‹ La terreChapitre 174 sur 447 · Voir, ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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ludes; elles deviennent plus légères, ainsi que le démontre la faible pression de l'air sur la colonne barométrique, et s'élèvent rapidement dans l'espace. Il se forme donc un vide que les masses d'air adjacentes se hAtent de remplir, et deux courants horizontaux viennent alimenter le grand courant vertical qui monte des régions équatoriales vers les hauteurs de l'espace; mais ces courants horizontaux eux-mêmes laissent derrière eux des vides vers lesquels de nouvelles masses aériennes se précipitent; les ondes atmosphériques s'ébranlent de proche en proche dans toutes les zones jusqu'aux glaces polaires, et des deux bouts de la planète se mettent en marche vers l'équateur, où les attire comme un foyer d'appel le mouvement ascendant de l'air suréchauffé. Deux vents, l'un du nord, l'autre du sud, prennent chacun leur origine au milieu des glaces opposées des deux pôles pour aller se rencontrer sur la rondeur équatoriale.

Si la terre n'était pas emportée par un mouvement de rotation autour de son axe, les courants atmosphériques afflueraient directement vers l'équateur sans s'écarter à droite ou à gauche des lignes de méridien; le courant boréal coulerait en ligne droite vers le sud, le courant austral se dirigerait exactement vers le nord, et tous deux se rencontreraient de front dans les régions équatoriales. Mais il n'en est pas ainsi, à cause de la rotation du globe d'occident en orient. La vitesse de ce mouvement varie pour chaque point de la surface terrestre comme le diamètre de sa latitude; nulle aux deux pôles, elle est de 835 kilomètres par heure au 60* degré de latitude nord ou sud; à l'équateur même elle est de 1,670 kilomètres. La masse d'air qui afflue des pôles vers la zone tropicale traverse ainsi successivement des latitudes dont la vitesse angulaire autour de l'axe du globe est plus forte que la sienne, et par conséquent elle doit successivement dévier vers l'ouest, eu sens opposé du mouvement général de la terre. Au lieu de se diriger perpendiculairement vers l'équateur pour former avec lui un angle de 90 degrés, les courants aériens venus des pôles frappent obliquement la ligne équinoxiale sous un angle aigu. Ainsi le même phénomène planétaire qui cause la déviation

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