‹ La terreChapitre 114 sur 447 · II. 4 s · texte numérisé non relu

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venues de l'intérieur; celles-ci, saumâtres ou douces, restent dans leurs réservoirs et s'élèvent en même temps que la marée, puis, quand le reflux commence, elles reprennent le chemin de la mer et s'y épanchent de nouveau dés qu'a cessé la pression de l'eau montante. Là où les roches de la côte sont fortement fissurées, ce qui est presque partout le cas pour les falaises à strates calcaires, il existe de ces puits k « mareyage n dont l'eau monte et s'abaisse allerna-

Pig. fiO. — Poita k

tivem'ent avec la marée. On peut signaler notamment les puits des environs de Boyan, sur la rive droite de la Gironde, ceux des côtes de la Finlande, près de Wasa, et des Iles Bahama, au large de la Floride. Dans plusieurs de ces Mes, tous les puits sans exception sont réglés par le flux de la mer, et les heures auxquelles on doit y chercher de l'eau sont connues d'avance des ménagères '.

H est même certains rivages si profondément ouverts du côté de ta mer par de larges vides, que les vagues pénètrent à une grande distance dans l'intérieur du contineal. On en voit un exemple curieux dans la partie de la Louisiane connue sous le nom des Attakapas. Là, les prairies du littoral, protégées contre les tempêtes du golfe du Mexique par des chaînes de bancs de sable et de longues lies parailëles au rivage, n'ont cessé de gagner incessamment sur l'Océan; mais elles ne sont solides qu'à la surface, et le fouillis de leurs racines est baigné par l'eau de mer qui

t . R. ThonuBS)', Bulletin de la Société de Géographit. \ 86i.

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