‹ La terre des merveilles [microforme]Chapitre 49 sur 80 · EE PE · texte numérisé non relu

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dans une poèle à frire, de l'eau et du plâtre de Paris. On trouvera les détails de cette expérience dans Frost and Fire.

« Il suit de ce qui précède qu'une des conclusions de Bunsen doit être légèrement modifiée, D'après son principe, en aucun point du tube les eaux n'atteignent le point d'ébullition qu'elles devraient atteindre sous la pression à laquelle elles sont soumises. Il peut en ètre ainsi dans le tube droit où Bunsen prit ses températures; mais, s’il avait pu les prendre dans des conduits latéraux, je ne doute pas qu'il n'eût bientôt trouvé un point où la température eût atteint et mème dépassé le point d'ébullition correspondant à cette profondeur. Dans le Pare de la Yellowstone, nous avons observé un grand nombre de températures dépassant à la surface le point d'ébullition. En somme, j'incline à accepter la théorie de Bunsen, d'autant plus qu’elle me parait supposer des cavités soulerraines auxquelles l’eau doit emprunter sa chaleur. Que ces cavités soient des cavernes, des tubes élargis ou des canaux à sinuosités, peu importe, sauf que la périodicité du phénomène pourrait être affectée par la forme du réservoir. »

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THÉORIE DES GEYSERS 231 du Parc National de la Yellowstone ont cru voir chez beaucoup d'entre eux une action sympathique. Dans l'opinion du professeur Peale, cette sympathie n’est qu'apparente, cet la simultanéité d'action n’est qu'une coïncidence, car certains geysers se sont comporlés pour lui tout autrement que pour d'autres voyageurs. Il reconnait d’ailleurs qu'il faudra de plus nombreuses obser-

valions pour élucider le point de savoir si des

geysers voisins ont des sympathies entre eux. La mème incertitude sous ce rapport règne quant aux geysers d'Islande : certains observateurs les regardent comme absolument indépendants les uns des autres, tandis que d’autres lrouvent entre eux des relations. M. Peale admet qu'il peut y avoir une connexité souterraine dans l’approvisionnement d'eau, mais il regarde comme peu probable que l'action d'un gevser puisse dépendre de celle de son voisin. Iorrebow a spirituellement démontré cette prétendue sympathie par l'expérience suivante : mettez en bouteille l'eau du Grand-Geyser d'Islande; chaque fois que le geyser aura une éruption, l'eau s’agitera dans la ‘bouteille et fera sauter le bouchon.

Voici, en résumé, d'après M. Peale, les trois

(AUS conditions essentielles pour l'existence d'un (af geyser :

1° La présence de roches ignées qui conservent encore leur haute température à une distance considérable de la surface du sol; 2° La présence d'eaux méléoriques qui, con- We duites dans le voisinage des roches brülantes, s'échauffent à leur contact et se convertissent partiellement en vapeurs ; i, 3° Un tube par lequel cette eau surchauffée peut apparaitre à la surface du sol sous forme de gevser.

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