‹ La terre des merveilles [microforme]Chapitre 64 sur 80 · CUT · texte numérisé non relu

CUT

un tel

LE MONT WASHBURN cimes les plus éloignées se dessinent avec une netteté incroyable dans la pure atmosphère. Nous «|| sommes presque au faite d’un continent, et à nos pieds se trouvent les sources des plus grands

fleuves de l'Amérique. Je n'oscrais affirmer qu'il fl y ait ailleurs une perspective aussi prodigieuse- 4

ment vaste. La toile circulaire de l'horizon est

limitée partout par une houle énorme de pics,

; ile

dont la plupart n'ont pas encore de noms. Ces ll: . Q . 1° Q sUE pics aujourd’hui étincelants de glace et de neige LE

étaient, à une récente époque géologique, autant de volcans redoutables qui lancçaient des flammes, le

des cendres et de la fumée, et dont les laves

brülantes s’éteignaient en sifflant dans les eaux de l'immense lac qui recouvrait alors tout Île bassin de la haute Yellowstone.

Selon Hayden, cette immense activité volcanique, dont on observe partout les traces indéniables, se produisit à une époque géologique loute moderne, qui ne remonte pas au delà de la période pliocène, et qui peut-être n’est pas plus ‘sil ancienne que les temps quaternaires. A cette : époque, les eaux entouraient ou recouvraient mème les sommets les plus élevés, ainsi que le témoignent non seulement les pierres roulées qu'on rencontre jusque sur les crètes des mon-

Page 1