I. Betrïtbtes Beingerùst von einem altem Sunder
Erweiche, Stein, d as lier z der neuen Bosheitskinder!
et placez-le à côté du fossile, sans vous laisser détourner par la différence de grandeur, comme vous le pouvez aisément en comparant un dessin de salamandre de grandeur naturelle avec le dessin du fossile réduit au sixième de sa grandeur, et tout s'expliquera de la manière la plus claire. « Je suis persuadé même, ajoutait notre grand naturaliste dans une édition postérieure de ce mémoire, que si l'on pouvait disposer du fos sile, et y chercher un peu plus de détails, on trouverait des preuves encore plus nombreuses dans les faces articulaires des vertèbres, dans celles de la mâchoire, dans les vestiges de irès-petites dents, et jusque dans les parties du labyrinthe de l'.oreille. »
Et il invitait les propriétaires ou dépositaires du précieux fossile à procéder à cet examen.
Notre grand naturaliste eut la satisfaction de faire lui-même l'examen qu'il demandait pour la confirmation de ses vues. Se trouvant à Harlem, il demanda au directeur du Musée de faire creuser la pierre qui contenait le prétendu homme fossile, afin d'y mettre à découvert les os qui pouvaient encore y rester cachés. L'opération se fit en présence du directeur du Musée et d'un autre naturaliste. Un dessin du squelette de la Salamandre avait été placé près du fossile, par Cuvier. Il eut la satisfaction de reconnaître qu'à mesure que le ciseau creusait la pierre, quelqu'un des os que ce dessin avait annoncés d'avance apparaissait au jour.
Dans les sciences naturelles, il y a peu d'exemples de triomphe aussi éclatant, il y a peu de démonstrations aussi frappantes de la certitude des méthodes d'observation et d'induction sur lesquelles repose la paléontologie.
Pendant la période pliocène, des oiseaux d'espèces très-nombreuses, et qui vivent encore de nos jours, animaient les immenses solitudes que l'homme ne remplissait pas encore : des Vautours, des Aigles, des Cathartes, parmi les rapaces ; et parmi les autres genres d'oiseaux, des Goélands, des Hirondelles, des Pies, des Perroquets, des Faisans, des Coqs, des Canards, etc.
Jetons un coup d'œil sur la Faune marine de la période pliocène.
C'est pendant cette périodequelesmersse sont peuplées pour la première fois de Cétacés, ou mammifères marins. Les genres Dauphin et Balamodon appartiennent à la période qui nous occupe.
La science est très-peu avancée dans la connaissance des espèces fossiles appartenant au genre des Dauphins et des Baleines. Quelques ossements de Dauphin, trouvés en différents lieux de la France, ont appris seulement que les espèces anciennes diffèrent de celles de nos jours.
La même remarque peut être faite pour le Narval, ce cétacé si remarquable par sa longue dent en forme de corne, animal qui fut de tout temps un objet de curiosité.
Les Baleines que l'on trouve dans les terrains correspondant à la période éocène, différaient peu des Baleines actuelles; mais les observations que l'on a pu faire sur ces gigantesques débris des animaux de l'ancien monde, sont trop peu nombreuses pour que l'on ait pu en tirer une conclusion précise. Il est certain toutefois que les Baleines fossiles diffèrent de la Baleine actuelle par certains caractères tirés des os du crâne.
La découverte d'un énorme fragment de Baleine fossile, faite à Paris, en 1779, dans la cave d'un marchand de vin de la rue Dauphine, fit une certaine sensation. La science prononça, sans trop d'hésitation, sur la véritable origine de ces ossements; mais le public eut quelque peine à comprendre l'existence d'une Baleine dans la rue Dauphine.
C'est en faisant pratiquer des fouilles dans sa cave que le marchand de vin fit la découverte dont il s'agit. On rencontra sous la pioche, enfouie dans une argile jaunâtre, une énorme pièce osseuse. L'extraction complète de ce morceau eût présenté de grandes difficultés. Peu empressé de pousser plus loin ses recherches, notre homme se contenta de faire enlever, à l'aide du ciseau, une portion de cet os monstrueux. La pièce ainsi détachée pesait à elle seule 227 livres. Elle fut exposée chez le marchand de vin, où un grand nombre de curieux vinrent la voir.
Un naturaliste de cette époque, Lamanon, qui l'examina, conjectura qu'elle appartenait à la tête d'un cétacé. Quant à la pièce elle-même, elle fut achetée pour le musée de Teyler, à Harlem, où elle est encore.
11 n'existe au Muséum d'histoire naturelle de Paris qu'une copie de l'os du cétacé de la rue Dauphine, qui a reçu le nom scientifique de Balœnodon Lamanoni. L'examen de cette figure conduisit Guvier à reconnaître que cet os a appartenu à une
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espèce de Baleine antédiluvienne, qui différait non-seulement des espèces vivantes, mais encore de toutes les espèces connues jusqu'ici.
Depuis l'observation de Lamanon, d'autres ossements de Baleine ont été découverts dans le sol de différents pays, mais les études de ces fossiles ont toujours laissé à désirer. En 1806, une Baleine fossile fut déterrée à Monte-Pulgnasco par M. Cortesi; une autre fut trouvée en Ecosse. En 1816, on découvrit également de nombreux os du même animal dans une petite vallée formée par un ruisseau se rendant à la Ghiavana, l'un des affluents du Pô. Mais aucune étude rigoureuse ne fut entreprise au sujet de ces ossements.
Fig. 300. Cardiura hians.
Fig. 301. Panopaea Aldrovandi.
Cuvier a établi, parmi les cétacés fossiles, un genre particulier qu'il désigne sous le nom de Ziphius. Les animaux qui portent ce nom ne peuvent s'identifier ni aux Baleines, ni aux Cachalots, ni aux Hyperoodons. Ils tiennent dans l'ordre des cétacés la place que les Palaeothériums et les Anoplothériums occupent dans l'ordre des Pachydermes, ou celle que le Mégathérium et le Mégalonyx occupent dans l'ordre des édentés. Les Ziphius vivent encore aujourd'hui dans la Méditerranée .
Les espèces de mollusques caractéristiques, c'est-à-dire qui servent à distinguer cette période de toutes les autres, sont nombreuses : nous citerons les plus connues. Telles sont :
Cardium hians (fig. 300); — Panopxa Aldrovandi (fig. 301); — PectcnJacobœus; — Fusus contrarius (fig. 302); — Murex alveolatus (fig. 303); — Cijprasacoccinelloides; — Voluta Lambcrtii (fig. 304); — Chenopus pespelicani (fig. 305); — Buccinum priewalicum.
Terrain pliocène. — On donne en Angleterre le nom de crag et en Italie celui de terrain subapennin, aux dépôts formés pendant la période pliocène. Ces terrains, très-remarquables dans le comté de Suflblk, consistent en une série de couches marines de sable quartzeux, colorées en rougeâtre par des matières ferrugineuses.
Fig. 302.
Fusus conlrarius.
Fig. 305.
Chenopus Pespelicani.
Fig. 304.
Voluta Lamberti.
L'étage du crag forme, sur divers points de l'Europe, par exemple à Anvers (Belgique), de grandes accumulations. En France, on cite ceux de Carentan et de Perpignan, et l'on croit le reconnaître dans le bassin du Rhône. Le plus puissant dépôt de ce genre, composé d'argile et de sable alternant avec des marnes et des calcaires arénifères, constitue les collines subapennines, qui s'étendent sur les versants de la chaîne des Apennins. Cet étage se retrouve au val d'Arno supérieur, que nous
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avons déjà cité. On a même signalé sa présence sur une grande étendue jusque dans la Nouvelle-Hollande. Enfin les sept collines de Rome paraissent composées en partie de couches marines tertiaires appartenant à la période pliocène.
La planche 305 représente une vue idéale de la terre pendant l'époque pliocène et sous les latitudes d'Europe. Au fond du tableau, une montagne, récemment soulevée, rappelle les agitations qui, pendant cette période, ont bouleversé le sol, en faisant apparaître une partie des montagnes actuelles. La végétation est presque identique à celle de nos jours. On y voit réunis les animaux les plus importants de cette période, tant pour les espèces fossiles que pour celles qui existent encore aujourd'hui.
Nous avons montré, dans une série successive de cartes, l'étendue des continents résultant des dépôts marins, dans la partie de l'Europe qui devait former la France. A la fin de la période qui vient de nous occuper, et par suite des dépôts laissés par les mers de l'époque tertiaire, le continent français se trouva formé tel qu'il existe actuellement. La carte placée à la page 329 représente donc les divers terrains qui forment le relief du sol dans la France actuelle. Elle a été dressée d'après les documents scientifiques les plus exacts, et notamment d'après la Carte géologique de France, due aux travaux de MM. Dufrénoy et Élie de Beaumont, exécutés par l'ordre du gouvernement et avec le concours des ingénieurs de l'État.
Après la carte géologique de la France, nous plaçons une seconde carte qui représente l'étendue et la nature géologique des terrains qui composaient l'Europe à la fin de l'époque tertiaire. Comme l'Europe n'a éprouvé aucun changement depuis l'époque tertiaire jusqu'à nos jours, ni dans l'étendue de ses divers continents, ni dans la composition des terrains qui formaient dès cette époque le relief du sol, elle n'est autre chose que la Carte géologique de l'Europe actuelle. Dressée sur les documents scientifiques les plus exacts, cette carte sera consultée par le lecteur avec intérêt et profit.