‹ La terreChapitre 172 sur 447 · MUhr}% AUgemeines Klima der Schweiz · texte numérisé non relu

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tir au mois de janvier, tandis que le miaimum se produit au mois de juillet : la masse aérienne est donc tantôt plus forte, tantôt plus faible dans chaque hémisphère, suivant les alternances régulières de la chaleur et du froid. Ainsi que le montre la figure suivante, la variation annuelle dans la près-

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sion de l'air s'accomplît de la même manière dans tous les pays situés du même côté de l'équateur; mais le phénomène est beaucoup plus frappant sous le climat tropical que sous les hautes latitudes. Surtout aux bords de l'Océan, dans la zone tempérée, la pression de la vapeur d'eau pendant l'été s'accrott d'une manière considérable et, contre-balançant ainsi l'effet normal de l'air sec, donne à la courbe barométrique un maximum d'été qui correspond à la hausse diurne de dis heures du matin, ou bien même complique d'irrégularités trèsnombreuses la série des variations mensuelles ; dans l'intérieur des continents, au contraire, principalement dans la froide Sibérie, le maximum d'hiver se montre dans toute sa netteté. Chacune de ces inflexions correspond à quelque phé-

nomène important dans le climat local, froid ou chaleur, tempéte ou tranquillité de Tair, sécheresse ou grande quantité de vapeur d'eau. En général, c'est à l'époque des équinoxes, lorsque la température est à peu près égale à la moyenne annuelle, que s'établit la pression barométrique moyenne de l'année.

Quant aux variations irrégulières, elles s'accomplissent aussi dans les diverses régions du globe suivant un certain rhythme, qu'il faudra nécessairement connaître dans toutes ses modulations avant de pouvoir résoudre d'une manière définitive le grand problème de la prévision du temps. A l'équateur, elles sont presque nulles; mais à mesure que l'on se rapproche de l'un ou de l'autre pôle, les irrégularités deviennent plus marquées, et les sauts produits dans la colonne de mercure par les brusques changements de température, par les alternatives des vents et des orages, se succèdent plus fréquemment. Dans les mers tropicales, ces écarts de hauteur barométrique sont de quelques millimètres à peine, tandis que dans les latitudes tempérées ils ont dépassé 54 millimètres à Milan pour une période de 81 ans et 65 millimètres à Pétersbourg pour une période de 19 années. Afin d'obtenir des chiffres plus comparables entre eux, Kâmtz a calculé pour chaque station l'amplitude mensuelle des oscillations du baromètre, et de cette manière il a pu dresser le tableau suivant :

Amplitude barométrique Latitude. mensuelle.

SO^à 40^ 43 50

Toutefois il ne faut point s'attendre à trouver exactement la même amplitude mensuelle sur tous les points de la terre situés à une égale distance de l'équateur. Sous ce rapport, on observe au contraire de très-grandes diversités qu'il faut attri-

buer à la différence des formes continentales et des climats. En réunissant les uns aux autres tous les points où se produit la même variation mensuelle dans la pression de Tair, on obtient une série de lignes dites isobarométriques ^ qui se recour* bent toutes vers le nord à travers l'océan Atlantique et qui ressemblent beaucoup dans leur ensemble aux lignes dites isothermes ^ Ce sont ces courbes, imaginées par Kâmtz, qui indiquent la véritable latitude pour les mouvements généraux de l'atmosphère. En dépit de Textrême mobilité des airs» en dépit des vagues de tempête qui se déroulent avec fureur de Tun ou de Tautre point de Thorizon et troublent pour un moment la régularité des phénomènes atmosphériques, ces lignes main* tiennent d'année en année leur direction moyenne; indices des

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Fig. lOI. — Amplitadc mensaelle du baromètre dans l'hémisphère boréal;

troubles de l'air, elles montrent par leur permanence et leur régularité combien ces troubles dépendent eux-mêmes des grandes lois qui régissent la planète.

Loi générale de la circulation des vents. •— Alizés du nord-«st et du sud-est. Calmes équatoriaux. — Oscillations du système des vent-s.

Dans les régions continentales et principalement dans celles de la zone tempérée, il serait souvent difficile de reconnaître

K . Voir, ci -dessous, le chapitre intitulé Itz Clifnats,

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