On voit sur lu |ilaa>:b« tH91'l|{uaiiuiloD reiiaurt
La planche 189, qui met en scène la lutte d'un iguanodon et d'un niég(iIosaui*Cy au milieu d'une forêt de l'époque crétaci^e infri k^ure, pot mot aussi de luire comprendre le caraclère de la végétation pendant celte période. Cette forêt nous présente réunies les formes végétales exotiques et celles de nos pays. A gauche du paysage, on aperçoit un groupe d'arbres qui ressemblent aux dicotylédones de nos forêts : ce sont les élégants credneria^ dont le rang botanique n'est pas encore bien fixé, car on n'a pas retrouvé leurs fruits : on a cru toutefois pouvoir les placer à la suite des amentacés arborescents. Un autre arbre dicotylédone qui agite près du credneria son feuillage éploré, est un véritable saule, analogue à ceux de nos jours : c'est le saliciUs petzeldianvs. Un groupe d'arbres se compose de fougères et de zamites; un autre, de palmiers. On reconnaît plus loin des aunes, des charmes, des érables et des noyers, d'espèces analogues à celles de nos jours.
Terrain crétacé inférieur. — Les terrains que les mers ont déposés pendant la période qui nous occupe, c'est-à-dire les terrains crétacés inférieurs^ peuvent être distingués en deux étages : V étage néocomieny le plus inférieur, et Yétage glauconieux^ qui lui est superposé.
Étage néocomien. — Le nom de fiéocomien donné à cet étage vient du mot Neocomum^ dénomination latine de la ville de NeuQhilIel, en Suisse, où ce terrain est parfaitement développé et où il a été reconnu et établi pour la première fois.
Avant d'indiquer les espèces caractéristiques de la faune marine néocomienne, jetons un coup d œil sur quelques-uns des genres que nous y faisons figurer, comme les scaphytes, les crioceraSy les ancyioceraSy les toxoceras, les baculites et les turrilifes, qui sont des mollusques céphalopodes.
Les scaphytes ont une coquille formée d'une spirale régulière enroulée sur le même plan, à tours contigus, croissant régulièrement jusqu au dernier tour, qui se détache des autres et se projette en une crosse plus ou moins allongée.
Les crioceras peuvent être considérés comme des ammonites à tours de spire non contigus et disjoints.
Les ancyfoccras sont aux crioceras ce que les scaphytes sont aux
ammonires, c'est-à-dire que leur coquille, Tonnée d'une spirale régtitiëre enroulée sur le même plan el à tours non contigus et (lisjoints, crotl régulièrement jusqu'au dernier tour, qui se sépare des autres el se projette en une crosse souvent trèsloiiyur.
Les loxoceras avaient une coquille iU-i{uée et non (iii spirale.
lies bacutUes ont une coquille qui diilcre de celle de tous les autres céphalopodes en ce qu'elle est allongée , conique el parfailemenl droite ù tous les A^es.
La coquille des lintililts est régulière, vn spirale, enrouléiubljquemeiil ul lurnii^e de luurs (.iiuligiis.
l'ÉRIODE CRÉTACÉE. 203
Mous ne pousserons pas plus loin l'analyse des genres propres
il l'étoge iiéocomieii, et nous renverrons le lecleur à l'examen
des figures qui représentent quelques-unes des espères caractéristiques.
Parmi les mollusques céphalopodes , citons les espècps suivantes : ammonites radialus, crioceras duvalii, micyloftras duvalianxts, ancytoceras gigauUus (fig. 190).
Parmi les gasUSiopodes : le pierocera oceanUfig 191), la fuius neocomieiiiis (Vig. 192).
Parmi les acéphales: \esperna mullelUfïg. 193), ostrea Couloni (fig. 194), cardium peregrinuni {iig. 195), janiVaalatin (fig. 196), photadomya eloiigala.
Parmi les hrachiopodes : le rhyiicliomlltt sulcala {(îg. 197), les caprotina ammonia, caproUna l.ons'lfilii, le radioHlfs n
Parmi les échinodormes: le spatangus relusits, le nucletililfs Olfersii, le pygaulus iloulinsii.
Parmi les ainoi'phozoairi^s : le eupidospongia cupidifonnis.
L'étage néocomien se trouve, en France, en Champagne, dans les départements de l'Aube, de l'Yonne, des llaulcs-Alpes. Il existe très-développé eu Suisst; (à NciicliAtet), en Allemagne fl en Angleterre.
Il faut nous ari'ëter un inslanl pour signaler ici, au milieu de la rormalion marint; de l'élnge néocomien, une formation accidentelle d'eau douce, qui a pris en Angleterre, où on la rencontre, une ceiJaine importance, en raison des précieux fossiles qu'elle a fournis. Nous voulons parler de la formation wealdieniir.
On trouve cette formation d'eau douce dans certaines parties des comtés de Kent, de Surry et de Siirrex, connues sous le nom de WcaUl. Là vivaient, à l'époque crétacée, à l'embouchure d'un fleuve ou d'une rivière qui se jetait dans la mer, quelques animaux composant une petite faune lluvintile ou lacustre, que l'on
retrouve aujourd'hui à l'état fossile dans ce terrain. G'étaienl de petits crustacés du genre cypris, des mollusques gastéropodes du genre melania, paludUia, des mollusques acéphales cyrena, unis, mylUus, q/clas, osirtxa.
L'unto waldetisit (lig. 198), les cypris spinigera (lig. 199), les cypris toaidensis (fig. 200] peuvent être considérés comme des fossiles caractéristiques de cette petite faune locale.
La puissance de cr dépAl lacustre est d'environ 300 mètres. Il
se compose d'une part d'argiles, de marnes et de bancs de calcaire remplis et comme pétris de paludines: on les exploite comme marbre (A\'eald-^:iay) ; d'autre part de sables, de grès calcarifèrps et d'argiles (llastings-Sand).
Comme nous l'avons dit, on considère ces couches comme uu dépôt de drila formé à l'embouchure d'une rivière qui se jetait dans lu mrr crétacér.
Élar/e glauconicux. — Le nom de cet étiige se tire du minéral nommé glanconie, composé de gi'ains terddlii-s de silicate de fer, qui est souvent mêlé aux calcaires de ce terrain.
Les espèces animales fossiles qui servent à reconnaître cet étage sont très-variées. Parmi ses nombreux types, nous citerons les crustacés appartenant aux genres arcania et coristes; beaucoup de moUustjues nouveaux, buccinum, soleii, fckino-