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colonnes des pins se réfléchissent dans l'eau limpide et immobile et semblent y plonger leurs
cônes de verdure. Tout fait silence sur les bords
de ce lac solitaire : aucun souffle n'en ride la face diaphane, chatoyante comme un miroir.
À certaines époques de l'année, le cerf et l'élan
av,
ll:
viennent s'abreuver sur ces rives; mais en été ils recherchent des altitudes plus rapprochées des neiges éternelles, pour éviter les attaques des moustiques qui infestent les vallées.
A ce site enchanteur succède, par un étrange contraste, une région criblée de sources sulfu-
reuses, probablement de vieux geysers en re-
traite : les gaz y bouillonnent dans une eau jaunie par les dépôts de soufre.
Une descente en pente douce nous mène dans les belles prairies qu'arrose la rivière Gibbon.
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