Kerhallet, Considérations générales sur Vocéan Pacifique
réservoir maritime qui les contient, les eanx tièdes du courant équatorial s'écoulent ensuite vers le nord-est, parallèlement au contre-courant des alizés, qui s'est élevé dans les hauteurs de l'atmosphère. Sous l'influence des mêmes causes, les deux océans de l'air et de l'eau se meuvent dans la même direction et leurs mouvements subissent les mêmes oscillations vers le nord ou vers le sud, pendant chaque période alternante des saisons. En été, lorsque le Gulf-stream se prolonge au loin dans les mers boréales, le double système des alizés et des contre-alizés du nord s'avance de plusieurs degrés dans la zone tempérée, tandis que, pendant l'hiver, il reflue de nouveau vers le tropique du Cancer, suivi par le Gulf-stream, qui se reploie graduellement vers le sud. La ressemblance serait complète si l'eau était comme l'air un fluide élastique et compressible, et ne se trouvait pas enfermée dans un bassin dont elle ne peut franchir les bords. La difi*érence des milieux explique la différence des courants que la chaleur du soleil et la rotation terrestre produisent dans l'Océan et dans l'atmosphère.
Les alizés des continenls. — Les moussons. — Vents étésiens.
Les vents alizés, nous l'avons dit, n'ont point sur les continents la même régularité que sur les mers. A la surface de l'Océan, les masses d'air mouvantes ne sont arrêtées par aucun obstacle; elles se propagent librement vers la zone équatoriale, et ne peuvent guère être détournées de leur route par l'appel de quelque foyer maritime de chaleur, car la température de l'eau ne s'accroît ou ne diminue que lentement, et du jour à la nuit les oscillations du thermomètre n'atteignent point 2 degrés centigrades. Au milieu des grandes îles et des