protégé que dans la partie antérieure du corps.

D'autres poissons ne présentaient pas une cuirasse, à proprement parler, mais seulement des écailles très-résistantes qui enveloppaient leur corps entier. Tels étaient VAcanthodes, le Climatius et le Diplacanthus, que nous représentons sur la figure 45.

On trouve encore, dans cette période, des Annélides tubicoles, animaux vermiformes, protégés extérieurement par une enveloppe testacée, qui se montrent ici pour la première fois, et sont représentés par le genre Serpule; des crustacés (Argis).

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Les Trilobites sont encore assez no'mbreuz, surtout à la base des terrains correspondant à cette période. On y trouve un

grand nombre d'espèces de mollusques dont les brachiopodes forment plus de la moitié. On peut dire de cette période que

Fig. iS. AliYpa nliculsris.

Fig. 47. Clymenia Sedgwicki.

c'est le règne des brachiopodes; ils y revêtent des formes extraordinaires, et leurs espèces sont en nombre immense.

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Parmi les plus curieux, citons l'énonne StrigoctphtUus Burtini, le Davidionia VerneuilU, i'Unàtes gryphus, la Calceola sandalina, mollusques aux formes bizarres, qui s'éloignent de tout ce que nous connaissons. Parmi les plus caractéristiques de ces mollusques sont en première ligne l'Atrypa reticularis (fig. 46), les Spirjgera concmtrica, laLeplœna Murckisoni. On commence à rencontrer des Producius subaculealus. Citons aussi le Ctymenia Se^icAi (fig. 47).

De beaux céphalopodes dont faisaient partie les Gonialites, voisin du genre des Ammonites qui caractérisent l'époque secondaire, vivaient pendant la période devonienne.

Parmi les nombreux Badiaires de celte époque, il faut citer

Plg. 41. Cuprcssocrinuï crassns.

en première ligne l'ordre des Crinoïdes. Nous représentons, comme exemple, le Cupressocrinus crassus (fig. 48).

Les Encrines, nom sous lequel on désigne souvent tous ces animaux, vivaient attachés dans les lieux rocailleux, au milieu des bancs les plus profonds, la bouche en haut, attendant leur proie, et ressemblant à des arbustes de pierre. En effet, leur corps était ordiDaireraent composé de cinq bras, lesquels s'ouvraient ou s'étalaient pour saisir la proie. Ce corps était porté sur une tige composée de nombreuses articulations, et qui était attachée au sol par une sorte de racine. C'est pour rappeler cette fixité au sol et la facilité de pouvoir ouvrir et fermer ses bras comme le calice d'une fleur, que l'on a quelquefois donné aux Encrines le nom -vulgaire de fleurs de pierre.

ias Encrines vivaient déjà à l'époque silurienne; il existait

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dans les mers de cette époque un genre tout entier appartenant à l'ordre des Encrines et que nous avons signalé : c'était le genre Hemicosmites. Le nombre des Crinoïdes augmente beaucoup dans les mers de la période devonienne. Il diminue h mesure que l'on s'éloigne de cette période géologique, et de nos jours deux genres seulement représentent ces animaux, dont les Tormes ont été si nombreuses et si variées dans les mers primitives.

Terrain devonien. — Le terrain devonien se compose de schistes, de grés et de calcaires divers. Il existe dans le nord, dans l'ouest, dans le midi de la France, et en Belgique, en Russie, en Espagne, en Amérique, etc. Il constitue le vieux grès rouge, très-répandu en Angleterre, et le terrain dit de graitwacke.

Les terrains devoniens renrerment les plus anciens dépdts de combustibles connus. Telles sont probablement les houilles qui sont exploitées en France dans les départements de la Loire-Inférieure et de Maine-et-Loire, et en Espagne, dans les Asturies.

Nous venons de dire que le terrain devonien se compose de grès, de schistes et de calcaires. La présence des grès et des schistes argileux dans ce terrain n'aura rien qui surprenne le lecteur, mais la présence de la chaux pourra, à bon droit, l'étonner : le Tait, dans tous les cas, exige une explication.

Dans les substances minérales dont nous avons parlé jusqu'ici comme composant notre globe, on n'a vu figurer encore que le granit, c'est-à-dire le mélange de silicates de potasse, de soude et de magnésie qui forment cette roche fondamentale '. C'est, avons-nous dit, aux dépens des composés coDstituants du granit que se sont formés les grés, les argiles et les schistes des terrains primitifs et siluriens. Le nom de chaux n'a pas été prononcé jusqu'ici. C'est qu'en effet le carbonate de chaux, les composés calcaires, se montrent à peine dans les

I. Déjà la terrain silurien rentenne, il est vrai, des bancs cslcaîres d'une grande puissance. Cette remarque pourrait donc se reporter jusqu'ï la période antérieure.

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premières assises minérales de notre globe. Toutefois, à partir des périodes silurienne et devonienne, le carbonate de chaux Cait partie essentielle de ces terrains. Quelle est l'origine de ce carbonate de chaux? D'où provenait cette substance qui apparaît en quantité déjà si notable dans les terrains devoniens? Les fractures et dislocations de l'écorce solide du globe étaient extrêmement fréquentes pendant ses premiers âges. Ce n'était pas seulement du granit liquéfié qui s'épanchait à travers ses énormes fissures; il s'en échappait aussi des eaux bouillantes, tenant en dissolution du bicarbonate de chaux, mêlé quelquefois de bicarbonate de magnésie. De véritables fleuves calcaires jaillissaient ainsi de l'intérieur du globe, ce grand et inépuisable réservoir qui a fourni tout ce que la surface de la terre présente aujourd'hui à nos regards. Comme la mer couvrait alors presque toute l'étendue de la sphère terrestre, ces fleuves d'eaux bouillantes calcaires se déchargeaient nécessairement dans ses ondes. C'est ainsi que les mers, primitivement dépourvues de composés calcaires, furent chargées de sels de cliaui à partir des périodes silurienne et devonienne. C'est par la même raison que les terrains formés plus tard par les dépôts des mers, ont présenté, à partir de cette période, beaucoup de carbonate de chaux. Le même phénomène continuant de se produire après la période devonienne, nous verrons les terrains calcaires augmenter en nombre et en importance dans la suite des âges géologiques dont nous présenterons le tableau. Pendant les périodes jurassique et crétacée, ces dépAts couvriront, sur la terre entière, des espaces immenses, ils formeront des terrains d'une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. Le phénomène de l'irruption d'eaux thermales chargées de sels de chaux était à son origine pendant les périodes silurienne et devonienne : aussi avons-nous dil le mettre en relief dans ce chapitre.

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PERIODE GABBONIPÈRE

A la période devonienne succède, dans l'histoire de notre globe, la période carbonifère. C'est dans les terrains qui ont pris naissance à celte époque, que nous trouvons aujourd'hui la liouille* ou charbon de terre.

La houille, comme on va le voir, est la substance même des végétaux qui ont vécu dans ces temps reculés. Ensevelis sous d'énormes épaisseurs de roches , ces végétaux s'y sont conservés jusqu'à nos jours, après s'être modifiés dans leur nature intime et leur aspect extérieur. Ayant perdu un certain nombre de leurs éléments constitutifs, ils se sont transformés en une sorte de charbon , imprégné de ces substances bitumineuses ou goudronneuses qui sont les produits ordi- ■ naires de la décomposition lente des matières organiques

Ainsi, la houille qui aUmente nos usines et nos Tourneaux, qui est l'agent fondamental de notre production industrielle et économique, la houille qui sert à chauffer nos demeures, et qui fournit le gaz employé pour nous éclairer, cette houille est la propre substance des plantes qui composaient les forêts, les herbages et les marécages de Tancien monde, à une époque que la chronologie humaine ne saurait assigner avec précision. Nous ne dirons pas, aven quelques personnes qui croient que tout dans la nature a été fait à l'intention de l'homme, et qui se font ainsi une idée bien incomplète du vaste ensemble de la création, nous ne dirons pas que les végétaux de l'ancien inonde n'ont vécu et ne se sont multipliés que pour préparer un jour à l'homme ses agents de production économique et industrielle. 11 faudrait, en effet, regretter

1. Le Dom de houille vient d'un vieux mot saion ; huila, qui a gner, chez les Allemands, ce genre de combustible.

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alors que ce précieux héritage de la vie du monde ancien ne se rencontre le plus souvent qu'à des profondeurs inaccessibles à nos atteintes. Mais nous ferons admirera nos jeunes lecteurs le pouvoir de la science moderne, qui , après un intervalle de temps si prodigieusement reculé, sait découvrir l'origine précise de ces substances végétales, et signaler, avec la plus grande exactitude, les genres et les espèces auxquels ont appartenu des plantes dont aucun représentant identique n'existe aujourd'hui sur la terre.

Le caractère fondamental de la période que nous allons étudier, c'est l'immense développement d'une végétation qui couvrait alors le globe tout entier. L'épaisseur considérable des terrains qui représentent aujourd'hui cette période, les accidents variés qu'on observe dans ces terrains partout où on les rencontre, portent à penser que cette phase historique est peut-être celle qui a le plus longtemps duré.

Arrêtons-nous un instant pour donner une idée exacte du caractère général qu'a dû présenter notre planète pendant la période carbonifère. Une chaleur excessive, une humidité extrême, tels étaient alors les attributs de l'atmosphère. Les congénères des espèces auxquelles appartiennent les végétaux de la période carbonifère, ne vivent aujourd'hui que sous les brûlantes latitudes des tropiques , et les énormes dimensions que nous présentent ces mêmes végétaux à l'état fossile, prouvent, d'autre part, que l'atmosphère devait alors être saturée d'humidité. Le voyageur Livingstone, qui, de nos jours, a fait à l'intérieur de l'Afrique de si importantes observations, nous a appris que des pluies continuelles, jointes à une chaleur intense, sont le caractère climatérique des parties de l'Afrique équatoriale où se plaît la végétetion puissante et touffue que l'on y admire.

Circonstance remarquable, cette température élevée.Jointe à cette humidité constante , n'était point spécialement propre à certaines régions du globe : la chaleur était la même à toutes les latitudes. Depuis les régions équatoriales, jusqu'à cette tle Melville {dans l'Océan glacial arctique) où de nos jours les frimas sont étemels ; depuis le Spitzberg jusqu'au centre de l'Afrique, la flore carbonifère présente une identité presque

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PERIODE CARBONIFERE. 7»

complète. Quand on trouve à peu près les mêmes fossiles au Groenland et dans la Guinée, quand on voit les mêmes espèces végétales aujourd'hui éteintes se rencontrer, avec le même degré de développement, à l'équateur et au pôle arctique, on est bien forcé de reconnaître qu'à cette époque la température du globe était la même partout. Ainsi, ce que noas nommons aujourd'hui le climat était inconnu pendant les temps géologiques : il n'y avait qu'un seul climat pour le globe entier. Ce n'est que plus lard , c'est-à-dire à l'époque tertiaire, par les progrès du refroidissement du globe, que le froid a commencé de se faire sentir aux deux pôles terrestres.

D'où provenait cette uniformité de température qui a lieu de nous étonner aujourd'hui? Elle tenait à l'excessive chaleur du globe. La terre était encore si chaude par elle-même, que sa température propre primait, rendait superflue et inappréciable la chaleur qui lui envoyait l'astre central, c'est-à-dire le soleil.

Une particularité établie avec moins d'exactitude que la précédente est relative i. la composition chimique de l'air pendant la période carbonifère. En voyant la masse énorme de végétaux qui couvraient alors le globe, et s'étendaient d'un pôle à l'autre, en considérant la grande proportion de carbone et d'hydrofrène que existe dans la houille, toujours remplie de 1 tatières bitumineuses, on a cru pouvoir en inférer que l'atmosphËre de cette époque devait être beaucoup plus riche en acide carbonique que l'atmosphère de nos jours. On a même voulu expliquer par la forte proportion de gaz acide carbonique qui aurait existé dans l'air atmosphérique, le petit nombre d'animaux, ou du moins d'animaux aériens, qui vivaient alors. C'est là une pure induction manquant de preuves. Rien ne prouve que l'atmosphère terrestre pendant la période carbonifère fût plus riche en acide carbonique que celle de nos jours. Comme on ne peut émettre ici que de vagues coi^ectures, on ne saurait professer avec confiance l'opinion que l'air atmosphérique, pendant celle période, fût plus riche en acide carbonique que celui que nous respirons.

Ce qu'on peut faire remarquer avec certitude, comme caractère frappant dans la végétation du globe pendant cette phase

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de son histoire, c'est le développement prodigieui que présentaient alors les espèces végétales.

Les Fougères, qui, de nos jours et dans nos climats, ne sont le plus souvent que des herbes vivaces, se présentaient, quelquefois, pendant la période carbonifère, sous la forme d'espèces d'un port très-élevé.

Tout le monde connaît ces herbes marécageuses , à liges cylindriques, creuses, cannelées, articulées, dont les articles sont munis de gatnes membraneuses, dentées, et qui portent les noms vulgaires de ?rl^, Queue de cheval; leurs fructilications forment, par leur ensemble, un chaton, composé de plusieurs cercles d'écaillés portant à leur face infi^rieure des sacs pleins de spores, lesquelles, par leur évolution, reproduisent la plante mère. Ces humbles prêles étaient représentées, pendant la période houillère, par des arbres herbacés, sortes d'immenses asperges de 7 à 8 mètres d'élévation et de I à 2 décimètres de diamètre. Leurs troncs, cannelés longitudinalement et divisés dans le sens transversal par des lignes d'articulation, nous ont été conservés : ils portent le nom de Calamités.

Nos Lycopodes actuels sont d'humbles plantes, le plus souvent rampantes : elles n'atteignent pas l mètre de haut. Or, les Lycopodiacées de l'ancien monde étaient des arbres de 25 à 30 mètres d'élévation ; c'étaient les Lepidodendronsquî peuplaient lesforëts. Leurs feuillesalteignaientquelquefoisun demi-mètre de long et leur tronc avait jusqu'à 1 mètre de diamètre ; tel était le Ltpidodmdron carinatum. Une autre Lycopodiacée de cetleépo^iue, le Lomatophloyoscrassicaule, avait aussi des dimensions colossales, hes Sigillaria dépassaient quelquefois L liauteurde 30 mètres. Les fougères herbacées, alors prodigieusement abondantes, croissaient à l'ombre de ces arbres gigantesques. C'est la réunion de ces arbres de haute taille et d'arbustes qui formait les immenses forêts de la période carbonifère.

Quoi de plus surprenant que l'ensemble de cette exubérante végétation ! ces Sigillariées immenses qui dominaient les Torëts ; ces Lëpidodendrons à la tige élancée et flexible; ces Lomaiophloyos, qui offraient l'image d'arbres herbacés à taille gigantesque, garnis de feuillets verdoyants; ces Calamités de lo mètres de hauteur; ces élégantes fougères arborescentes, au feuillage

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aérien et aussi finement découpé que de la dentelle; ces fougères herbacées, au feuillage îiidèûniment accidenté [ Rien ne saurait nous donner aujourd'hui l'idée de ce prodigieux et immense revêtement d'une verdure immuable qui couvrait la terre d'un pôle à l'autre, sous une température brûlante et la môme partout.

Dans l'épaisseur de ces forêts inextricables, des plantes parasites se suspendaient aux troncs des grands végétaux en touffes ou en guirlandes, comme les lianes de nos forêts èquatoriales. C'étaient presque toutes de jolies fougères, des Sphenopieris,àesIIymenophylHtes; elles s'attachaient aux tiges des grands arbres, comme les Orchidées et les Broméliacées de nos jours,

Les bords des eaux étaient couverts de plantes diverses, aux feuilles légères et verticillées, appartenant peut-être aux Dicotylédones : YAnnularias ferlUis, les Sphenophylliles et les Asterophytlites.

■ Combien cette végétation, tout à Ifi fois puissante par les dimensions des individus et par les immenses espaces qu'elle occupait, bizarre dans ses formes, et généralement simple dans son organisation, était différente de celle qui embellit aujourd'hui la terre et charme nos regards! Elle avait certainement pour privilège la grandeur, la force et la croissance rapide ; mais combien elle était peu riche en espèces ! combien elle était uniforme dans son aspect 1 Aucune fleur ne parait encore le feuillage et ne variait le ton des forêts. L'ne verdure éternelle couvrait les branches des fougères, des iycopodes et des prèles, qui composaient en grande partie la végétation de cette époque ; formée d'une quantité innombrable d'individus, mais réduite à très-peu d'espèces, appartenant surtout aux types inférieurs de la végétation , c'est-i-dire aux cryptogames. Aucun fruit apparent, propre à servir à la nourriture , n'apparaissait sur les rameaux. C'est assez dire que les animaux terrestres^ n'existaient pas encore. Les mers seules avaient de nombreux habitants ; le régne végétal occupait exclusivement la terre, qui ne devait que plus tard se couvrir d'animaux à respiration aérienne et complète. Seulement quelques insectes ailés, des coléoptères, orthoptères et névroptères, animaient les airs, en y promenant leurs couleurs diaprées.

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Pour quels yeux, pour quelle pensée, pour quels besoins grandissaient ces forêts solitaires ? Pour qui ces majestueux et infinis ombrées ! Pour qui ces spectacles sublimes ! Quels êtres mystérieux contemplaient ces merveilles ? Question insoluble, et devant laquelle s'abtme et se tait notre raison impuissante.

Pour décrire avec exactitude la période carbonifère, il faut la distinguer en deux sous-périodes : la sous-période du calcaire carbonifère, quiadonné naissanceàd'importantsdépôts marins, et la sous-période houillère, qui est spécialement continentale. L'une et l'autre de ces sous-pèriodes ont laissé des dépôts de matière combustible ; mais c'est surtout dans la seconde que ces dépôts abondent et peuvent être exploités pour les besoins de l'industrie humaine.

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