OinnunU fonifei, tome IV, page 3î (m-i
mouiia (fig. 8) parmi les mollusques, elc. U'aulres fois seuleuiL'iil ce soiil Jl'S genres perdus apparlenanl à des familles duni
Vit. 1' IcbthrMian plalTodun.
quelques genres sont encore vivants, comme Vichtliyosaure (fig. 3) el le pUtiosaure (%. 4) parmi les reptiles, comme le
genre palxoniscta (Cig, b) parmi les poissons, e(c. Enfin, on rencontre aussi des espèces perdues appartenant à des genres
(Elepbu primlggnlui].
de la faune actuelle. Ijb mammouth, par exemple (iig. 6], est une espèce perdue du genre élépliant.
Les fossiles sonl terrestres, comme le cerf à bois gigniUesqut
CONSIDÉRATIONS OËNËRALES. M
((ig. 7), le limaçon ou lielix (fig. 8), fluviariles ou lacustres comme \eplanorbe, la /i/miii'e (fip. 9),laphyse (fig. 10), Vvnio
(fig. Il), marins lorsqu'ils ont dû liabiler exclusivement la mer, comme les cyprxa ((îg. 19) les cerUhium (fig. 13).
Taiilôt les fossiles soni conservés en nnlure el irès-légèrement modifiés : tels sont les ossements que l'on extrait des cavernes les plus modernes ; leJs sont encore les insecles que l'on trouve si edmirablemeni enchâssés dans des r(<sines fossiles qui les
UoJo wildaniïi.
CjpnM ategana.
ont préservés de la pnlréraclion, et cerliuns mollusques des terrains récents, qui onl gardé les couleurs et l'éclat nacré de leur coquille. TnnrAl ces débris sonL altérés, la matière organique ayant disparu en lotalîlé on en partie; tantôt enlîn, maïs c'est le cas le plus rare, ils sont pétrifiés, c'est-û-dîre que la forme extérieure étant conservée, les éléments organiques primitifs ont disparu et sont remplacés par des substances miiiëi'ales étrangères, par de In silice ou du carbonate de chaux.
ÏA géologie a su tirer aussi un parti très-ini|)ni'tanl de certains débris fussili-s dont la véiitable nature a été longtemps mtk-onnue, el qui ont donné lieu rJ^TT^^^B à de nombreux travaux, suivis de longues dis- V<\\~€^V eussions: nous voulons jiarler des coprolitlies ' . \7^^w Comme leur nom l'indique, lescoproUlha (fig. 1*) ^.;^r sont les exci-émenls pétrifiés des grands anifig. it. copraiitue maux fossilcs. L'étudc de ces singuliers débris *'*"""■ a beaucoup éclairé la connaissance des mœurs el de l'organisation physiologique des grandes espèces anié-
. KOKpot, eicrtnicnl, et iiOo;. piei
diluviennes. Leur examen a fail reconnallre des écailles de poissons, des drnrs, de, <iui onl permis de déli'rminer do quelles cs|)èccs se ntuinissiuenl les animiinx ih l'aiicirii mitixlc. C/csl par *ce procédé que lun a découvert, par exemple, que le grand replile marin «jui ])oi'tc le nom d'ichlht/osaure , dévorait des individus de sa propre espèce, et qu'il était, dès lors, plus vorace que tout animal de notie époque. Si de nos jours, en clTct, les loups, les rais, se mangent quelquefois entre eux, ce n'est que sous riui))érictise néa'ssilé d'une faim pressante, el en l'abseucc de toulc autre iiouriiturc. Or, les coprolitlies de l'iclithyosaure contiennent des os d'autres animaui, en même temps que des ^crlèbrcs ou livs phalanges d'idithyosaure; ce qui prouve que l'icluliyosaure , auquel une autre* nourriture • ne pouvait manquer en présence de l'immense ricliesse du règne animal antédiluvien, se nourriss^tit habiluellcnimt de la cliair de ceux du son espèce.
i dei pu d'otMiiu.
Les empreintes laissées sur l'ai^ile ou le sable que le temps a durci et transformé en grès, fournissent au géologue une autre
source d'indications. Les reptiles de l'ancien monde, en particulier les tortues, ont laissé sur des sables que le temps a changés en blocs pierreux, des empreintes qui représentent le moule exact du pied de ces animaux. Ces empreintes ont quelquefois sulfi aux naiurulistcs pour rcconnatlrc à quelle espèce appartenait l'animal qui lus imprima sur l'ui^ile humide. Les figures 15 et 16 représentent des empreintes de ce genre. La première contient des traces, ou pisUs, attribuées h un oiseau
im au Lihjrlnlhodon.
dont l'animal n'a jamais été trouvé; la seconde nous offre les traces de pas du grand reptile connu sous le nom de labyyituhodon ou cheirolherium, pour rap|>eler que les pattes de cet animal ressemblaient aux mains de l'homme.
La figure t7 reproduit l'empreinte laissée sur les grès du comté de Dumrries (licosse), par des tortues fossiles.
Qu'il nous soit permis d'émettre à ce sujet une courte réfiexion. C'est en vain que l'Iuslorien ou l'antiquaire parcourent aujour-
CONSIUÉHATiONS UÉNÉKALES. 15
d'hui les champs de bataille grecs ou romains, pour y retrouver les traces de ces conquérants dont les armées ravagèrent le
monde: le temps, qui a renversé les mjnuinenis de leurs victoires, a aussi ellacé l'empreinle de leurs pas ; el de tant de
millions d'hommes dont les envahissements semèrent la désolation sur TËurope, il ne reste pas même l'empreinte d'un seul pied. Au contraire, les reptiles qui rampaient, il y a des milliers de siècles, à la surfaci; de notre planète, encore dans l'enfance, ont iniprinit'ï sur U) sol h; souvenir indélébile de leur pssiige. Annibal et ses légions, les Barbares et leurs hordes sauvages, ont passé sur la terre sans y laisser subsister une marque matérielle, et la pauvre tortue qui se tratnait sur les rivages silencieux des mers primitives, a légué à la postérité savante l'image et l'empreinte d'une partie de son corps. Ces empreintes, nous les apercevons aussi distinctement sur le roc, que les traces que laisse après lui , sous nos yeux , l'animal qui marche sur le sable humide, ou qui traverse la neige récemment tombée. Quelles graves réflexions éveille en nous la seule vue de ces blocs d argile durcie, qui reportent notre pensée aux premiers Ages du monde; et combien les découvertes de nos archéologues, qui s'extasient devant quelque poterie grecque ou étrusque, doivent nous sembler mesquines à côté de ces véritables antiquités de la terre I
I^es paléontologistes' tiennent aussi très -soigneusement compte des sortes de moules que beaucoup de corps organisés ont laissés dans les tins sédiments qui sont venus les envelopper a|)rès leur mort. Beaucoup d'êtres animés n'ont pas laissé leurs propi*es débris en nature, ou h l'état de pétrification, mais on trouve leurs empi^eintes parfaitement conservées sur des grès, sur des calcaires, sur des argiles ou des marnes, sur des bouilles; et ces empreintes sufllisent pour faire discerner l'espèce h laquelle apparleniiient ces êtres vivants.
Nous étonnerons sans doute nos lecteurs en leur disant que l'on possède les empreintes certaines de gouttes de pluie tombées sur le sol de l'ancien monde. Les empreintes de ces gouttes de pluie faites sur les sables, s'y sont conservées par la dessiccation, et ces mêmes sables s'étant transformés plus tard en grès solides et cohérents, ces impressions se sont ainsi maintenues jusqu'à nos jours. La tigure 18 représente des empreintes de ce
1. La paldoHlologie, comme Tin^ique son nom, tirô du grec (iiaXtoc, ancien, ovTo;, être, /oyo;, dissorlution ou discours), est la science «jui s'occupe de l'élude des ôlrcs animés qui ont ancieuueuicni vécu bur noiro globe.
genre recueillies aux Klals-Unis, et reproduites par la pholograpliie. Il y a plus; les ondulations laissées par le passage des eaux sur les sables des mei's primitives, se sonl conservées par )c même mécanisme physifjue. La ligure 19 re-
présenle les traces consolidées d'ondulations de ce genre, qui ont été recueillies en France, aux environs de Boulognc-
Hijiwlhise de l'incandescence des pailles centrales du gloht. — lie feu central est une hypothèse fort ancienne. Admise par Descaries, développée par Leibniz et ItulTon , elle a été conlirmée depuis par une foule de faits.
Nous avons déjù dit que la 'température du globe sélève de 1* par chaque 33 mèlres de profondeur au-dessous du sol. L'exactitude de celle observation a été vérifiée dans un grand nombre de cas, et jusqu'aux plus grandes profondeurs atix<[uelles l'homme ait pu descendre. Comme on connall exactement le diamètre de la terre, et par conséquent le rayon de la splière terrestre, on a conclu de la progression de cette température, en la supposant régulièrement uniforme, que le centre du globe doit être porté encore aujourd'hui à une IcmiH'ialuro di' 195 000*. Aucune malière ne pouvant conserver son étiit solide à une température si excessive, il en résulte que le centre du globe et les parties voisines de ce centre doivent être dans un état permanent de liquidité.
La température élevée de l'eau des puits artésiens, quand ces puits sont d'une grande profondeur, témoigne de l'augmentation d(! température dans l'intérieur de Ift terre. Les enux thermales qui sonrdent du 3ol,etdontla clialeur s'élève quelquefois
jusqu'à 100*, comme pour les Geysers de Tlslande, sont une autre preuve à Tappui du même fait.
Les volcans modernes sont une démonstration très-manifesle de Texislence du feu central. Les gaz brûlants, lu lave liquide et rouge de Teu, qui s'échappent de leurs cratères, prouvent bien que les parties profondes du globe sont à une température considérablement élevée.
Enfin, le dégagement de vapeurs brûlantes par les fissures accidentelles du sol, qui accompagne les tremblements de terre, établit l'existence d'un centre incandescent à l'intérieur de notre globe.
RévolulUyns du globe par les soulèvements ou les affaissements de sa croate solide ^ résultant de tétat de liquidité de ses parties centrales. — Comme une conséquence de l'hypothèse du feu central, on admet que notre planète a été bouleversée par une série de révolutions, générales ou locales, c'est-à-dire par des ruptures de sa croûte solide, survenues à des intervalles plus ou moins éloignés. Les travaux de Werner, de Stenon, de Cuvier, de I^opold de Duch, de Bénédict Saussure, d'Alexandre Brongniart, de Ilumboldt, de Cordier et d'Élie de Beaumont ont constitué cette théorie, généralement professée aujourd'hui dans la science.
Ces bouleversements, ces catastrophes périodiques, avaient pour cause le refroidissement du globe.
La terre continuant à se refroidir, la solidification de ses parties intérieures, primitivement liquides, faisait des progrès : une partie de la sphère intérieure liquide se concrétait peu à peu. Mais les corps qui passent de l'état liquide à l'état solide diminuent de volume. Dans les métaux fondus et qui reviennent, par le refroidissement , à l'état solide, cette diminution va jusqu'au dixième de leur volume. Donc, imr l'effet de la solidification des parties internes, l'enveloppe extérieure de la terre devenait trop grande; elle ne pouvait plus s'appliquer exactement sur la sphère intérieure, qui s'était rétractée en se solidifiant. Il se faisait nécessairement alors des plicatures, des fissures énormes, d'immenses ruptures de cette enveloppe extérieure. Les substances liquides contenues à l'intérieur du globe, pressées d'ailleurs par les gaz qu'elles renfermaient»
CONSIDÉRATIONS GKNKRALES. 21
s'échappaient bientôt par cette ouverture béante ; parvenue à l'extérieur, la matière de ces éruptions, en se refroidissant et se consolidant, formait des monlagnos de hauteurs variables.
Ces dislocations de la croûte terrestre qui ont cliangé l'aspect de sa surface et déplacé le bassin des mers, noyé quelques continents et anéanti quelquefois une partie des animaux et des plantes, ont été suivies de longues périodes de calme. Pendant ces périodes, les débris arrachés par les eaux h certains points du continent étaient transportés en d'autres points du globe par le courant de ces eaux. En se déposant plus tard, ces matériaux accumulés finissaient par former des terrains nouveaux.
J^endant cette période de calme, de nouvelles espèces végétales ou animales apparaissaient sous la main du Créateur. Répandues à la surface de la terre, elles remplaçaient les espèces détruites par la catastrophe antérieure, ou disparues par leur extinction naturelle.
Mais au milieu même de ces intervalles de calme, il arrivait quelquefois, et toujours par la même cause, c'est-à-dire par suite du retrait intérieur occasionné par le refroidissement du globe, que des fissures plus étroites se produisaient dans l'enveloppe terrestre, et que des matières liquides incandescentes et mêlées de tourbillons de vapeurs s'élevaient au dehors par ces fissures, et formaient au milieu des terrains ces longues et étroites traînées connues sous le nom de filons.
Telle est, en résumé, l'origine des montagnes, ainsi que des filons métallifères, et celle des dépôts sédimentaires formés par l'action érosive des eaux que ces dislocations déplaçaient brusquement sur de grandes étendues.
Ces trois phénomènes : soulèvements, — émission de matières ignées, — production de dépôts sédimentaires formés au sein des eaux par la désagrégation et le transport de toutes sortes de roches, — ont constamment marché de front pendant toutes les périodes géologiques qui se sont succédé jusqu'à nos jours. C'est à cette série de phénomènes complexes que l'écorce terrestre doit sa structure interne, si variable et si compliquée.
On peut, d'après les considérations qui précèdent, diviser les
matières minérales qui composent notre globe en trois groupes généraux, comprenant :
!• I^s terrains primitifs, partie do la croAlc terrestre solidifiée par le refroidissement;
2" I^es terrains sédimentaires provenant des débris divers enlevés aux terrains primitirs, entraînés en d'autres points par le courant des eaux, modifiés dans leur composition par Taction de ces mêmes eaux et déposés ensuite par elles.
3» Les Urrains éruptifs, formés à toutes les époques géologiques, par l'éruption ou l'injection à travers les terrains divers, de la matière liquide qui occupe les parties intérieures de notre globe.
Les masses minérales qui constituent les terrains primitifs et de sédiment, forment des couches affectant entre elles un ordre constant de superposition, lequel indique leur Age relatif. Li structure minéralogique de ces couches et les restes de corps organisés qu'elles renferment, leur communiquent des caractères qui permettent de distinguer chacune de ces couches de celle qui la précède ou qui la suit.
Les plus anciennes de toutes ces couches constiluent les terrains primitifs; les dernières sont les altuvians modernes. Dans l'intervalle se rangent les terrains qu'on nommait autrefois terrain de ti'ansition, terrain secondaire^ terrain tertiaire, sans leur faire subir d'autres subdivisions, mais qui comprennent actuellement plusieurs subdivisions chronologiques.
11 ne faudrait pas croire, cependant, que Tensemble de toutes ces couches se rencontre, régulièrement superposé, sur tous les points de l'enveloppe de notre globe; la géologie serait alors une science très-simple, et pour ainsi dire, toute du ressort des yeux. Par suite des déplacements, des brusques interruptions qu'ont déterminés les fréquentes éruptions des granits, des porphyres, des trachytes, des basaltes, des laves, ces couches sont souvent interrompues, brisées et remplacées par d'autres. En certains points, toute une couche de terrains et souvent plusieurs ont disparu en totalité, emportées par les eaux après leur formation. La série naturelle des terrains ne se retrouve donc presque jamais dans son ordre régulier et complet. Ce n'est qu'en combinant toutes les observations recueillies par les géologues en diverses parties du globe, qu'on est parvenu