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LA THÉORIE DES CYCLONES

des de second ordre. Bridet a recueilli de nombreux exemples de ces cyclones simullanés '.

Des obstacles locaux, tels que des plateaux et des chatnes

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de montagnes, peuvent également causer des ouragans lorsque des masses aériennes viennent s'y heurter directement. Ainsi, dans le golfe du Bengale, lors des changements de la mousson du nord-est en mousson du sud-ouest, celle-ci vient frapper

(. Étude ïwr /es Ouragwis de l'hémisphère austral.

contre les montagnes d'Arracan, et, par suite de ce choc, il se produit un cyclone soudain qui retourne vers le nord-ouest et traverse tout le Bengale et les provinces septentrionales de THindoustan, jusqu'à Tlndou-Kouch. Il est possible que les typhons des mers de Chine doivent leur origine à des causes semblables ; dans ce cas, ils ne seraient autre chose que des moussons déviées et transformées en ouragans à cause de Tobstacle que leur opposent les montagnes des Philippines et de Formose. D'ailleurs toutes ces terres montueuses, de grandeur et de formes différentes, qui parsèment cette partie de Tocéan Pacifique et sont séparées les unes des autres par d'inégaux et tortueux détroits, ne peuvent manquer de troubler singulièrement le régime normal des vents * et de produire, par conséquent, un grand nombre de tempêtes et d'ouragans souvent confondus sous le nom général de typhons. En revanche, sur le Pacifique oriental, où les alizés soufflent avec tant de régularité, les ouragans proprement dits sont très-rares. On les a observés seulement sur les côtes occidentales du Mexique.

Tant que le cyclone développe ses vastes courbes dans les régions équatoriales, le tourbillon tout entier doit pencher en avant, car les couches supérieures entraînées dans l'ouragan trouvent beaucoup moins de résistance dans l'air que les couches inférieures n'en trouvent sur le sol et à la surface de la mer. L'ensemble de la tempête peut alors être comparé à une immense roue tournant à plat sur le globe et pressant plus fortement la terre de sa partie antérieure. Toutefois, en se propageant par de grandes spirales dans les deux zones tempérées du nord et du sud, les ouragans subissent graduellement de telles modifications et présentent des irrégularités apparentes tellement considérables, qu'ils semblent au premier abord obéir à d'autres lois. Au lieu de pencher en avant, on dirait, au contraire, que de ce côté une véritable lacune sans cesse agrandie s'ouvre dans le tourbillon. Ainsi que le prouvent plus de 300,000 observations faites dans l'Atlantique septentrional à bord de navires américains, anglais,

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