LES PLATES-FORMES DES FALAISES
quelques mètres de largeur, et peut être comparée à une étroite corniche suspendue à mi-hauteur, entre deux parois abruptes, celle de la falaise et celle qui plonge dans l'abîme des eaux. Au colitraire, lorsque la roche est facile à entamer, la terrasse  un ou plusieurs étages, sur laquelle se déroutent les flots, a quelquerois plusieurs centaines de mètres de largeur.  Inishmore, sur la cAte occidentale d'Irlande, la falaise
a tJrite d« lampeici. d d Tniutei intarmédiiiru.
b Tcnana dea bauUa niHes d'équinoie. e Tvirasia dei banei men ordinaltea.
c Tïirane du hiula miréea ordinaires. C Basai man d'éqiiiiioia.
Pig. «3. — Filaûci d'iQlihidpTE; d'apiès KiDaliiD. .
offre une succession de marches régulières comme celles d'un escalier taillé pour des géants. Le degré le plus élevé, tout encombré de blocs, est celui qu'atteignent les vagues de tempête; plus bas se trouvent celui que baignent les marées de vives eaux , puis celui où s'arrêtent les marées ordinaires. Encore plus bas sont les terrasses intermédiaires, et les deux derniers degrés de l'escalier sont ceux où l'eau déferle lors des reflux ordinaires et des basses mers d'équinoxe'.
II est facile de le comprendre, ces rebords sous-marins étaient autrefois engagés dans l'épaisseur de la falaise; ils ont résisté à l'assaut des vagues, tandis que les hautes assises, sapées par la base avec plus ou moins de lenteur, se sont écroulées dans les Ilots. La force de projection des lames se faisant sentir avec beaucoup moins d'énergie dans la masse des eaux qu'à la surface de la mer, le rocher se laisse entamer seulement à l'endroit où viennent le heurter les Ilots qui déferlent; mais ses pentes submergées restent relativement intactes et continuent plus ou moins exactement l'ancien profil de la côte. Telle est la raison pour laquelle il existe, sur les