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Fig. 43,
Fig. 44.
Lepidodendron Sternbergii. (1/15 G. N.)
Lepidodendron eiegans. (G. N.)
genres Psammodus et Coccosteus, dont les dents étaient massives, insérées au palais, et propres à broyer ; les Holoptychius et les Megalichthys.
Les mollusques étaient en majeure partie des brachiopodes de grandes dimensions. Les Productus atteignent ici un déve-
loppement exceplionnel; nous cilerons seulement le Productus Martini (fig. 47) et les Produclus semi-retivulatus et grganteus. Il y avait de gros Sprrifer, comme les Spirifer trigonalis (fig. 48}
Fig. 45. Lepidodendron restauré. (12 mètres.)
et glaber (fig. 49). La Terebratula hastata nous a été conservée avec les bandes colorées qui ornaient la coquille de l’animal vivant. Les Bellerophon, gastéropodes dont la coquille, enrou-
lée symétriquement sur elle-même, rappelle les Nautiles actuels de petite taille, mais n'est pas cloisonnée, étaient alors. représentés par plusieurs espèces, entre autres par le Belle-
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Fig. 46. Fougère restaurée.
1 et 2. Fougères arborescentes. — 3 et 4. Fougères herbacées.
rophon costatus (fig. 50). Parmi les céphalopodes vivaient les . Orthoceras (fig. 51), qui ressemblent à des Nautiles droits et
rétrécis, et les Goniatites (Goniatiles evolutus, fig. 52), genre
voisin des Ammonites, dont il sera bientôt et souvent ques-
tion.
Les crustacés sont rares dans le terrain du calcaire carbo-
Fig. 47. Fig. 48. Fig. 49 Productus Martini. (1/3 G. N.) Spirifer glaber. (1/2 G. N.)
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Fig. 50. Fig. 51. Fig. 52.
Bellerophon costatus. (1/2 G. N.) Orthoceras. (1/2 G. N.) Gon'atites evolutus. (G. N.)
nifère : ce sont les derniers Trilobiles (Phillipsia) qui s'éteignent dans ce terrain. Quant aux zoophytes, ils consistaient surtout en crinoïdes et polypiers. Les encrines étaient représentés par les genres Platycrinus (fig. 53) et Cyathocrinus; on y trouve des mollusques bryozoaires.
Parmi les polypiers on compte les genres Lithostrotion (Lithostrotion basaltiforme, fig. 54), Londsdaleia (Londsdaleia floriformis, fig. 55), Amplexus coralloides. Parmi les mollusques bryozoaires, les genres Fenestrella et Polypora. Enfin un groupe d'animaux qui joueront un rôle très-important et seront très-abondamment représentés dans les couches des dernières périodes géologiques, vivaient déjà dans les mers de la période carbonifère : nous voulons parler des Foraminifères, animaux microscopiques, non agrégés, à l'existence individuelle distincte, et composés d’un corps entier, ou divisé en segments, recouvert d’une enveloppe ordinairement testacée
(Fusilina cylindrica, fig. 56). Ces petits êlres, qui ont formé des bancs énormes et des terrains entiers pendant les périodes
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Fig. 54. Fig. 55. Fig. 56.
L'thostrotion basaltiforme, Lonsdaleiz floriformis. Fusilina cylindrica.
Jjurassique et crétacée, ont commencé d’apparaître pendant la période qui nous occupe.
La planche 57 représente, grâce à l’artifice d’une sorte d'a-
quarium idéal, quelques espèces dominantes de la population des mers pendant la période du calcaire carbonifère. À droite est une tribu de polypiers, aux reflets d’un blanc éclatant; les espèces représentées sont, en partant du bord, le Lasmociathus, le Chœætetes etle Polypora. Le mollusque qui habite l’exirémité du tube allongé et conique en forme de sabre est un Aploceras. Il semble préparer la venue de lAmmonite; car si cette coquille allongée était enroulée sur elle-même, elle ressemblerait à l’'Ammonite ou au Nautile.
Au milieu du premier plan sont le Bellerophon hiulcus, le Nautilus Koninckii et un Productus, avec les nombreux piquants qui partent de l’intérieur et de l'extérieur de lacoquille.
À gauche sont d’autres polypiers : le Chonetes, à la surface étalée et munie de petits piquants, et le Cyathophyllum, qui forme des tiges droites et cylindriques; des encrines (Cyatho— crinus et Platycrinus) enroulent autour d’un tronc d'arbre ou laissent flotter dans l’eau leur tige flexueuse. Des poissons (Amblypterus) s'agitent au milieu de ces êtres, dont la plupart sont entièrement immobiles, et fixés, comme des plantes, au rocher sur lequel ils se sont développés.
Le reste de cette planche nous montre une série d'ilots élevés sur une mer tranquille. Un de ces îlots est occupé par une forêt où se dessinent au loin les formes générales de la grande végétation de cette époque.
Terrain du calcaire carbonifère. — Le terrain formé par les dépôts des mers pendant la période du calcaire carbonifère est important à connaître en ce qu'il renferme de la houille, bien qu’en quantité beaucoup moindre que le terrain houiller. Il est essentiellement formé d’un calcaire compacte, d’une couleur grise, bleuâtre ou noirâtre. Le choc du marteau en fait exhaler une odeur fétide, due à la matière organique modifiée des mollusques et des zoophytes dont il renferme encore des débris très-reconnaissables.
Le calcaire carbonifère forme, dans le nord de l’Angleterre, de hautes montagnes; aussi a-t-il recu dans ce pays le nom de calcaire de montagne. On l'appelle encore métallifère, à cause des richesses minérales qu'il recèle dans le Derbyshire et le Cumberland. Ce terrain existe en Russie, dans le nord de la France et en Belgique, où il fournit ces marbres com-
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Fig. 57. Animaux inarins de la; periode calcaire carbonifère.
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muns connus sous les noms de marbres de Flandre et de petit granit. Ces marbres sont exploités dans d’autres localités, telles que Regneville (Manche), soit pour la fabrication de la chaux, soit comme pierre d'ornement. Une des variétés du marbre exploité à Regneville, noire, à grandes veines jaunes, est fort belle.
En France, le calcaire carbonifère, avec ses grès, ses conglomérats, ses schistes et ses calcaires, existe dans les Vosges, dans le Lyonnais et dans le Languedoc. Sou vent en contact avec les syénites et les porphyres, il a été non-seulement bouleversé sur divers points, mais encore métamorphosé d’une foule de manières à cause de la variété des roches qui entrent dans sa constitution.
Aux États-Unis, le terrain du calcaire carbonifère occupe une assez grande place derrière les Alleghanys. On le retrouve aussi dans la Nouvelle-Hollande.
En vertu de leur ancienneté, relativement aux calcaires secondaires et tertiaires, les terrains du calcaire carbonifère sont généralement plus accidentés. La vallée de la Meuse, de Namur jusqu'à Chockier, au-dessus de Liége, est creusée dans cette formation, dont les relèvements lui donnent, surtout sur la rive gauche, un caractère des plus pittoresques.