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LES FJORDS

escarpées; il ea est qui se redressent en murailles perpendiculaires ou même surplombantes, servant de piédestal i\ do liantes montagnes. C'est ainsi que le Thorsnuten, situé an sud de Bergen, sur les bords du HardangerQord, atteint une élévation de plus de 1,600 mètres, à moins de & kilomètres du rivage. Dans mainte baie de la Norvège occidentale, on voit les cascades bondir du haut des falaises et se précipiter d'un jet dans la mer, de sorte que les embarcations peuvent se glisser entre les parois des rochers et la parabole des cataractes mugissantes. Au-dessous de l'eau, les escarpements se continuent aussi dans la plupart des golfes, tellement qu'en certains défilés de rochers, dont la largeur de falaise à falaise est de 200 ou de 100 mètres seulement, il faut jeter la sonde jusqu'il 500 ou 600 mètres de profondeur avant de toucher le roc*. Dans les Travailleurs de la Mer, Victor Hugo cite à bon droit te Lysefjord comme la plus

LrSEPJOKD.

effrayante i contempler parmi ces sinistres avenues, dont plusieurs sont à jamais privées d'un rayon de soleil par les hautes murailles de rochers qui les enferment. Cet énorme fossé, d'une régularité presque parfaite, pénètre à 43 kilo-

t. Berghaus, H'u maa von der Erde weiss, p. 280.

mtHres dans l'intérieur du continent; bien qu'en divers endroits il ofTre à peine 600 mètres de largeur, ses parois se dressent h i,000 et 1,100 mètres d'élévation, et tout près du bord. In sonde ne touche le sol qu'à plus de AOO mètres'.

PJOSD9 DU OnOBNLAND.

Sans doute, le premier marin qui vogua sur les eaux tranquilles et noires de cet abîme dut avancer avec une certaine horreur, se demandant à chaque nouveau détour de l'avenue s'il n'allait pas voir se dresser devant lui quelque effroyable dieu. Maintenant encore ce n'est point sans frissonner qu'on

I. VJbe, Kiitten wtd JHeer Norwegem; .ViUheiltMffen von Pelertnatin, 1860.

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