PRE
thermales, car, ainsi que l’a remarqué Hochstetter, ces sources ne sont elles-mêmes qu’un phénomène transitoire dans l’éternelle transformation de tous les objets créés.
Le bassin de la haute Yellowstone est sujet, comme l'Islande, à des commotions terrestres qui semblent intimement liées aux phénomènes gevsériens. Hayden rapporte que, tandis qu'il campait sur la rive nord-est du lac Yellowstone. il éprouva plusieurs violentes secousses de tremblement de terre, Des montagnards lui ont assuré que ces secousses sont fréquentes et parfois d'une grande intensité, et c’est mème pour cette raison que les Indiens n'ont jamais osé s'établir dans cette partie du pays.
En Islande, les fontaines intermittentes sont siliceuses : elles opèrent la lixiviation sur des palagonites et des tufs palagonitiques qui coniennent 50 pour 100 de silice, En Amérique, ce sont tantôt les substances siliceuses, tantôt les substances calcaires qui dominent dans les sources incrustantes : celles de Mammoth Springs sont calcaires, bien qu'elles déposent aussi de la silice; celles de la Firehole, au contraire, ne renferment pas de traces de chaux, mais sont très
riches en silice : on en trouve 85 pour 100 dans
Jen
Sr
# $ n LA =
set
ER NRANES
lochqu'un
isfor-
sujet, stres iènes qu'il tone.
Lremit asfois celle
ablir
sont
r'entrès
dans
RAR Re En SE
MN ne ce OS Er
TERRE DES MERVEILLES ET TERRE DE GLACE 9215 leurs dépôts, qui contiennent également une faible quantité de chlorure de magnésium.
Dans les montagnes Rocheuses comme en Islande, les sources chaudes présentent trois états différents : les unes sont constamment en ébulhtion, d'autres ne s'agitent que par périodes, d'autres enfin sont dans une permanente placidité. Les gevsers appartiennent à la deuxième catégorie de sources chaudes; leurs eaux, ordinairement tranquilles, ne s'agitent qu'au moment où va se produire une éruption : elles se mettent alors à bouillonner en dégageant des vapeurs, leur niveau s'élève graduellement dans leur bassin, et finalement elles s'élancent dans l'air.
L’exploration des geysers américains m'a convaincu de la justesse d'une remarque faite en Islande par le commodore Charles Forbes : le
voyageur anglais a été frappé de €e fait, qu'il
n'est pas, dans cette contrée, une seule source intermittente qui ne se trouve dans le proche voisinage d’une rivière ou d'un lac; ilen a conclu que les eaux chaudes des geysers sont fournies, non par des sources souterraines, mais par des nappes d’eau superlicielles qui s'infiltrent par des lissures dans les profondeurs de la terre et s'y
échauffent au contact des roches volcaniques:
= RS RE SE RE 2 a 8 a 6 D DT à
l'action combinée de la force élastique de la vapeur et de la pression hydrostatique les fait remonter vers la surface du sol, où elles reparaissent sous forme de geysers ou de simples sources thermales, Si donc on détournait les eaux voisines pour abandonner les geysers aux seules ressources souterraines qu'on pourrait leur supposer, on les éteindrait faute d'aliment.
Les geysers américains confirment entièrement celle observation : dans les montagnes Rocheuses comme en Islande, toutes les sources chaudes naissent dans le voisinage d'une rivière ou d'un lac : elles s'échelonnent le long de la Firehole et sur les rives des lacs Shoshone et Yellowstone, elelles prennent souvent naissance dans le sein mème des eaux froides situées à la surface du sol : il parait donc fort probable qu'elles sont le résultat de la rencontre de courants superliciels avec des surfaces échauffées. Je serais fort surpris que l'analyse de ces eaux thermales ne vint
démontrer une semblable origine.
pa ee,