I. Muhry, Ausland, 6 fev. 4869, p
eii même temps vers le nord; après le 21 septembre, au contraire, lorsque le soleil retourne vers le tropique du Capricorne, la zone la plus échauffée de Tair est graduellement ramenée vers le sud avec tout le système circulatoire des alizés. A la fin de mars, la limite septentrionale des calmes équatoriaux de l'Atlantique se trouve en moyenne vers le 2' degré de latitude nord, tandis qu'à la fin de septembre cette même limite atteint d'ordinaire le 13* ou le li* degré *. Quant à la limite méridionale, elle oscille dans le même océan de 1 à h degrés de latitude nord ^ Dans les régions équatoriales du Pacifique, la zone des calmes se déplace également de mois en mois d'accord avec la marche du soleil, et sa largeur varie de 220 kilomètres, au mois de février, à plus de 1,350 kilomètres, au mois d'août ^ Sous ce rapport, l'analogie est presque complète entre les deux grands océans. Par suite de cette périodicité annuelle, tout le système aérien oscille incessamment avec la marche du soleil, et c'est pour cela que, dans l'hémisphère septentrional, les vents du nord, attirés violemment vers le midi, sont beaucoup plus forts en hiver. En outre, il existe probablement des oscillations mensuelles et semiïnensuelles provenant des déclinaisons de la lune ^.
La partie médiane de la zone des calmes, que l'on peut considérer comme l'équateur météorologique du monde, ne correspond donc pas avec l'équateur proprement dit. Sur la terre, de même que dans les organismes supérieurs, le principal siège de la vie est placé en dehors du milieu géométrique. Le système complet des vents incline vers l'hémisphère boréal, et c'est au nord de la ligne que se développe en toute saison la ceinture des calmes équatoriaux. Ce phénomène, qui peut sembler étrange au premier abord, provient du groupement de la plupart des terres continentales dans l'hémisphère du nord et de la différence de température qui doit être, au moins pour une partie de la planète, la conséquence de cette
1. D*Après; — Dove, la Loi des tempêtes, traduction Legras, p. 47.